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Coteaux-de-coiffy

région viticole From Wikipedia, the free encyclopedia

Un coteaux-de-coiffy[note 2], appelé vin de pays des coteaux de Coiffy jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone, produit dans la micro-région naturelle française d'Apance-Amance, au sud-est du département de la Haute-Marne.

Type d'appellation(s)IGP de zone
Reconnue depuis1989 (VDP) et 2009 (IGP)
PaysDrapeau de la France France
Région parentevignoble de Champagne
Faits en bref Type d'appellation(s), Reconnue depuis ...
Coteaux-de-coiffy
Image illustrative de l’article Coteaux-de-coiffy
Vin blanc des coteaux de Coiffy.

Type d'appellation(s) IGP de zone
Reconnue depuis 1989 (VDP) et 2009 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Champagne
Localisation Haute-Marne (Apance-Amance)
Climat semi-continental
Sol argilo-gréseux ou argilo-marneux
Superficie plantée 26 hectares
Cépages dominants gamay noir à jus blanc N[note 1], pinot noir N, meunier N, chardonnay B, gamaret N, pinot gris G, auxerrois B, pinot blanc B, aligoté B, arbane B et petit meslier B
Vins produits rouges, rosés et blancs
Rendement moyen à l'hectare maximum 75 hl/ha[1]
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Histoire

C'est vraisemblablement au IXe siècle que l'évêque de Langres détacha des religieux à Coiffy-le-Haut pour y implanter un vignoble[2]. Le vin de Coiffy s'était forgé au fil du temps une solide réputation et au milieu du XIXe siècle les trois quarts des 240 familles de la commune vivaient d'un vignoble d'environ 250 hectares. Néanmoins, l'infestation du vignoble européen par le phylloxéra à partir de 1863 fit disparaitre environ la moitié du vignoble français, dont celui de Coiffy.

En 1983, un groupe d'exploitants agricoles décida de relancer l'activité vinicole, vendant initialement leur production comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Pour valoriser un peu cette production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics la reconnaissent en comme ayant droit au label « vin de pays » (VDP, créé en 1968)[3], sous le nom de « vin de pays des coteaux de Coiffy », à condition de titrer au moins 9° en rouge et 9,5° en blanc, d'être produit dans les cantons de Bourbonne-les-Bains (où se trouve Coiffy-le-Haut) et de Terre-Natale (où se trouve Coiffy-le-Bas), à partir de cinq cépages (chardonnay, auxerrois, pinot noir, pinot gris et gamay) et avec un rendement limité à 70 hl/ha[4]. Le décret de 1989 est modifié en (autorisation d'indiquer le cépage en cas de vin mono-cépage)[5], en (autorisation des quatre cépages pinot blanc, aligoté, arbane et petit meslier)[6], en (autorisation à 90 hl/ha pour le rendement agronomique, comprenant les lies, bourbes et produits non vinifiés)[7], en (autorisation du meunier)[8] et en (autorisation du gamaret)[9].

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[10] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[11] ; le vin de pays des coteaux de Coiffy devient donc le l'IGP « Coteaux de Coiffy »[12]. Le cahier des charges de cette IGP est publié par arrêté en (autorisant la production de vin mousseux)[1]. Mais, en 2012, le Comité interprofessionnel du vin de Champagne, craignant la concurrence, saisi le Conseil d'État pour faire annuler l'arrêté homologuant le cahier des charges autorisant du mousseux, au motif que ce document ne démontrait pas suffisamment l'existence d'un lien entre ces territoires et la production de mousseux. Le CIVC obtient gain de cause au cas par cas, en pour l'IGP coteaux-de-coiffy, avec annulation du cahier des charges de 2011 pour les passages mentionnant du mousseux[13]. Les vins des coteaux de Coiffy sont promus, depuis 1992, par la confrérie des maîtres-vignerons de Coiffy, dont le grand maître est, depuis 2017, Claude Piquard.

Vignoble

Aire de production

Image externe
Carte des communes concernées

Selon le cahier des charges, la production du coteaux-de-coiffy est limité à deux cantons de la Haute-Marne[1] (dans leurs limites d'avant la réforme cantonale de 2015), soit un total de 25 communes :

Géologie et orographie

Le vignoble s'étage entre environ 300 et 400 mètres d'altitude, sur des coteaux à forte déclivité en marge occidentale d'une des digitations des plateaux de la Saône. Ces coteaux, situés en têtes d'étroites vallées du bassin amont de la Petite-Amance (affluent de l'Amance) s'ouvrant vers le sud-ouest, sont abrités des vents du nord et bénéficient d'une très bonne exposition solaire.

Les vignobles sont établis sur des substrats détritiques d'argiles marno-gréseuses (grès-rhétien, dolomie de Beaumont du Lacien et marnes irisées du Keuper-supérieur)[14].

Climatologie

Encépagement

Des grappes d'auxerrois, un des cépages du vignoble de Coiffy.

L'encépagement défini pour cet IGP répond parfaitement à l'ampélographie du terroir, les cépages retenus composant une belle palette aromatique.

Pour les rouges et rosés : gamay noir à jus blanc N[note 1], pinot noir N, meunier N et gamaret N ; auxquels merlot N et syrah N ont été ajoutés en 2011.

Pour les blancs : chardonnay B, pinot gris G, auxerrois B, pinot blanc B, aligoté B, arbane B et petit meslier B ; auxquels viognier B, gewurztraminer Rs ainsi que quatre variétés de muscats (muscat blanc à petits grains B, muscat rose à petits grains Rs, muscat cendré B et muscat ottonel B) ont été ajoutés en 2011[1].

Conduite de la vigne

Le mode de conduite « en lyre » permettant d'obtenir des vignes liantes et larges convient très bien au climat semi-continental du nord-est de la France. La lyre est constituée de deux piquets disposés en V, à l'image de l'instrument de musique. Les ceps (pieds de vigne) étant alignés au centre, les pampres forment deux rideaux de végétation bien distincts maximisant l'exposition foliaire et la qualité végétative. La maîtrise du processus de maturation du raisin en est ainsi optimisée.

Dégustation de rosé des coteaux-de-coiffy

Les vins produits sont très aromatiques tout en bénéficiant d'un titre volumique et d'une structure leur conférant une bonne aptitude au vieillissement. Ils peuvent ainsi être dégustés aussi bien jeunes « sur le fruit » que comme vins de garde.

Pour en bénéficier, les vins doivent être issus de vendanges réalisées sur les territoires des communes de Coiffy-le-Haut, Coiffy-le-Bas et Laneuvelle. La zone couverte par cette dénomination est complantée d'environ 26 hectares de vignobles de coteaux. Le rendement revendiqué à l'hectare est de 70 hectolitres, le rendement agronomique étant plafonné à 90 hl/ha (l'écart entre ces deux valeurs correspondant aux lies, bourbes et éventuels produits non vinifiés).

Vins

Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom de coteaux-de-coiffy la production de vins tranquilles rouges, rosés et blancs, ainsi que de vins mousseux dans les trois couleurs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que par la mention « primeur » ou « nouveau »[1].

Depuis l'attribution de la dénomination par l'Institut national de l'origine et de la qualité en 1989, les vins de Coiffy se voient régulièrement primés par diverses distinctions qualitatives, dont celles du Concours général agricole de Paris, les plus reconnues de la filière vinicole. Les caves de producteurs sont ouvertes à la dégustation et l'achat direct, tant des œnophiles avertis que des nombreux amateurs de passage.

Notes et références

Voir aussi

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