Connétable (conserverie)

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Connétable

Conserverie Chancerelle

logo de Connétable (conserverie)

Création 1853
Fondateurs Robert ChancerelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Douarnenez
Drapeau de la France France
Direction Jean Mauviel
Activité Transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques
Société mère holding Chancerelle
Effectif 2000 (pour Chancerelle)
Site web www.connetable.com

Chiffre d'affaires 170 millions d'euros (pour Chancerelle)

Connétable est une marque commerciale de conserverie française fondée en 1853.

Elle appartient à l'entreprise Chancerelle, la plus ancienne conserverie de sardines à l'huile en activité. Celle-ci se situe dans la zone industrielle de Lannugat proche de Douarnenez comme la plupart des usines externalisées hors du centre ville. L'usine fait partie de l'histoire ouvrière de cette cité depuis longtemps en relation avec son port de pêche, en particulier, de la sardine débarquée dans sa criée.

Chancerelle est le principal employeur privé de la ville.

Le site historique de l'ancienne usine de la conserverie Chancerelle à Douarnenez en 2010.

En 1853, le jovéen Robert Chancerelle[1], déjà fondateur de la « presse à sardine » Chancerelle à Nantes en 1828 (avec son frère Toussaint-Laurent Chancerelle), fonde la maison Chancerelle sur le port de Douarnenez. L'entreprise installe son premier site sur le port de Rosmeur la même année[2].

Wenceslas Chancerelle succède à son père en 1866 et développe son activité à l'étranger, puis, le fils de ce dernier, Robert Chancerelle, prend à son tour la direction de l'entreprise en 1895[3], qui ouvre aussi cette année-là une « friture à poissons » à Brigneau en Moëlan. Durant la Première Guerre mondiale, la société fournit l'armée française en conserves.

Joséphine Pencalet ouvrière, la première bretonne élue à un conseil municipal en 1925 à Douarnenez[4], travaillait chez Chancerelle[réf. nécessaire].

Chancerelle est la plus ancienne conserverie de sardines à l'huile en activité[5],[6]. En , elle installe un site à la sortie de Douarnenez dans la zone industrielle de Lannugat[2].

En 2013, Chancerelle rachète au groupe italien Nuova Castelli la société Cobreco (Compagnie Bretonne de la Coquille Saint Jacques), installée dans la zone industrielle de Lannugat, et elle-même issue de la fusion en des conserveries Jacq, fondée en , et Gourlaouen, créée en . Chancerelle prévoit alors de quitter sous deux ans son site historique, sur le port du Rosmeur, pour s'établir dans la zone industrielle de Lannugat[7]. En , elle déménage son activité de sardines du port de Rosmeur à la fabrique de la zone industrielle de Lannugat[2].

En 2016, la société Chancerelle International et la société d'exploitation Wenceslas Chancerelle sont absorbées par la société Conserverie Chancerelle[8].

Chancerelle est labellisée Entreprise du patrimoine vivant depuis 2019[9]. Elle produit à Douarnenez pour ses deux marques, Connétable et Phare d'Eckmühl[2].

En 2020, l'entreprise a fait face à la crise du coronavirus, elle a dû repenser son organisation, la production a baissé mais a continué à effectif réduit, les expéditions à partir des stocks de conserves ont bondi[10].

Son site de Douarnenez produit les produits premium tandis que d'autres proviennent du Maroc[2].

Chiffres clés, participations, marques

En , l'entreprise est no 2 mondial de la conserve de sardine entière grâce à sa marque Connétable. Son chiffre d'affaires est alors de 90 millions d’euros, elle emploie 370 salariés et produit 55 millions de boîtes par an. L'entreprise Cobreco qu'elle rachète cette année-là réalise alors un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, elle emploie 90 salariés et produit 25 millions de boîtes chaque année[7].

En , son chiffre d'affaires est de 140 millions d’euros et elle emploie 1 500 salariés[2],

Le dirigeant estime en 2021 son chiffre d'affaires à 170 millions d'euros et l'effectif du groupe à 2 000 salariés dont 800 à Douarnenez[11].

En 2023 son chiffre d'affaires monte à 182 millions d'euros. Elle produit 115 millions de boîtes de conserves. L'effectif du groupe se situe à 1 900 salariés dont plus d'un tiers à Douarnenez. Chancerelle est actionnaire majoritaire d'une usine à Agadir pour la marque Belma, d'une usine à Dugi Otok en Croatie. L'entreprise achète 30 000 tonnes de poissons par an[12].

L'usine est approvisionnée en sardines extra fraîches et fraîches par les bolincheurs des ports du Rosmeur, Saint-Guénolé, Lorient, La Turballe[12].

En 2021, pour travailler, même hors saison de la pêche à la sardine, sur des marques moins renommées, comme les marques distributeurs, Chancerelle a pris le contrôle de l'entreprise Makfroid, sur le port du Rosmeur, spécialiste de la congélation et de la surgélation[13]

Chancerelle produits des conserves de sardines, de thon, de maquereaux, de foie de morue, de saumon, de noix de St Jacques et autre poissons autour des marques Connétable, Phare d’Eckmühl, Pointe de Penmarch, Le Savoureux, Belma[14].

Condition ouvrière

« La vie économique de Douarnenez tourne [encore] autour de la sardine et du conditionnement du poisson, et ses conserveries emploient toujours massivement des femmes »[15].

La diversité des salariés de l'entreprise se veut à l’image de la société et ce sont 27 nationalités différentes qui font le collectif de l'usine[16].

En 2023 une exposition photographique « Entre les lignes » [de production], d’Erwan Dimey, est organisée au Port-musée de Douarnenez. Elle met en avant le travail des ouvrières sur le site de l’ancienne conserverie de sardines Chancerelle, la plus ancienne au monde encore en activité, près du port du Rosmeur à Douarnenez, avant son déménagement, en 2015, vers la zone industrielle de Lannugat[17],[18].

En débute un mouvement de grève, suivi par 250 personnes pour demander une revalorisation générale des salaires dans le contexte inflationniste et ouvrir des négociations sur les conditions de travail, les plannings, les délais de prévenance en cas de changement d’horaire[19].

Selon Sébastien Friant, syndicaliste chez Chancerelle à propos des conditions de travail : « On calcule exactement combien il faut de personnes sur la ligne, combien de centimes va rapporter la boîte, à quelle vitesse doit être la ligne par rapport à la valeur ajoutée du produit... Et ça maintient une pression sur les salariés qui détruit l'entraide et la bonne entente »[20].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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