Randonnai

ancienne commune française du département de l'Orne From Wikipedia, the free encyclopedia

Randonnai est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Tourouvre au Perche[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Randonnai
Randonnai
Blason de Randonnai
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts du Perche
Maire délégué
Mandat
Jean-Jacques Bouttier
2020-2026
Code postal 61190
Code commune 61343
Démographie
Gentilé Randonéens
Population 695 hab. (2022)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 00″ nord, 0° 40′ 31″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 292 m
Superficie 11,22 km2
Élections
Départementales Tourouvre
Historique
Intégrée à Tourouvre au Perche
Localisation
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Randonnai
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Randonnai
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Randonnai
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La commune est le lieu de naissance de Pierre Tremblay, pionnier de la Nouvelle-France, ancêtre des Tremblay d'Amérique du Nord.

Elle est peuplée de 695 habitants[Note 1] (les Randonéens).

Géographie

Localisation

La commune est située au nord du Perche. Son bourg est à km au nord de Tourouvre, à 14 km au sud de L'Aigle, à 20 km à l'est de Moulins-la-Marche et à 23 km au sud-ouest de Verneuil-sur-Avre[2].

Les communes limitrophes sont Les Aspres, Beaulieu, Bresolettes, Irai, Normandel et La Poterie-au-Perche.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 11,22 km2 ; son altitude varie de 219 à 292 mètres[5].

Toponymie

Albert Dauzat a ignoré ce nom, mais sa disciple Marie-Thérèse Morlet y a vu une formation gallo-romaine en -acum reposant sur le nom de personne germanique Rando, d'où l'étymon gallo-roman tardif *RANDONACU, « (le domaine) de Rando »[6].

Selon René Lepelley, ce toponyme serait issu du latin arundo, « roseau », et signifierait « endroit où il pousse des roseaux »[7]. Cette interprétation se heurte néanmoins à quelques difficultés d'ordre phonétique (évolution [u] > [a]) ; il n'existe en outre aucune trace probante de l'aphérèse *ARUNDONETU > *RUNDONETU[8]. Enfin, ce mot latin n'a laissé aucune trace en Normandie.

Ernest Nègre, comme Albert Dauzat, ne mentionne pas ce toponyme dans sa Toponymie générale de la France[9].

Selon Xavier Delamarre, il s'agirait d'un toponyme dérivé du mot gaulois *randa « frontière », « limite ». Randonnai serait alors issu de *randonacum, « le domaine frontière »[10]. Cette explication semble confirmée par le fait que le village se situe effectivement au point de rencontre des diocèses de Sées (ancien territoire des Esuvii), d’Évreux (ancien territoire des Eburovices) et de Chartres (ancien territoire des Carnutes)[8].

Histoire

Révolution française et Empire

Lors de la création des communes sous la Révolution, en 1791, l'ancienne paroisse de Conturbie aurait été rattachée à Randonnai[11],[Note 2].

La paroisse, attestée dès 1173 sous la forme Contrabis[12], apparaît pour la dernière fois en tant que telle sur la carte de Cassini. Ce n'est plus qu'un lieu-dit sur la carte de l'IGN[13].

Industries et vie économique

De nombreuses usines et activités de transformation des matières « ferreuses » ont été présentes sur le site du village et des environs depuis plusieurs siècles (dont la commune proche du chef-lieu de canton Tourouvre, mais également celle d'Irai).

La principale entreprise de Randonnai a été durant de longues années La Société des fonderies et ateliers de Randonnai, connue sous le sigle SFAR, créée à Randonnai en 1929 par André Métra.

La SFAR est rapidement devenue une des entreprises clés du canton, et son histoire est étroitement mêlée à celle du village. Employant plus de 800 personnes dans les années 60 / 70, spécialisée dans la fonderie de pièces techniques de grandes dimensions destinées aux marchés de l'automobile et plus particulièrement du machinisme agricole (tracteurs).

La SFAR a ainsi fourni des blocs-moteurs en fonte, des corps de boîtes de vitesses et d’embrayage à SOMECA, Fergusson, John Deere et surtout à l’entreprise américaine Ford de Détroit. Tout en conservant une activité historique de fabrication de réservoirs de chasse d’eau qui à l’époque étaient réalisées en fonte.

À sa fermeture en 1982, la SFAR comptait encore presque 400 salariés.

La société originelle SFAR s'est agrandie au fur et à mesure des années, avec une activité de fonderie de bronze (Pontchardon à côté de Vimoutiers plus au nord, et toujours dans l'Orne), une fonderie d’aluminium à Houilles dans les Yvelines (à l'époque en Seine-et-Oise). Son siège social a été localisé à Bezons dans les années 1970.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Randonnai se trouvait depuis 19426 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne[5].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Tourouvre[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale. Randonnai est alors rattaché à un nouveau canton de Tourouvre au Perche porté de 15 à 41 communes.

Intercommunalité

Randonnai était membre de la petite communauté de communes du Haut-Perche, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel elle avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Pays de Longny-au-Perche pour former, le , la communauté de communes des Hauts du Perche dont Randonnai était membre jusqu'à sa fusion dans Tourouvre au Perche.

Administration municipale

Jusqu'à la fusion et compte-tenu de la population de Randonnai, son conseil municipal était constitué de 15 membres[14], y compris le maire et ses adjoints.

Les conseillers lors des élections municipales de 2014 intègrent au complet le conseil municipal de Tourouvre au Perche le jusqu'aux élections municipales de 2020.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires jusqu'à la fusion dans Tourouvre au Perche[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1807 1815 Guillaume Pierre Marais    
1815 1818 Léonard Anne François Filleul    
1818 1830 Louis de Moucheron    
1830 1840 Louis Henri Leroux    
1840 1846 Charles Gabriel Hippolyte Fontaine    
1847 1848 Louis Alfred de Soulanges    
1848 1855 Charles Mare    
1855 1872 Gabriel Marie Gustave Paulmier    
1873 1876 Charles Henry Pajot    
1877 1883 Jean Louis Théodore Mare    
1884 1885 Édouard Leturc    
1885 1891 Auguste Alexis Baron    
1891 1892 Louis Bernard Royer    
1892 1896 Toussaint François Eustache Septier    
1896 1903 Gaston Louis François Antoine de Bras de Fer    
         
1911 1919 Anatole Gaillon   Pêcheur
         
  1967 Émile René[Note 3]    
1967 1983 André Métra[Note 4]   Chef d'entreprise
mars 1983 mars 1989 Serge Sabatier    
mars 1989 mars 2008 François Guesdon[17]   Cadre supérieur à la RATP
Vice-président de la CC du Haut-Perche[Quand ?]
mars 2008 décembre 2015 Francis Pilfert[18],[19]   Chef d'entreprise
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Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires-délégués
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 mai 2020[20] Francis Pilfert[19]   Chef d'entreprise
mai 2020[21] 2026 Jean-Jacques Bouttier EXG  
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Équipements et services publics

Population et société

Démographie

En 2022, la commune comptait 695 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Randonnai[22]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 5]. Randonnai a compté jusqu'à 1 458 habitants en 1975.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
509497487654656646680641638
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
630630542550649559548614631
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
657652647588610600590583746
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2019
9421 4581 305935817800814712726
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Randonnai Blason
Écartelé : au premier d'azur semé d'étoiles d'argent aux deux annelets entrelacés d'or brochant sur le tout, au deuxième d'argent aux trois chevrons de gueules, au troisième d'argent à la feuille d'érable de sinople, au quatrième de sinople au cerf d'or[25].
Détails
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Blason populaire

  • Conturbie, Bresolettes et Prépotin / Ne peuvent à elles trois nourrir un lapin[26]. — Allusion à la stérilité et donc la pauvreté du terroir, selon Alfred Canel[26]. Il est probable que ce blason évoque plutôt l’exiguïté initiale du territoire des trois anciennes paroisses.
  • Conturbie, douze habitants, treize voleurs, en comptant le curé[27]. — Même remarque.

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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