Conseil national de la Résistance (1962)
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organisation clandestine |
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Le Conseil national de la Résistance (CNR) est un conseil secret voué à la défense de l'Algérie française, fondé le par le général Salan, Georges Bidault, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent, à Milan[1]. Son nom fait référence au Conseil national de la Résistance de 1943. Il succède au Comité de Vincennes fondé en 1960 pour la défense de la même cause. Il se fond dans l'OAS, Organisation Armée Secrète créée en .
Changement de position à l'égal du général de Gaulle
Pendant la guerre d'Algérie, à la fin des années 1950, des organisations sont créées en métropole par des personnalités politiques favorables au maintien d'une Algérie française, comme l’USRAF, Union pour le salut et le renouveau de l’Algérie française, en 1957, et le comité de Vincennes, en 1960[2]. Ces deux organisations comptaient des membres de différents bords politiques, dont les convictions colonialistes n'allaient pas jusqu'à la participation aux activités terroristes de l'OAS, Organisation Armée Secrète[2].
A la fin de la guerre d'Algérie en 1962, certains membres de ces organisations se radicalisent, passent dans l'opposition au général de Gaulle et s'inscrivent dans le sillage de l'OAS[2]. C'est le cas notamment de Georges Bidault, dans lequel le général Salan, chef de l'OAS, voyait son successeur à la tête de l'organisation terroriste[2]. C'est le cas aussi de Jacques Soustelle, ancien gouverneur général de l'Algérie et ancien ministre[2]. Tous deux comptent parmi les principaux fondateurs du CNR de 1962.
Partisan de l’Algérie française, ancien résistant, ancien président du CNR de 1943, Georges Bidault est l’un des membres de l’« Union pour le salut et le renouveau de l’Algérie française » (USRAF), mouvement fondé par Jacques Soustelle. Georges Bidault vote pour l'investiture de Charles de Gaulle en 1959, espérant que le général va garder l'Algérie au sein de la République.
Mais rapidement, le doute saisit les membres de l'USRAF concernant la politique du général de Gaulle. Le discours de De Gaulle du sur l’autodétermination en Algérie les jette dans une opposition résolue à sa politique algérienne. Le le Rassemblement pour l'Algérie française est créé ; il compte par ses principaux membres Georges Bidault, Roger Duchet, Pascal Arrighi et Jean-Baptiste Biaggi.
Le divorce entre ce groupe et les autorités politiques françaises s'aggrave : en le gouvernement Debré interdit aux membres du parti de se rendre à Alger au moment de l’affaire « des barricades » ; le , Jacques Soustelle, fondateur de l'USRAF, et ministre de l'information, est exclu du gouvernement ; en , Jacques Soustelle est exclu de l’UNR (Union pour la nouvelle République), parti gaulliste, en raison de son opposition à la politique algérienne du général de Gaulle[3].
Fondation du Comité de Vincennes
Le 1960, Jacques Soustelle fonde le "Comité de Vincennes" ; ce groupe rassemble plus de deux cents personnalités venant d’horizons politiques variés qui s’engagent à « défendre en toutes circonstances » l'Algérie comme « terre de souveraineté française », « partie intégrante de la République »..
Surveillé étroitement par la police, Georges Bidault participe à une réunion du « Comité de Vincennes », le , réunion où des menaces de mort ont été proférées visant le général de Gaulle[4]. Cet épisode conduit à la dissolution du Comité de Vincennes par le gouvernement[4]. Le mouvement entre dans la clandestinité[4].