Coupe du monde de football 2030
24e Coupe du Monde de la FIFA, prévue en Afrique du Nord, Europe, Amérique du Sud en 2030
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La Coupe du monde de football 2030 est la 24e édition de la Coupe du monde de football masculin, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales.
Elle se déroulera en Espagne, au Maroc et au Portugal, dont la candidature commune était seule en lice[1], selon un communiqué de la FIFA publié en . La décision officielle est entérinée le , après un vote du congrès[2], et les dates sont annoncées : le tournoi se déroulera officiellement du au [3].
Afin de célébrer les 100 ans de la première édition (1930 en Uruguay), la FIFA prend la décision de programmer trois matchs dans des villes d'Amérique du Sud[2] :
- Asuncion (Paraguay) ;
- Buenos Aires (Argentine) ;
- Montevideo (Uruguay).
Ces trois rencontres inaugurales en Amérique du Sud seront disputées par anticipation les et .
Le tournoi se déroulera donc sur trois continents (Afrique, Amérique du Sud et Europe)[4]. Il s'agira de la première Coupe du monde organisée en Afrique depuis 2010, en Amérique du Sud depuis 2014, ainsi qu'en Europe depuis 2018.
Les six pays concernés par l'accueil des matchs sont qualifiés d'office pour la phase finale[1],[5].
Initialement prévue pour 48 participants, la phase finale de cette Coupe du monde du centenaire pourrait finalement accueillir 64 équipes. En effet, une proposition soumise en ce sens est étudiée par la FIFA[6]. Pour l’heure, difficile d'imaginer une telle formule. Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, et Ibrahim Al Khalifa, président de la confédération asiatique (AFC), s’y opposent fermement[7]. De plus, les 3 pays hôtes ont fait savoir à la FIFA qu'ils refuseraient également ce projet, car ils avaient candidatés pour un Mondial à 48, non à 64.
Villes et stades
Pays organisateur
20 stades sont sélectionnés pour accueillir la Coupe du monde 2030[8] :
- Espagne : 11 stades dans 9 villes différentes
- Portugal : 3 stades dans 2 villes différentes
- Maroc : 6 stades dans 6 villes différentes
| Barcelone | Madrid | ||
|---|---|---|---|
| Camp Nou (stade rénové) |
RCDE Stadium | Stade Santiago-Bernabéu | Estadio Metropolitano |
| Capacité : 105 000 | Capacité : 40 000 | Capacité : 80 000 | Capacité : 70 000 |
| La Corogne | Malaga | ||
| Stade de Riazor
(stade rénové) |
Stade de La Rosaleda
(stade rénové) | ||
| Capacité : 40 000 | Capacité : 40 000 | ||
| Las Palmas | Bilbao | ||
| Stade de Grande Canarie (stade rénové) |
Stade San Mamés | ||
| Capacité : 40 000 | Capacité : 53 331 | ||
| Saint-Sébastien | Séville | Saragosse | |
| Stade d'Anoeta | Stade La Cartuja | Stade de La Romareda (stade rénové) | |
| Capacité : 40 000 | Capacité : 70 000 | Capacité : 42 500 | |
| Lisbonne | |
|---|---|
| Estádio da Luz | |
| Capacité : 66 000 | |
| Lisbonne | |
| Estádio José Alvalade | |
| Capacité : 50 000 | |
| Porto | |
| Stade du Dragon | |
| Capacité : 50 000 | |
| Casablanca | Agadir | Fès | Marrakech |
|---|---|---|---|
| Stade Hassan II (nouveau stade) |
Stade Adrar (stade rénové) |
Stade de Fès (stade rénové) |
Stade de Marrakech (stade rénové) |
| Capacité : 115 000 | Capacité : 46 000 | Capacité : 55 000 | Capacité : 45 240 |
| Rabat | Tanger | ||
| Stade Prince Moulay Abdellah (stade rénové) |
Stade Ibn-Batouta (stade rénové) | ||
| Capacité : 68 700 | Capacité : 76 000 | ||
Stade inauguraux
Trois villes sud-américaines ont été sélectionnés pour accueillir les matchs d'ouverture pour fêter le centenaire de la compétition : Buenos Aires en Argentine, Asuncion au Paraguay et Montevideo en Uruguay[8].
| Stade Monumental | |
| Capacité : 84 567 | |
| Stade Centenario | |
| Capacité : 60 235 | |
| Estadio Conmebol
(stade rénové) | |
| Capacité : 47 000 | |
Équipes qualifiées
| Carte | Europe (UEFA) 16 places (dont deux aux pays hôtes) |
Asie (AFC) 8 ou 9 places |
Afrique (CAF) 9 ou 10 places (dont une au pays hôte) |
|
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| Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF) 6 à 7 places |
Amérique du Sud (CONMEBOL) 6 ou 7 places (dont trois aux pays hôtes) | ||
| Océanie (OFC) 1 ou 2 places |
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Polémiques
La répartition des matchs du tournoi mondial de 2030 sur trois continents est l'objet de nombreuses critiques. Les réactions négatives viennent aussi bien de la part des supporters, des responsables du football que de groupes environnementaux. La grande distance entre l'Amérique du Sud et l'Europe ou l'Afrique du Nord nécessiterait des voyages en avion considérables, ce qui augmenterait l' « empreinte carbone » de la compétition et serait en contradiction avec la « neutralité carbone » espérée par la FIFA[9]. Sont également pointées du doigt les difficultés pour les supporters des équipes qui seraient tirées au sort pour jouer sur le continent américain contre l'Argentine, le Paraguay ou l'Uruguay, ainsi que la fatigue supplémentaire liée aux longs voyages pour toutes ces équipes. L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a averti que le nombre d'hôtes qui accueilleraient la Coupe du monde de la FIFA 2030 ferait « perdre son identité » au tournoi. D'autres ont argué qu'avec le système théorique de rotation de la FIFA, la CONCACAF (qui accueillera la Coupe du monde de la FIFA 2026), la CONMEBOL, l'UEFA et la CAF ne postuleraient pas pour l'édition suivante (2034), laissant cette dernière ouverte seulement à l'AFC et à l'OFC. Cela a conduit à des accusations selon lesquelles la FIFA aurait sélectionné les hôtes afin de garantir pour 2034 le champ libre à la candidature de l'Arabie saoudite, membre de l'AFC, malgré les controverses en matière de droits de l'homme concernant le pays du Moyen-Orient.
Le Maroc est accusé par plusieurs associations de défense des animaux, dont PETA et la fondation Brigitte-Bardot, et des personnalités médiatiques comme David Hallyday, de procéder à un abattage de masse des chiens errants, afin qu'ils ne donnent pas « une mauvaise image » du pays lors de la coupe du monde[10],[11]. Le nombre de chiens concernés est estimé à trois millions, soit un abattage d'environ 500 000 par an[12]. Bien que l'État marocain se défende de mener une telle politique, des vidéos et des témoignages prouvent que cet abattage de masse a bien lieu, sur ordre des autorités locales[10]. Face à cette polémique, le gouvernement a adopté le un projet de loi sur la protection des animaux errants, dont l'examen est en cours au Parlement[13],[10].

