Conseil suprême (Kirghizistan)
parlement monocaméral du Kirghizistan
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Le Conseil suprême (en kirghize : Жогорку Кеңеш, Joğorku Keñeş ; nom également utilisé en russe) est l'organe législatif monocaméral du Kirghizistan.
(ky) Joğorku Keñeş
Жогорку Кеңеш
VIIIe législature
| Type | Monocaméral |
|---|---|
| Création |
2005 (forme actuelle) |
| Lieu | Bichkek |
| Durée du mandat | 5 ans |
| Président | Marlen Mamataliev |
|---|---|
| Élection | 12 février 2026 |
| Membres | 90 députés |
|---|
| Groupes politiques |
Majorité (37)
Opposition (50)
Vacants (3)
|
|---|
| Système électoral | Scrutin majoritaire plurinominal |
|---|---|
| Dernier scrutin | 30 novembre 2025 |
| Site web | kenesh.kg |
|---|---|
| Voir aussi | Politique au Kirghizistan |
Il est composé de 90 membres, élus au scrutin majoritaire plurinominal dans trente circonscriptions de trois sièges chacune, pour un mandat de cinq ans.
Historique
| Date | Constitution | Chambre haute | Chambre basse |
|---|---|---|---|
| 1993-2005 | Constitution de 1993 | Assemblée des représentants du peuple | Assemblée législative |
| depuis 2005 | Constitution de 1993 Constitution de 2007 Constitution de 2010 Constitution de 2021 |
Conseil suprême | |
Système électoral
Depuis 2025
Le Conseil suprême est composé de 90 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin majoritaire plurinominal dans trente circonscriptions de trois sièges chacune. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription, et les trois candidats arrivés en tête sont déclarés élus[1],[2].
Ancien
De 2021 à 2025
Avant les élections législatives de 2025, Le Conseil suprême est composé de 90 sièges pourvus pour cinq ans selon un mode de scrutin parallèle. Sur ce total, 36 sièges sont ainsi pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription, et le candidat arrivé en tête est déclaré élu.
Les 54 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes ouvertes et seuil électoral de 5 % dans une unique circonscription nationale, auquel s'ajoute un seuil de 0,5 % dans chacune des sept provinces du pays ainsi que dans les deux villes à statut spécial du pays, Bichkek et Och. Les électeurs ont la possibilité d'effectuer un vote préférentiel pour un candidat de leur choix dans leur liste afin de faire monter sa place dans celle-ci[3].
Après décomptes des voix, les sièges sont répartis entre tous les partis ayant franchi le seuil électoral, mais avec une limite maximum par parti fixée à la moitié des sièges à pourvoir à la proportionnelle, soit 27 sièges. Un quota de 30 % des sièges sont en premier lieu attribués aux femmes, puis les 70 % restants aux hommes. Dans les deux cas, les sièges sont attribués par ordre décroissant des votes préférentiels obtenus par les candidats en leurs noms[3]. La répartition des sièges à la proportionnelle n'est pas faite de manière à compenser le décalage entre les parts des voix des électeurs et celles des sièges obtenus par l'autre moitié, mais s'additionne simplement à celle-ci, donnant au scrutin une forte tendance majoritaire[4].
Une réforme de la loi électorale fin change le système électoral des législatives d'un système mixte à un système majoritaire et les élections sont avancées d'un an par le vote dans la foulée de la dissolution du Parlement sortant par les parlementaires, à l'unanimité des votes valides[5],[6].
Jusqu'en 2021
Avant les élections législatives de 2021, le Conseil suprême est composé de 120 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal dans une unique circonscription nationale. Le vote a lieu via des listes fermées, avec un seuil électoral de 7 % des suffrages exprimés au niveau national, auquel s'ajoutait un seuil de 0,7 % dans chacune des sept provinces du pays ainsi que dans les deux villes à statut spécial du pays, Bichkek et Och[7]. À la suite d'une révision de la loi électorale en 2017, le seuil électoral est porté de 7 à 9 % au niveau national, avant d'être rétabli à 7 % par une nouvelle réforme courant 2020[8],[9],[10]. Le système électoral possède alors la particularité de plafonner à 65 sièges le total que peut obtenir un parti, quel que soit ses résultats en part des voix[11]. Chaque liste doit présenter au moins 30 % de candidats de chacun des deux sexes, 15 % de moins de 35 ans, 15 % de candidats issus des minorités ethniques et au moins deux personnes handicapées[7].
Composition
| Législature | Élection | Composition | Président | |
|---|---|---|---|---|
| Ire |
|
Moukar Tcholponbayev (chambre haute) Usup Mukambayev (chambre haute) Almanbet Matubraimov (chambre basse) Abdygany Erkebaev (chambre basse) | ||
| IIe |
|
Abdygany Erkebaev (chambre haute) Ichenbaï Kadyrbekov (chambre haute) Altai Borubaev (chambre basse) Muratbek Mukashev (chambre basse) | ||
| IIIe |
|
Ömürbek Tekebaev Marat Sultanov | ||
| IVe |
|
Adahan Madumarov Aytibay Tagaev Zaynidin Kurmanov | ||
| Ve | 10 octobre 2010 |
|
Akhmatbek Keldibekov Asylbek Jeenbekov | |
| VIe | 4 octobre 2015 | Gouvernement (77)
Opposition (43)
|
Asylbek Jeenbekov Nurbek Alimbekov (intérim) Chynybaï Tursunbekov Dastan Jumabekov Mirlan Bakirov (intérim) Myktybek Abdyldaev Kanatbek Isaïev Talant Mamytov | |
| VIIe (annulée) |
4 octobre 2020 |
|
||
| VIIe | 28 novembre 2021 | Majorité (54)
Autres (36)
|
Talant Mamytov Nourlanbek Chakiïev | |
| VIIIe | 30 novembre 2025 | Majorité (37)
Opposition (50)
Vacants (3)
|
Marlen Mamataliev | |







