Le Statut de Rome faisait spécifiquement référence à la révision de la liste et de la définition des crimes relevant de la compétence de la Cour à son article 127 qui faisait obligation d'organiser une telle conférence sept années après l'entrée en vigueur du Statut. La résolution finale adoptée lors de la signature du Statut de Rome recommandait spécifiquement que la Cour réexamine la possibilité d'inclure le trafic de drogue et le terrorisme dans la liste des crimes, et qu'elle s'accorde également sur une définition des crimes d'agression afin que la Cour puisse exercer sa compétence sur ce crime[2],[3].
Deux amendements au Statut de Rome ont été adoptés. Le premier est d’étendre la compétence de la Cour à certains crimes de guerre commis dans des conflits non internationaux pour lesquels elle avait déjà compétence s’ils étaient commis dans des conflits internationaux. La deuxième définit le crime d’agression et établit les conditions pour que la compétence de la Cour soit effective.
La disposition transitoire de l’article 124 concernant la possibilité de ne pas reconnaître les crimes de guerre pendant sept ans à compter de l'entrée en vigueur du Statut pour l'État partie, a également été discutée lors de la conférence de révision, mais il a été décidé de la conserver pour le moment.
Il y a eu un certain désaccord sur la question de savoir si l'amendement relatif à la définition du crime d'agression devait être ratifié par sept huitièmes des États parties (comme le ferait un changement des dispositions institutionnelles) pour entrer en vigueur ou s'il n'entrerait en vigueur que pour les pays qui l'ont ratifié (comme le ferait un changement des dispositions relatives au crime et comme le dit l'amendement lui-même)[4]. C'est cette dernière position a prévalu, le Conseil de sécurité des Nations unies peut également déférer à la Cour une situation concernant un crime d’agression prétendument commis par un ressortissant d’un État non partie au Statut.