Wikiwand AI

Coupe du monde de football 2030

24e Coupe du Monde de la FIFA en 2030 From Wikipedia, the free encyclopedia

La Coupe du monde de football 2030 ou Coupe du monde de la FIFA 2030 est la 24e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et disputée par les meilleures sélections nationales masculines.

Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 24e
Lieu(x) Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau du Portugal Portugal

(Premiers matchs, célébration du Centenaire :
Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau du Paraguay Paraguay
Drapeau de l'Uruguay Uruguay)
Faits en bref Sport, Organisateur(s) ...
Coupe du monde de football 2030
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 24e
Lieu(x) Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau du Portugal Portugal

(Premiers matchs, célébration du Centenaire :
Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau du Paraguay Paraguay
Drapeau de l'Uruguay Uruguay)
Date les 8 et (premiers matchs pour le centenaire)
du au (suite de la compétition)
Site web officiel Site officiel
Palmarès
Tenant du titre Espagne (2)

Navigation

Fermer

Elle débutera les 8 et 9 juin 2030 par trois matchs en Uruguay, en Argentine, au Paraguay (un dans chaque pays) pour célébrer le Centenaire de la compétition dont la première édition s'était tenue en Uruguay, et se jouera ensuite du 13 juin au 21 juillet 2030 en Espagne, au Maroc et au Portugal[1], selon un communiqué de la FIFA publié en octobre 2023[2].

Il s'agira de la première phase finale en Amérique du Sud depuis le Brésil en 2014, en Europe depuis la Russie en 2018 et en Afrique depuis l'Afrique du Sud en 2010, soit la première Coupe du monde de l'histoire organisée sur trois continents.

Initialement prévue pour 48 participants (comme lors de la précédente édition), la phase finale de cette Coupe du monde pourrait finalement accueillir 64 équipes. En effet, une proposition soumise en ce sens est actuellement étudiée par la FIFA[3]. Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, et Salman Al Khalifa, président de la confédération asiatique (AFC), s’y opposent fermement[4]. De plus, l'Espagne, le Portugal et le Maroc ont fait savoir à la FIFA qu'ils refuseraient également ce projet, ayant candidaté pour un Mondial à 48. De son côté, le président de la Conmebol a fait savoir que les pays d'Amérique du Sud qui avaient candidaté à la base pour l'intégralité du tournoi avant d'y renoncer peuvent organiser plus de matchs[5].

Attribution

L'Uruguay envisage très tôt l'idée d'organiser le mondial 2030 car il a accueilli la première édition en 1930. L'idée émane de l'ancien président uruguayen Tabaré Vásquez. Il fait part de son envie à la FIFA en invitant son président, Sepp Blatter, en 2005 à Montevideo[6]. Ne pouvant l'organiser seul compte tenu des moyens dont il dispose, l'Uruguay entreprend d'associer son voisin argentin du Río de la Plata dans une candidature commune. Celle-ci est lancée dès 2009, avec bien évidemment le soutien de la FIFA et de la CONMEBOL[7]. Cette candidature prend corps en 2013 dans le cadre d'une commission binationale impliquant les acteurs du tourisme et en 2016 sous l'impulsion de Initiative 2030, un organisme binational visant à mobiliser à la fois les acteurs du tourisme et du sport pour promouvoir la candidature et remporter la tenue de l'évènement[8]. Elle est présentée lors d'un match amical entre les deux nations disputé le 31 août 2017 à Montevideo par Luis Suárez et Lionel Messi les deux joueurs-vedettes s'affichant avec respectivement les numéros 20 et 30 sur leur maillot[9]. Cette première candidature est étendue ensuite la même année au Paraguay[10] à l'initiative de la CONMEBOL[11] (suite au passage de 32 à 48 équipes décidé en janvier 2017[12]) et en février 2019 au Chili[13], initialement envisagé par l'Uruguay comme partenaire de remplacement en cas de désistement de l'Argentine ou comme troisième pays potentiellement associé de la candidature[14].

Affiche de la première candidature commune au mondial 2030.

D'autres candidatures sont envisagées à la fin des années 2010 comme par exemple Grèce–Bulgarie–Roumanie–Serbie, Grande-Bretagne–Irlande ou encore Chine[15],[16]. Le tandem Espagne-Portugal, déjà candidat pour les mondiaux 2018 et 2022, prend quant à lui le temps de peaufiner son dossier[17]. Il en est de même pour le Maroc, candidat à cinq reprises depuis l'édition 1994 et qui cette fois est en recherche de pays susceptibles de s'associer[18].

L'Espagne et le Portugal déposent finalement leur candidature commune en 2021. C'est seulement la deuxième candidature déposée pour le mondial 2030 après celle des sud-Américains. Le duo hispano-portugais intègre ensuite à son dossier l'Ukraine en octobre 2022 par solidarité envers ce pays en guerre[19]. L'idée d'inclure les Ukrainiens sera cependant rapidement abandonnée.

Le principal atout de la candidature sud américaine face à la candidature ibérique est l'anniversaire de la première édition. Le projet sud-américain impliquant quatre pays doit cependant faire face à un élargissement du tournoi récemment décidé accompagné de nouvelles exigences de la FIFA qui demande notamment douze stades d'une capacité minimale de 48 000 places[20], ce qui constitue un défi économique et logistique non négligeable[21]. En mars 2023, le Maroc, qui n'a pas trouvé les partenaires espérés au Maghreb, se joint au dossier Espagne—Portugal et vient ainsi consolider l'unique candidature concurrente de l'Amérique du Sud[22], ce qui met un frein par ailleurs à une candidature commune un temps envisagée Arabie Saoudite–Egypte–Grèce et menée par l'Arabie Saoudite[23]. Le dossier Espagne–Maroc—Portugal hypothèque les chances de la candidature sud américaine de l'emporter. Cette dernière est alors remplacée par une candidature plus modeste se limitant à quelques matchs en Uruguay, Argentine et Paraguay placés sous le signe de la célébration du centenaire de la première édition. Le projet est proposé par la CONMEBOL à la FIFA[24].

La FIFA retient l'idée de la CONMEBOL et formule une proposition générale combinant les candidatures qui est ensuite approuvée par les fédérations et confédérations concernées[24]. Le 4 octobre 2023, la FIFA annonce son choix pour l'organisation de l'édition 2030 : l'Espagne, le Maroc et le Portugal accueilleront la part principale, tandis que l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay accueilleront le début du tournoi avec trois matchs (un dans chaque pays et une cérémonie commémorative à Montevideo) pour célébrer le centenaire de la première édition[25]. S'estimant évincé, le Chili critique cette décision[26]. La décision est entérinée lors du congrès de la FIFA le 11 décembre 2024[27].

Le tournoi débutera ainsi par trois matchs en Amérique du Sud les 8 et 9 juin 2030 avec une cérémonie de célébration du centenaire et se jouera ensuite du 13 juin au 21 juillet 2030 en Espagne, au Portugal et au Maroc avec également une cérémonie « d'ouverture » le 13 juin[28].

Les équipes des 6 pays hôtes sont qualifiées d'office, les trois pays hôtes sud-américains joueront leur premier match à domicile[28].

C'est la première fois que le Portugal et le Maroc accueillent la Coupe du monde et la deuxième fois pour l'Espagne après 1982. C'est aussi la première fois que le Paraguay va accueillir un match de phase finale et la deuxième fois pour l'Uruguay et l'Argentine qui ont déjà pleinement accueilli le mondial (respectivement en 1930 et 1978).

Villes et stades

Pays hôtes

18 stades proposés par les fédérations nationales ibériques et marocaine pour accueillir la Coupe du monde 2030[29] :

  • Espagne : 9 stades dans 7 villes différentes (retrait récent de Malaga et La Corogne[30]). Souhait d'accueillir la finale : Camp Nou et Bernabéu sont candidats[31].
  • Portugal : 3 stades dans 2 villes différentes. Souhait d'accueillir au moins une demi-finale[32].
  • Maroc : 6 stades proposés dans 6 villes différentes. Souhait d'accueillir la finale[31].
Les 9 stades espagnols
Barcelone Madrid
Camp Nou
(en cours de rénovation)
RCDE Stadium Bernabéu Estadio Metropolitano
Capacité prévue après rénovation : 105 000 Capacité : 40 000 Capacité : 80 000 Capacité : 70 000
Las Palmas Bilbao
Stade de Grande Canarie
(Rénovation prévue)
Stade San Mamés
Capacité : 40 000 Capacité : 53 331
Saint-Sébastien Séville Saragosse
Stade d'Anoeta Stade La Cartuja Stade de La Romareda
(Rénovation prévue)
Capacité : 40 000 Capacité : 70 000 Capacité : 43 114
Les 3 stades portugais
Lisbonne
Estádio da Luz (rénovation prévue[33])
Capacité : 70 000
Lisbonne
Estádio José Alvalade
Capacité : 52 095
Porto
Stade du Dragon
Capacité : 50 033
Les 6 stades marocains
Casablanca Agadir Fès Marrakech
Stade Hassan II
(en construction)
Stade Adrar
(Rénovation prévue)
Stade de Fès
(Rénovation prévue)
Stade de Marrakech
(Rénovation prévue)
Capacité prévue : 115 000 Capacité : 46 000 Capacité : 55 000 Capacité : 45 240
Rabat Tanger
Stade Prince Moulay Abdellah
(Rénovation prévue)
Stade Ibn-Batouta
(Rénovation prévue)
Capacité : 69 500 Capacité : 76 000

Hôtes des festivités du Centenaire

Trois villes sud-américaines ont été sélectionnées pour accueillir les trois premiers matchs : Buenos Aires en Argentine, Asuncion au Paraguay et Montevideo en Uruguay[34].

Les 3 stades sud-américains
Buenos Aires
Stade Monumental
Capacité : 100 000 places prévues, stade bientôt en cours de rénovation
Montevideo
Stade Centenario
Capacité : 60 235
Asuncion
Stade Osvaldo Domínguez Dibb
Capacité :

47 000 places prévues, rénovation pour la coupe du monde

Équipes qualifiées

Sous réserve de confirmation : le tableau suivant se projette sur une phase finale réunissant 48 équipes, comme en 2026.

Les 48 équipes nationales qualifiées pour la phase finale par confédération et par expérience.
Carte Europe (UEFA)
16 places
(dont deux aux pays hôtes)
Asie (AFC)
8 ou 9 places
Afrique (CAF)
9 ou 10 places
(dont une au pays hôte)
  • Équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2030
  • Équipes pouvant encore se qualifier
  • Équipes non-qualifiées pour la Coupe du monde 2030
  • Équipes suspendues / Forfaits
  • Équipes non membres de la FIFA
Espagne PO T : 18e phase finale
Portugal PO : 10e phase finale





Maroc PO : 8e phase finale
Amérique du Nord, Centrale
et Caraïbes
(CONCACAF)
6 à 7 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
6 ou 7 places (dont trois aux pays hôtes)
Océanie (OFC)
1 ou 2 places
Argentine PO : 20e phase finale
Uruguay PO : 16e phase finale
Paraguay PO : 10e phase finale

Polémiques

La dispersion des matchs du tournoi mondial de 2030 sur trois continents est l'objet de nombreuses critiques et interrogations à la fois sur les plans environnemental et géopolitique. Cette coupe du monde de fait nécessitera davantage de déplacements sur de longues distances. Selon certains observateurs la FIFA aurait sélectionné les hôtes afin de garantir pour 2034 le champ libre à la candidature de l'Arabie saoudite[35]. Sont également pointées du doigt les difficultés pour les supporters des équipes qui seraient tirées au sort pour jouer sur le continent sud-américain contre l'Argentine, le Paraguay ou l'Uruguay, ainsi que la fatigue supplémentaire liée aux longs voyages pour toutes ces équipes[36]. Sepp Blatter, ancien président de la FIFA, estime qu'un tel tournoi mondial disputé dans plusieurs pays à la fois perd de son âme. Il regrette aussi que, compte tenu des cent ans de la première édition, le Mondial ne soit pas entièrement organisé en Amérique du Sud[37].

Le Maroc est accusé par plusieurs associations de défense des animaux, dont PETA et la fondation Brigitte-Bardot, et des personnalités médiatiques comme David Hallyday, de procéder à un abattage de masse des chiens errants, afin qu'ils ne donnent pas « une mauvaise image » du pays lors de la coupe du monde[38],[39]. Le nombre de chiens concernés est estimé à trois millions, soit un abattage d'environ 500 000 par an[40]. Bien que l'État marocain se défende de mener une telle politique, des vidéos et des témoignages prouvent que cet abattage de masse a bien lieu, sur ordre des autorités locales[38]. Face à cette polémique, le gouvernement a adopté le un projet de loi sur la protection des animaux errants, dont l'examen est en cours au Parlement[41],[38].

En juillet 2026, Infantino, président de la FIFA, annonce le projet d'ouvrir la porte de l'organisation à des investisseurs privés à des fins lucratives. Face à la vive opposition de l'UEFA et aux menaces de boycott, la FIFA retire son projet dès le [42].

Suite à l'afflux massif de migrants à Ceuta fin juillet 2026, le parti politique écologiste portugais a demandé le 5 août 2026 au Premier ministre portugais de ne pas co-organiser le mondial avec le Maroc et d'entreprendre les démarches nécessaires avec le gouvernement espagnol pour exclure le Maroc de l'organisation[43]. En Espagne, des partis politiques de diverses sensibilités réclament également l'exclusion du Maroc de l'organisation. Ces réactions interviennent dans un contexte d'incertitude tant pour la FIFA que pour les organisateurs du tournoi. La question principale est celle du stade qui accueillera la finale[44].

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks