Conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques
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| COP 5 | ||||||||
| Type | Conférence des parties | |||||||
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| Édition | 5e | |||||||
| Pays | Bonn | |||||||
| Localisation | Allemagne | |||||||
| Organisateur | Organisation des Nations unies | |||||||
| Date | 25 octobre au | |||||||
| Participant(s) | Pays membres de la CCNUCC | |||||||
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La Conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques, ou COP 5, est la cinquième Conférence des parties organisée par l'Organisation des Nations unies pour le climat. Elle s'est tenue au à Bonn en Allemagne, réunissant les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
La conférence se tient deux ans après la Conférence de Kyoto lors de laquelle, pour la première fois, les pays industrialisés ont adopté des objectifs de réduction de leurs émissions à l’horizon 2010, en leur donnant un caractère juridiquement contraignant. Après l’échec des négociations de Buenos Aires, fin 1998, où il avait été simplement conclu qu'il faudrait parvenir à un accord sur cette mise en œuvre en 2000, la conférence de Bonn est une étape avant cette conférence décisive de 2000 ou de 2001, étape destinée à préciser la forme que pourrait prendre le marché des émissions, souhaité par les États-Unis[1].
Le cœur du sujet est le marché des émissions, qui reste à organiser et qui repose sur l'idée qu’il serait plus économique de réduire les émissions dans les pays en développement ou dans ceux d'Europe de l'Est que dans les pays occidentaux, et la modernisation des équipements industriels et énergétiques y serait plus facile à réaliser que le changement des modes de consommation. Les Européens désirent que le marché fasse appel à des instances indépendantes de régulation (pour enregistrer et certifier les transactions), tandis que les Américains privilégient l'accord à l'amiable entre partenaires. On souligne, du côté européen que, comme la Russie, du fait de l'effondrement de son industrie, serait le principal fournisseur de permis d'émissions, il importe d'être rigoureux sur la mise en œuvre du marché, afin de parer de possibles détournements financiers[1].
Deux autres questions doivent faire l’objet de débats. D’abord comment intégrer la biomasse, qui joue un rôle non négligeable dans la balance atmosphérique, soit par émission (de méthane par les rizières ou de gaz carbonique par l'incendie des forêts), soit par absorption (plantation d'arbres). Ensuite la question de l’« observance », c'est- à-dire des sanctions à appliquer aux pays qui ne respecteraient pas leurs engagements de réduction des émissions[1].
La position des États-Unis est sur une position rigide. Le Sénat, dominé par les Républicains, reste opposé au protocole de Kyoto, auquel il reproche de ne pas engager des pays tels que la Chine et l'Inde. Et avec l’élection présidentielle de l'an 2000, un durcissement de la position du Congrès à l'encontre de la convention climatique est craint[1].
Organisation et déroulement
Présidence
Jan Szyszko, ministre polonais de l'environnement, de la protection ressources naturelles et des forêts de la Pologne, est président de la COP 5. Michael Zammit Cutajar est secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques[2].