Contre-histoire des États-Unis

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AuteurRoxanne Dunbar-Ortiz
GenreHistoire
LangueAnglais
TitreAn Indigenous Peoples' History of the United States
Contre-histoire des États-Unis
Auteur Roxanne Dunbar-Ortiz
Genre Histoire
Version originale
Langue Anglais
Titre An Indigenous Peoples' History of the United States
Éditeur Beacon Press
Version française
Traducteur Pascal Menoret
Éditeur Wildproject
Collection Le monde qui vient
Date de parution
Nombre de pages 336
ISBN 9782918490685

Une Contre-histoire des États-Unis écrit par l'historienne Roxanne Dunbar-Ortiz et publié à l'origine par Beacon Press sous le nom de An Indigenous Peoples' History of the United States est un livre d'histoire, constituant le troisième tome de la série ReVisioning qui reconstruisent l'histoire des États-Unis du point de vue des groupes marginalisés[1]. Le , la même maison d'édition publie An Indigenous Peoples' History of the United States for Young People[2], une adaptation par Jean Mendoza et Debbie Reese du volume original de Dunbar-Ortiz.

Ce livre est né en débattant avec l'historien Howard Zinn de son Une histoire populaire des États-Unis, premier ouvrage à retracer l'histoire par le bas. Roxanne Dunbar-Ortiz déplore que Zinn ne se dépare pas d'une mythologie forgée de toutes pièces, d'un point de vue eurocentré. Howard Zinn l'encourage alors à écrire son propre ouvrage et rétablir au mieux cette réalité.

L'édition française, chez Wildproject, possède en plus une préface de son traducteur : Pascal Menoret, anthropologue et historien.

Une Contre-histoire des États-Unis décrit et analyse une période de quatre cents ans de luttes autochtones complexes contre la colonisation des Amériques. Le livre met en lumière les conflits, les guerres, les stratégies autochtones et les sites de résistance qui en résultent.

Le contenu du livre, réparti dans de nombreux chapitres chronologiques, remet en question ce que Dunbar-Ortiz énonce comme la mythologie fondatrice des États-Unis en plein essor, renforcée au XIXe siècle par le concept de destinée manifeste et la doctrine de la découverte. Dunbar-Ortiz cherche à montrer « comment la politique contre les peuples autochtones était colonialiste et conçue pour s'emparer des territoires des habitants d'origine, en les déplaçant ou en les éliminant ». Le livre détaille comment cette mythologie est née des impératifs du colonialisme de peuplement. Il décrit graphiquement la saisie des territoires des habitants d'origine, puis leur déplacement et leur élimination par le biais de pratiques génocidaires telles que le mouvement pour tuer l'Indien, sauver l'homme[3].

Une Contre-histoire des États-Unis détaille comment ces politiques, pratiques et valeurs se sont manifestées dans les rangs de l'armée américaine jusqu'aux plus hautes fonctions du gouvernement. Il décrit également la prédominance des pratiques et valeurs anti-autochtones célébrées dans la culture populaire aux XIXe et XXe siècles à travers des écrivains comme James Fenimore Cooper, notamment dans son roman Le Dernier des Mohicans et ses interprétations cinématographiques ; Henry David Thoreau ; Walt Whitman ; et dans le très populaire Naissance d'une nation de DW Griffith.

Le livre est dédié à Jack D. Forbes, Vine Deloria, Jr. et Howard Adams.

Résumés des chapitres

Réception

Références

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