Le couvent des Grands Minimes du Plessis-lès-Tours est situé à La Riche. Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2007[1].
Le couvent accueille le tombeau de saint François de Paule, le fondateur de l'ordre des Minimes, appelé en France par Louis XI, qui espérait que les prières du moine le sauvent de la mort.
Charles VIII a financé les travaux de construction du couvent. Le bâtiment était constitué d'une église avec son cloître, d'un réfectoire surmonté de quatorze cellules pour les moines, d'un oratoire communicant avec l'église, d'un bâtiment pour le chapitre et sa sacristie, de cuisines et de caves, de deux prisons pour les moines, d'une chapelle et du dortoir de Saint François, isolé des autres moines.
L'église fut agrandie au XVIesiècle. Le couvent atteignit son apogée le siècle suivant. L'église et les bâtiments annexes furent agrandis et reçurent une nouvelle décoration. C'est probablement à cette époque que le bâtiment des serviteurs a été construit, le seul restant.
Pendant la révolution, le couvent fut vendu comme bien national. L'église fut détruite et le matériel vendu. Le bâtiment religieux, en ruine, fut démoli avant la fin du XIXe siècle.
En 1877, une chapelle néogothique fut construite selon les plans de Charles et Gustave Guérin, sur le site de la tombe où le corps du saint avait été déposé avant d'être brûlé par les huguenots en 1662. La chapelle ne fut jamais terminée et seuls le chœur et l'abside furent construits. [1]
Dortoir du couvent.
Malgré l'incendie du dortoir en 2008, l'Ordre des Minimes de Rome a acquis l'ensemble du couvent en 2010 et le possède encore aujourd'hui. Malheureusement, ce bâtiment avec son architecture unique, classé monument historique, est inaccessible et très dégradé. [2]
Michel Laurencin, «Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle», dans Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995.