Confusion sexuelle
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La confusion sexuelle est une technique de lutte contre les parasites, notamment les insectes en perturbant leur système hormonal de reproduction. Elle est utilisée en viticulture et en arboriculture.
La confusion sexuelle est mise en place par l'institut national de la recherche agronomique en 1974, à Bordeaux[1].
Les viticulteurs français, suisses, espagnols, allemands et italiens sont les premiers à protéger ainsi les vignes contre ce qu'on appelle les larves de la grappe ou vers de la grappe[1].
Mode d'action
La confusion sexuelle s'effectue en utilisant des phéromones synthétiques, reproduisant le parfum hormonal des femelles, spécifique à chaque espèce. On sature ainsi un secteur en phéromones femelles, où il sera plus difficile pour les mâles de trouver les femelles pour s'accoupler[2]. Ceci limite la production d'œufs, donc de larves qui occasionnent les dégâts directs (destruction des boutons floraux, consommations des fruits) ou indirects (blessures qui sont autant de portes d'entrée pour des parasites secondaires). Cette méthode de lutte a un impact environnemental bien moindre que les pulvérisations d'insecticides traditionnelles[3].
Pour la vigne, les papillons visés sont ceux de cochylis et eudémis. Ceci limite la production d'œufs, donc de chenilles. La femelle peut pondre de 50 à 80 œufs. Les larves ou chenilles consomment les boutons floraux. Elles peuvent aussi pénétrer dans les baies pour se nourrir, et causer des blessures sur les baies, qui seront des facteurs de risques pour le développement du Botrytis Cinerea qui affecte la qualité et la quantité de la récolte.
Le même principe est utilisé dans les vergers dans la lutte contre le carpocapse des pommes et des poires, les tordeuses de la pomme et la tordeuse orientale du pêcher[4].
Évaluation des risques
Des comptages sont effectués pour estimer le pourcentage d'inflorescences touchées, les chenilles formant des glomérules sur les inflorescences lorsqu'elles y sont présentes. On déclenche la lutte à partir d'un seuil défini par l'utilisateur, le distributeur ou le fournisseur.
Pour la vigne il se situe autour de 50 % d'inflorescences touchées, voire 30 % dans les cas de vignobles sensibles.