Constant Pierre
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Paris (15e arrondissement), France
| Nom de naissance | Constant Victor Désiré Pierre |
|---|---|
| Naissance |
Passy, France |
| Décès |
(à 62 ans) Paris (15e arrondissement), France |
| Nationalité |
|
| Activité principale | Musicologue |
| Formation | Conservatoire de Paris |
| Distinctions honorifiques |
Palmes académiques Chevalier de la Légion d'honneur |
Constant Pierre est un musicologue français, né à Passy le [1] et mort à Paris (15e arrondissement) le [2].
Constant Pierre entre au Conservatoire de Paris en 1878, où il étudie le basson avec Eugène Jancourt et obtient un premier accessit en 1881[3]. Il commence une carrière de musicien en jouant au sein de plusieurs orchestres parisiens, en particulier aux Folies-Bergère, aux Folies-Dramatiques ou au Théâtre de la Renaissance[3].
En parallèle, il est commis au Ministère de la Guerre de 1876 à 1880, puis au secrétariat du Conservatoire de Paris à partir de 1881[3]. Il collabore à diverses publications musicales, dont Le Monde musical, L'Art musical ou Le Ménestrel, et devient sous-chef du secrétariat du Conservatoire en 1900[4].
Il obtient le prix de la Société des compositeurs de musique en 1899 pour son ouvrage Histoire de l'Orchestre de l'Opéra[5], le prix Bordin de l'Institut en 1900 pour son Histoire du Concert spirituel 1725–1790[6], et en 1905 pour Les hymnes et chansons de la Révolution française[7]. Il est décoré des Palmes académiques en 1889 (officier d'Académie[8], puis officier de l'Instruction publique en 1897[9]) et est nommé chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur en 1906[10].
Comme musicologue, ses travaux se concentrent principalement sur trois domaines de recherche[11], la facture instrumentale, les musiques de la Révolution française et l'histoire du Conservatoire de Paris.
Œuvre
Pour la facture instrumentale, il rédige un état des lieux à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889[12] et sous le titre de Les facteurs d’instruments de musique, les luthiers et la facture instrumentale, paru en 1893, une histoire de la lutherie et de ses facteurs en France[13].
Concernant les musiques de la Révolution française, Constant Pierre est l'auteur de deux imposants recueils[14] : Musique des fêtes et cérémonies de la Révolution française[15], paru en 1899, qui recense les œuvres jouées durant la période et pour lesquelles il réalise une réduction pour chant et piano (ou piano seul pour les compositions uniquement instrumentales) ; et Les hymnes et chansons de la Révolution[16], paru en 1904, un catalogue exhaustif avec notices historiques, analytiques et bibliographiques.
À propos du Conservatoire, il rédige une véritable somme sur l'établissement, Le Conservatoire national de musique et de déclamation, documents historiques et administratifs[17], qui est aujourd'hui encore une référence indispensable et une source de renseignements précieux concernant la période de sa création à l'année 1900 (qui intègre par exemple un dictionnaire de tous les lauréats)[18]. La musicologue Anne Bongrain a publié en 2012 une suite concernant la période 1900-1930, en reprenant le titre de l'ouvrage de Constant Pierre[19].