Maryam Radjavi
femme politique iranienne
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Maryam Radjavi, Maryam Ghajar Azdanlou née le à Téhéran (Iran), est une femme politique iranienne. Épouse de Massoud Radjavi, dirigeant de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, elle est la présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne depuis 1993. Le plan en dix points de Maryam Rajavi pour la période qui suivra le renversement de la République islamique est conçu comme la plateforme du Conseil national de la résistance iranienne[1],[2],[3].
| Présidente élue Conseil national de la résistance iranienne | |
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| depuis |
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
مریم رجوی |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Conjoints |
Mehdi Abrishamchi (en) (de à ) Massoud Radjavi (depuis ) |
| Membre de | |
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| Unité |
Armée nationale de libération de l'Iran (d) |
| Site web |
Biographie
Née dans une famille de la classe moyenne descendant de la dynastie Qadjar[4], elle a suivi des études d'ingénieur en métallurgie à l'université de technologie de Sharif à Téhéran et parle français et anglais.
En 1989, Maryam Radjavi est officiellement nommée « première autorité » de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI). Selon divers témoignages, c’est à ce moment que commence la « transformation » du mouvement, qui se met à exercer « toutes sortes de pressions psychologiques » sur la cellule familiale. Les couples sont contraints de divorcer - les liens familiaux desserviraient la lutte - et les combattants doivent se livrer à des séances publiques d’autocritique. À partir du début des années 2000, une fois par semaine, chacun doit décrire ses fantasmes sexuels. Les liens d'amitié sont presque interdits[5]. Le , le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) élit Rajavi comme « présidente intérimaire de l’Iran » si le CNRI venait à prendre le pouvoir dans le pays. Après son élection, Rajavi démissionne de ses autres fonctions de co-dirigeante de l’Organisation des l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) afin de se consacrer à ses responsabilités en tant que présidente élue du CNRI[6],[7].
Maryam Radjavi est connue pour son opposition au régime de la République islamique d'Iran.
Elle est souvent invitée dans des Parlements de pays européens et plusieurs personnalités aux États-Unis et en Europe comme Rudy Giuliani, Patrick Kennedy, Íngrid Betancourt, Ed Rendell, Newt Gingrich, Alejo Vidal-Quadras, vice-président de Parlement européen, Howard Dean, Tom Ridge, Michael Mukasey ou encore Dominique Lefebvre, lui apportent leur soutien à sa lutte pour un changement de régime en Iran. Elle rassemble annuellement plusieurs dizaines de milliers d’Iraniens de la diaspora près de Paris, dans sa campagne pour un changement démocratique en Iran.
Maryam Radjavi a publié un livre sur la situation des femmes en Iran et leur lutte contre l'intégrisme. À ses yeux, les femmes forment l’avant-garde et le moteur de la lutte contre l’intégrisme. Ce livre publié en aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, Les femmes contre l'intégrisme, est préfacé par l’anthropologue Françoise Héritier, professeur honoraire au Collège de France, qui écrit : « Femme politique, Maryam Radjavi pense également cette lourde histoire contemporaine en termes anthropologiques en posant la question des bases idéelles du pouvoir islamique intégriste et en donnant d’entrée de jeu la réponse qui convient : « La misogynie et le rejet de l’égalité des sexes au nom de l’islam constituent (...) la force motrice de l’intégrisme ».
Chronologie
- 1970, Maryam commence sa lutte contre le chah.
- 1981, elle participe à l'organisation de deux manifestations pacifistes contre la dictature.
- 1982, Massoumeh, une de ses sœurs enceinte de huit mois meurt sous la torture. Auparavant, sa sœur Narguesse fut exécutée. Plus tard, son mari Mahmoud Izadkhah est également exécuté. La même année, Maryam part à Paris.
- 1985, Maryam Radjavi est nommée par Massoud Radjavi codirigeante de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien.
- 1989, elle est élue secrétaire générale du mouvement.
- 1993, sur la proposition de Massoud Radjavi, Maryam est nommée future présidente de la République par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).
- Le , Maryam Radjavi, ainsi que 164 autres opposants au régime iranien, sont arrêtés à Auvers-sur-Oise, en France, où le CNRI est basé. Après avoir été mise en examen, elle est remise en liberté le suivant par décision de la Cour d'appel de Paris[8],[9] De nombreux sympathisants ont tenté de s’immoler à l'annonce de son arrestation[5].