Copponex

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Communes limitrophes

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

À mi-chemin entre Annecy et Genève, la commune de Copponex est située en contrebas des flancs du Salève et du Mont-Sion et délimitée par la rivière Les Usses en aval. Sa position géographique lui confère un climat doux (température moyenne annuelle autour de 11 °C) et ensoleillé. La pluviosité annuelle moyenne est autour de 1 200 mm. Le sous-sol de Copponex est constitué de moraines argileuses et de molasse, pierre abondante dans la région qui a servi de matériau de construction aux anciennes maisons jusqu’au XIXe siècle. Des traces de pétrole ont été décelées dans son sous-sol.

La superficie totale de la commune est de 921 hectares dont la moitié (460 hectares) sont consacrés à l’agriculture. L’altitude s’étage entre 415 m au lieu-dit Chaumontet, au bord des Usses, et 1010 m sur les versants ouest du Petit Salève. Le bourg se situe à une altitude de 586 m. Le paysage est dominé par un semi-bocage (champs ouverts et parfois entourés de haies) dû à un défrichement remontant au moins au Moyen Âge. Le remembrement parcellaire des terres de la commune (600 hectares remembrés) entre 1957 et 1962, a passablement réorienté la structure parcellaire et l’aspect paysager de la commune.

De plus, le dynamisme régional occasionné par la proximité de Genève, l’extension progressive du bâti, ainsi que le passage sur la commune de l'autoroute A41 Nord et son demi-échangeur ont contribué à une structure paysagère contrastée.

Composée de sept hameaux : Chatillon, Mézier, la Vellaz, les Petits-Bois, Malbuisson, Follon, Bajole qui se sont créés à l’origine autour de points d’eau, la commune de Copponex reste caractérisée par un habitat relativement dispersé avec une densification récente de ses hameaux.

L'agriculture essentiellement orientée vers la production laitière pour la fabrication de reblochon AOC. Copponex compte aujourd’hui moins de dix exploitations agricoles contre 72 en 1956.

Rose des vents Andilly Saint-Blaise Rose des vents
Cernex N Cruseilles
O    Copponex    E
S
Cercier

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 379 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Groisy à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 372,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Copponex est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,5 %), forêts (32,6 %), zones urbanisées (6,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), cultures permanentes (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Les formes anciennes du nom de la commune sont Copponay (1282), Coponay (1289), Cupunay (XIVe siècle) ou encore Copunay (1418)[15].

Le nom proviendrait du vieux français « copponnier », qui désigne un « terrain coupé en tranchée »[15]. L'abbé Dépierre, curé de la paroisse de la fin du XIXe siècle, avançait que le nom dérivait du latin Caupona (auberge), considérant que le village était une étape avant d'arrivée sur Cruseille.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Koponé (graphie de Conflans) ou Copônex (ORB)[16].

Histoire

La seigneurie de Copponay, probablement apparue au cours du XVIe siècle[17], est attestée par une quittance datée du émise par Étienne Goyet, seigneur de Copponay. Cette seigneurie comprenait à l’époque les châteaux de Malbuisson, de Saint-Ornex et de Châtillon (au lieu-dit Lorette), dont il ne subsiste aujourd’hui aucun vestige.

Au XVIIIe siècle, le château de Malbuisson est la résidence de Pierre Nicolas Collomb de La Battine, lieutenant-colonel et seigneur de Copponex, puis de son fils François. Ce dernier est condamné à la réclusion à vie pour meurtre et meurt en détention à Genève[18].

Des moulins à blé et des battoirs à chanvre sont implantés à Châtillon, le long des Usses au XIXe siècle.[réf. nécessaire]

Au XIXe siècle, Jules Vuy, né en 1815 à Malbuisson, est un écrivain, homme politique et juriste suisse, fils de François-Auguste Vuy, qui occupe le poste de maire de Carouge ainsi que de la commune de Copponex. Sa fille, Adélaïde, est propriétaire à Malbuisson[19].

Copponex relève de la grande zone franche de 1816 jusqu’en 1923. Le long de cette frontière fiscale, se sont développées des épiceries et de la contrebande à proximité des Usses. Les douaniers gardent les accès, notamment au Pont-Noir.[réf. nécessaire]

La commune gagne le concours de décoration des villages du Tour de France de 2007[20].

Politique et administration

Situation administrative

La commune de Copponex appartient, depuis 2015, au canton de La Roche-sur-Foron, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 27 communes[21]. Elle appartenait auparavant au canton de Cruseilles.

La commune est membre, avec douze autres, de la communauté de communes du Pays de Cruseilles.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
XIXe siècle XIXe siècle François-Auguste Vuy    
1947 1989 Marius Fournier    
1989 2001 Jean Thomasson    
2001 2014 Jean-Luc Thomasson    
mai 2014 2016 François Richer    
2016 en cours Julian Martinez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Ses habitants sont appelés les Copponexiens[22].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2022, la commune comptait 1 287 habitants[Note 4], en évolution de +13,49 % par rapport à 2016 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
415459466518694791645642591
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
636642617566577546516521473
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
417395382378418318312278342
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2022
3924596216827208141 0221 1951 287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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