Les Aspres
commune française du département de l'Orne
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Les Aspres est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
| Les Aspres | |
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | CC des Pays de L'Aigle |
| Maire Mandat |
Delphine Prieur 2020-2026 |
| Code postal | 61270 |
| Code commune | 61422 |
| Démographie | |
| Gentilé | Asprais |
| Population municipale |
625 hab. (2023 |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 41′ 28″ nord, 0° 36′ 07″ est |
| Altitude | Min. 209 m Max. 280 m |
| Superficie | 23,21 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | L'Aigle (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Tourouvre au Perche |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://lapagelocale.fr/61270-les-aspres |
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune est aux confins du Perche et du pays d'Ouche. Son bourg est à 9 km au sud de L'Aigle, à 12 km au nord-ouest de Moulins-la-Marche et à 15 km au nord de Tourouvre[1].
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de L'Aigle, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Auguaise, Bonnefoi, La Chapelle-Viel, Crulai, Écorcei, La Ferrière-au-Doyen, Les Genettes, Irai, Soligny-la-Trappe et Tourouvre au Perche.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 23,21 km2 ; son altitude varie de 209 à 280 mètres[4].
Le territoire des Aspres est le plus étendu de l'ancien canton de Moulins-la-Marche.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Iton, le cours d'eau 01 de la Noë[5], le cours d'eau 01 du Moulin de la Barre[6], le fossé 01 de la commune des Aspres[7], le fossé 01 de la Grande Cour[8], le Vivier Tranchant[9], l'Iton[10] et et un autre petit cours d'eau[11],[Carte 1].
L'Iton, d'une longueur de 132 km, prend sa source dans la commune de Mahéru et se jette dans l'Eure à Acquigny, après avoir traversé 39 communes[12].
Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau des Bourdinnières (0,59 ha), l'étang de Beauroger (2,54 ha) et l'étang du Val (1,1 ha)[Carte 1],[13].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[16] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[17]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 785 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de L'Aigle à 9 km à vol d'oiseau[20], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Les Aspres est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de L'Aigle, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,7 %), forêts (37,1 %), prairies (15,9 %), zones urbanisées (1,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %)[26].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 399, alors qu'il était de 416 en 2016 et de 404 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 75,1 % étaient des résidences principales, 13,8 % des résidences secondaires et 11,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,8 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Les Aspres en 2021 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (13,8 %) supérieure à celle du département (10,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Toponymie

Les deux paroisses, Notre-Dame-d'Aspres et Saint-Martin-d'Aspres étaient sous l'invocation de Notre Dame et de Martin de Tours.
Pour le village de Notre-Dame, la forme de Aspris est attestée en 1062[27]. Issu du latin asper (rugueux), Aspres évoquerait une terre parsemée de pierres[28].
Histoire
Le , Saint-Martin-d'Aspres (392 habitants en 1954) et Notre-Dame-d'Aspres (298 habitants) se sont réunis, la commune prend alors le nom de « Les Aspres »[4],[29]. Un odonyme local (« Rue du 1er-Octobre-1959 ») rappelle cet événement.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Moulins-la-Marche[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Tourouvre au Perche[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Orne.
Intercommunalité
Jusqu'au , la commune n'appartenait à aucun établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.
Depuis le , la commune a intégré la communauté de communes des Pays de L'Aigle[30].
Administration municipale
Compte tenu de la population de la commune, son conseil municipal est composé de quinze membres[31], dont le maire et ses adjoints.
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].
En 2023, la commune comptait 625 habitants[Note 5], en évolution de −0,95 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
L'Association Soligny-Aspres-Moulins football fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[43].
La Rando Jean-Gabin est organisée depuis 2015[44]
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
- Tour-clocher massive épaulée de contreforts d'angle avec tourelle d'escalier placée dans un angle au nord. Elle est coiffée d’un toit pavillon couvert d'ardoise. Portail surmonté d'une baie gothique à deux lancettes. À l'ouest, accolée à la tour-clocher, une construction avec un chevet à trois pans. Elle est bordée par un mail. Façade nord : accolée dans un angle de la tour-clocher la tourelle d'escalier. Façade sud-est : chevet plat et sacristie accolée. Près du chevet, on trouve un gadage fleuri en granit (pressoir ou broyeur à pommes). Les deux anciennes paroisses se font face de chaque côté de la rivière l'Iton : Notre-Dame d'Aspres sur la rive droite et Saint-Martin d'Aspres côté gauche. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption devient l'église paroissiale.
- L'ancienne église Saint-Martin est désaffectée et réhabilitée en mairie.
Personnalités liées à la commune
En 1952, Jean Gabin réalise un de ses rêves en achetant la Pichonnière, une ferme alors délabrée située sur la commune de Bonnefoi, voisine des Aspres.
Progressivement, il agrandit son domaine, dont il restaure ou rebâtit les bâtiments. En 1956 et 1957, Jean Gabin, de son vrai nom Jean Moncorgé, fait construire, à proximité, sur la commune des Aspres, une demeure à laquelle il donne le nom de La Moncorgerie.
Jean Gabin achète trois autres fermes dans la proche région. Il se lance dans l'élevage des bovins, puis, en parallèle, dans celui des chevaux, qui l'amène à constituer une écurie de chevaux de course.
A la fin des années 1950, il crée, à Moulins la Marche, un hippodrome qui est toujours en activité et porte aujourd'hui son nom.
Le , son domicile est envahi par 700 agriculteurs mécontents qu'il puisse acheter autant de terres et désireux d'attirer l'attention des médias sur leurs revendications, Jean Gabin en restera profondément meurtri.
Jean Gabin , décédé le , et sa famille, résident sur le domaine jusqu'à la vente de celui-ci, en 1979. Une rue des Aspres porte son nom.

