Couvent des Cordelières (Paris)

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PaysDrapeau de la France France
DépartementParis
Couvent des Cordelières
Les vestiges du réfectoire gothique du couvent, vus de la rue de Julienne.
Les vestiges du réfectoire gothique du couvent, vus de la rue de Julienne.
Présentation
Culte Catholique romain
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 50′ 05″ nord, 2° 20′ 49″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Couvent des Cordelières
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Couvent des Cordelières
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Couvent des Cordelières

Le couvent des Cordelières (nom complet : couvent des Cordelières de l'église de Sainte-Claire à l'Ourcine-lèz-Saint-Marcel (près de Paris)[1]), est un couvent fondé en 1289, par Gallien de Poix[2] dans le faubourg Saint-Marcel aux portes de Paris à la demande de Marguerite de Provence, désormais disparu.

À l'emplacement de son enclos ont été percées la rue de Julienne, la rue Pascal et la rue des Cordelières.

L'établissement est également connu sous les noms de couvent des sœurs Meneures (sœurs Mineures) de Sainte-Claire à l'Ourcine-lèz-Saint-Marcel[1], ou couvent des Clarisses de Lourcine[3]. En 1652, la maison des cordelières est aussi dite couvent Saint-Marcel car elle est située à l'extrémité du faubourg Saint-Marcel[1], et couvent des urbanistes[4],[5].

Historique

Fondé en 1289, grâce à la protection de Marguerite de Provence devenue veuve de saint Louis, ce couvent de clarisses accueille leur fille Blanche qui y meurt en 1320. Ces cordelières, dont la fondation remonte à 1270[6], avaient été transférées de Troyes (Champagne) au faubourg Saint-Marcel, en 1289[7]. Les bâtiments s'étendent alors le long de la rue de Lourcine sur huit hectares situés en bordure de la Bièvre. Ils sont très exposés aux crues de la rivière et sont largement endommagés lors du siège de Paris par Henri IV en 1589-1590[8].

Couvent des Cordelières sur plan de 1739.

Les Petites-Cordelières, détachées du couvent de Lourcine s'établissent d'abord, de 1632 à 1687, dans le quartier du Marais, rue Pavée (nos 1 et 3), à l'angle de la rue des Francs-Bourgeois puis au faubourg Saint-Germain dans leur couvent de la rue de Grenelle[9] (no 11, démolie vers 1963[10]). Elles sont réunies aux Cordelières de la rue de Lourcine en 1749 après la suppression de leur maison[1].

Confisqué comme bien national à la Révolution, l'ensemble conventuel du faubourg Saint-Marcel est vendu en 1796 aux industries de tanneries implantées dans la vallée de la Bièvre. Sur le domaine de l'ancien couvent, plusieurs rues sont ouvertes, la rue de Julienne en 1805, la rue Pascal en 1827 et la rue des Cordelières en 1825. Les bâtiments sont transformés en 1834 et deviennent l'hôpital de Lourcine ; puis à partir de 1972 ils sont progressivement détruits pour faire place à l'hôpital Broca moderne. C'est à cette période que sont retrouvés les vestiges du réfectoire gothique qui est relevé et visible depuis la rue de Julienne.

Le couvent a été propriétaire du Livre d'heures de Jeanne de Navarre du XVe siècle au XVIIIe siècle.

Liste des abbesses

Notes et références

Annexes

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