Conseil national de la résistance iranienne
organisation d'opposition au régime iranien
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Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) fédère une faction de l'opposition iranienne à l'étranger, contre la république islamique d'Iran. Il est présidé par Maryam Radjavi.
| Conseil national de la résistance iranienne (fa) شورای ملی مقاومت ایران | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Maryam Radjavi |
| Fondation | |
| Siège | Paris, France |
| Fondateurs | Massoud Radjavi Abolhassan Bani Sadr |
| Porte-parole | Alireza Jafarzadeh |
| Site web | ncr-iran.org |
Basée à Paris, la coalition est composée de différents groupes dissidents iraniens, dont le principal membre est l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI)[1],[2]. Elle est toutefois décrite comme une coquille vide formée presque exclusivement de membres de l’OMPI[3],[4].
Histoire

En 1993, le CNRI a élu Maryam Radjavi comme future présidente de la "République démocratique et islamique d’Iran" à venir[4].
L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations considérées comme terroristes par le Département d'État des États-Unis de 1997 à [5]. Dick Armey a suggéré que le département d'État avait inclus à tort l'OMPI dans la liste des terroristes[6],[7],[8].
En février 2021, un tribunal belge d'Anvers a condamné Assadolah Assadi, qui travaillait à l'ambassade d'Iran à Vienne, à une peine de 20 ans de prison pour avoir comploté en vue d'un attentat à la bombe contre un rassemblement du CNRI près de Paris en juin 2018. Il a été arrêté en Allemagne au même moment. Un couple belge d'origine iranienne a également été arrêté avec des explosifs et un détonateur. Un quatrième homme, le poète belgo-iranien Merhad Arefani, a été arrêté à Paris et accusé de complicité. Tous trois ont été reconnus coupables par un tribunal belge pour participation au complot et condamnés à des peines de prison de 15 à 18 ans[9].
Structure
Le 29 juillet 1981, Massoud Rajavi et l'ancien président iranien Abolhassan Banisadr rejoignent Paris, où ils fondent le CNRI. Cette coalition rassemble douze organisations opposées à Ruhollah Khomeyni, parmi lesquelles figure l'Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI). Le 24 mars 1983, Bani-Sadr annonce publiquement son retrait du CNRI[4].
Le CNRI est composé de cinq organisations d'opposition iraniennes dont l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, qui en compose la majorité des membres, et de quelques personnalités indépendantes. Il regroupe également des groupuscules d'extrême-gauche. Le CNRI s'est doté d'un parlement en exil composé de 550 membres dont 52 % sont des femmes. Il a adopté des plans pour l'autonomie du Kurdistan, l'égalité des sexes, la séparation de la religion et de l'État. L'ensemble des composantes du CNRI sont pour un État laïc et démocratique.
Programme politique
Le Conseil national de la résistance iranienne a défini, à travers le vote de plans et de règlements, les tâches du gouvernement provisoire[10] :
- La séparation de la religion et de l'État
- l'autonomie du Kurdistan iranien dans le cadre de l'intégrité territoriale de l'Iran
- l'abolition de toutes les discriminations basées sur le sexe, l'ethnie ou la religion
- l'instauration d'une « économie saine »
- la libération de tous les prisonniers politiques
- le désarmement et la dissolution de toutes les institutions répressives de la république islamique d'Iran
- des enquêtes publiques et sous observation internationale des crimes commis par les responsables de l'Iran
- la garantie de la liberté totale d'expression et de conviction
- la garantie de la liberté totale de la presse et des partis politiques
- la sécurité légale et professionnelle de tous les citoyens, comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Une disposition du manifeste, portant sur le respect de la propriété privée et d’une économie de libre marché, semble répondre aux préoccupations persistantes des gouvernements occidentaux quant à l’idéologie marxiste du groupe[11].
Lors d'une réunion au Conseil de l'Europe en avril 2006, Maryam Radjavi a élaboré la vision du mouvement pour un futur Iran et a présenté un plan en dix points. Le projet a été soutenu par des députés britanniques, certains affirmant qu'il s'agit d'un programme qui « transformerait l'Iran » puisqu'il appelle à l'abolition de la peine de mort, à la création d'un système juridique moderne et à l'indépendance des juges. Lors d'un débat sur la situation des droits humains en Iran à la Chambre des lords le , Lord Alton de Liverpool a déclaré : « Le manifeste dit : les châtiments cruels et dégradants n'auront pas leur place dans l'Iran du futur »[12],[13],[14],[15].
Le CNRI affirme lutter pour l’établissement d'une république démocratique et laïque en Iran, sur un programme épousant des valeurs politiques telles qu’un gouvernement laïc, des élections démocratiques, la liberté d’expression, l’égalité des droits des femmes et les droits humains[16],[17].
Autres composantes de l'opposition iranienne
Parmi les autres principales composantes de l'opposition iranienne, non membres du CNRI, il faut notamment citer :
- Le Tudeh, ou parti du peuple, parti communiste marxiste-léniniste pro-soviétique, "stalinien" si l'on veut, mène sa lutte à partir de Londres, et dispose de contacts dans les milieux étudiants.
- L'opposition monarchiste menée par le fils du Chah, Reza Pahlavi. Elle est basée à Washington.