Concile de Troyes (1104)
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légat apostolique du pape Pascal II
| Concile de Troyes | ||||||||||
| Informations générales | ||||||||||
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| Convoqué par | Richard d'Albano légat apostolique du pape Pascal II |
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| Sujets | Excommunication du roi Philippe Ier. | |||||||||
| Début | ||||||||||
| Lieu | Troyes | |||||||||
| Accepté par | Église catholique | |||||||||
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Le concile de Troyes est un concile de l'Église catholique, tenu à Troyes le . Il est organisé par le légat apostolique Richard d'Albano à la demande du pape Pascal II afin de possiblement relever l’excommunication du roi Philippe Ier, convaincu d'adultère lorsqu'il épouse en 1092 la reine Bertrade de Montfort alors qu'il est encore marié à Berthe de Hollande.
Désireux de relever, sous certaines conditions, l’excommunication du roi Philippe Ier suite à son mariage avec Bertrade de Montfort, le pape Pascal II envoie son légat Richard d'Albano dans le royaume de France pour y tenir un synode à cet effet[1],[2].
Le roi ne s'oppose pas à la tenue de ce synode et laisse alors entendre qu'il se soumettrait à la volonté papale. Le légat invite nommément l'évêque Yves de Chartres à y participer, mais celui-ci s'estimant persécuté par le couple royal, trouve suspect que cet événement se déroule à Troyes, du fait de la proximité de son évêque Philippe de Pont avec le parti de la cour. Il exige donc — et obtient — un sauf-conduit pour se rendre à cette ville[3].
Décisions
Bien que les évêques favorables à son parti semblent avoir été majoritaires, le roi s'abstient de se rendre à ce synode et sa cause n'y est pas plaidée, mais renvoyée à un concile ultérieur. Les raisons de ce choix demeurent inconnues car les actes de cette assemblée ont été perdus[4],[5].
Néanmoins, le concile parvient à prendre deux autres décisions. Tout d'abord, il absout l'évêque de Senlis Hubert, qui fut chancelier de France, accusé de simonie par des clercs « malveillants et Jaloux ». Il prête alors serment de son innocence et de l'avis unanime de l'assemblée, l'accusation est jugée sans fondement et les accusateurs indignes d'être entendus[6].
De même, l'assemblée des prélats valide l'investiture à l'évêché d'Amiens de Geoffroy, alors abbé de Nogent-sous-Coucy. Cette demande est formulée par des représentants de la ville d'Amiens, qui craignaient de se voir imposer un nouvel évêque par le roi[7].