Société Makivik

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La Société Makivik (inuktitut : ᒪᑭᕝᕕᒃ ; en anglais : Makivik Corporation) une organisation inuite qui a son siège social à Kuujjuaq, au Nunavik. Elle représente environ 10 000 Inuits dans leurs relations avec les gouvernements du Québec et du Canada.

Faits en bref Création, Fondateurs ...
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Histoire

La Société Makivik est fondée en 1978 par une loi ad hoc[1], suite à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975[2]. La société prend la suite de la NQIA (Northern Quebec Inuit Association), une organisation représentant les Inuit du Nouveau-Québec et qui avait négocié en leur nom la Convention de la Baie-James[3],[4].

Missions

Sa responsabilité principale est la gestion d'indemnités versées par le Québec dans le cadre de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (environ 140 millions de dollars entre 1975 et 1999) signée en 1975, soit le tout premier règlement général de revendications territoriales au Canada, et, d’autre part, de l'Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik , qui est entré en vigueur en 2008. Elle a pour mandat d'utiliser ces fonds pour promouvoir le développement économique et social de la société inuite au Nunavik.

La Société est également habilitée à négocier de nouveaux accords avec les gouvernements au nom des Nunavimmiut et pour les représenter dans les organisations comme l'Inuit Tapiriit Kanatami et le Conseil circumpolaire inuit.

La Société milite également en faveur d'une plus grande autonomie du Nunavik et elle a récemment conclu une entente de principe sur la reconnaissance des droits ancestraux des Inuits du Nunavik sur les îles au large des côtes qui font partie du territoire du Nunavut.

En 2023, elle s'associe à un refuge pour personnes autochtones itinérantes qui devrait ouvrir ses portes sur la rue Sherbrooke à Montréal à la fin de 2027[5].

Administration

La société est dirigée par un comité exécutif composé de cinq membres dont un président ainsi que par un conseil d'administration de 16 membres. Les membres de ces deux organes sont élus par la population.

Filiales

Contestations et controverses

Dès sa création, la société Makivik voit sa légitimité contestée par certaines organisations inuit : la FCNQ, qui s’oppose à sa création, et ITN (Inuit Tungavingat Nunamini, largement issu lui-même du mouvement coopératif), dit aussi mouvement des Inuit dissidents. Sur le plan économique, ces dissidents à la s’opposent au fonctionnement de Makivik, financée par les pouvoirs publics, car ils y voient une nécessaire dépendance aux gouvernements québécois et canadien. Ils promeuvent, à l’inverse, un modèle de développement économique autonome et auto-financé[2]. Les Dissidents s’opposent aussi au caractère « ethnique » de la société, qui représente les bénéficiaires inuit de la Convention de la Baie-James. Les Dissidents souhaitent au contraire la mise en place d’un gouvernement sur une base territoriale, qui concernerait toutes les personnes vivant au Nunavik, indépendamment de leur identité ethnique[6].

L’opposition entre les Dissidents et Makivik donne lieu à de véritables fractures parmi les Inuit du Nouveau-Québec, et même au sein des familles[7]. Néanmoins, au fil des ans, ITN et Makivik se rapprochent. Dans les années 1980, ces organisations négocient ensemble une proposition faite au gouvernement du Québec pour avancer un projet de gouvernement régional pour le Nunavik[8].

En 2018, la société Makivik reconnaît officiellement ITN et la portée de ses actions pour les droits des Inuit. Cette reconnaissance s’inscrit dans un processus plus global de réconciliation qui vise à soigner les plaies parmi les Inuit du Nunavik[9].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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