Couscous connection
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La couscous connection est le nom donné à un trafic international de stupéfiants et de blanchiment d'argent - ayant impliqué principalement des Tunisiens - qui se déroula pendant les années 1980.
En , des hommes de la brigade des stupéfiants parisienne reçoivent des informations d'un indicateur quant à l'existence d'un trafic d'héroïne dans les rues du quartier de Belleville[1]. Les filatures conduisent à l'ouverture d'une information judiciaire ouvrant la voie à une surveillance téléphonique qui permet l'identification de Samir Kardi et de sa compagne Rosa Jendoubi[1]. Le , celle-ci part s'approvisionner en Belgique et une perquisition menée le lendemain permet la découverte de 180 grammes d'héroïne, d'un faux permis de conduire néerlandais, d'une arme, de reçus de la Caisse d'épargne pour des versements de 85 000 francs français et d'un lot de factures pour des bijoux[1].
Fuite
D'autres investigations mènent à Rachid Haddad, lui aussi chargé du transport de la marchandise depuis Amsterdam et connu de la brigade, puis à Fathi Oueslati, l'un des « frères Roma »[2] qui tiennent le marché de la drogue à Belleville[1]. Le , la brigade identifie Hedi Ben Hassen, qui se trouve être le neveu de Frej Guedoura, alors chef des services spéciaux et de la sécurité nationale tunisienne, et Habib Ben Ali, frère ainé[3] de Zine el-Abidine Ben Ali, président de la République tunisienne[1]. C'est à Orly-Sud que Ben Hassen est arrêté mais Ben Ali parvient à quitter le territoire après avoir présenté un passeport diplomatique et fait état de son lien de parenté avec le président[1].