Conrad Miret i Musté

républicain et résistant catalan, assassiné par les nazis en 1942, Mort pour la France From Wikipedia, the free encyclopedia

Conrad Miret i Musté, né le à Barcelone et assassiné le à Paris[1], est un communiste républicain catalan. Engagé dans le combat contre les nazis en France en 1939, il s'illustre comme résistant dans les groupes de l'Organisation spéciale de la Main-d'œuvre immigrée, précurseur des FTP-MOI de la région parisienne.

Il est le frère de l'homme politique Josep Miret i Musté, déporté et assassiné au camp de Mauthausen, en Autriche.

Biographie

Conrad Miret i Musté naît à Barcelone, dans une famille pauvre[2] de républicains[3]. Grand sportif, comme son frère Josep, d'un an son cadet, il joue dans l'équipe de rugby du FC Barcelone. Il adhère d'abord à l'Union socialiste de Catalogne, parti qui doit plonger dans la clandestinité sous la dictature de Primo de Rivera, avant d'intégrer en 1936 le Parti socialiste unifié de Catalogne, parti communiste affilié à l'Internationale communiste[2].

Pendant la Guerre d'Espagne, il combat dans l'Armée populaire de la République avec le grade de commandant dans le 2e Bataillon de la 140e Brigade mixte, d'abord engagée à Belchite, puis à la défense de Lérida, pendant la bataille de l'Èbre. Lors de la Retirada, il passe en France avec son unité en . Il est interné dans les camps de concentration français d'Argelès et de Saint-Cyprien[4].

Son frère Josep, alors le principal dirigeant du PSUC clandestin en France, lui demande de fonder les premiers groupes armés de la MOI en 1941[5]. À partir de , il organise des actions avec Yves Kermen et Louis Marchandise, et dès la fin , il dirige les premiers groupes de militants de la MOI[6]. Il organise notamment la grande opération du contre le garage SOGA, boulevard Pershing, garage de réparation nazi. Il travaille également avec le Hongrois Joseph Boczor qui devient son adjoint. On parle à ce moment de l'« Organisation spéciale » de la MOI, et dans ce cadre, Conrad Miret participe aussi à l'édition clandestine de tracts et d'organes de presse en catalan[7].

Miret a été arrêté par les Brigades spéciales et détenu aux Invalides à partir du [8]. La police vichyste le livre aux Allemands le . Il meurt le jour même sous la torture, dans la prison de la Santé[9]. Il a été reconnu « mort pour la France » le .

Hommages publics

Notes et références

Annexes

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