Crique Inipi
rivière française de Guyane
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La Crique Inipi est un cours d'eau de la Guyane française, long de 70 km et affluent de la rivière Camopi en rive gauche, donc sous-affluent de l'Oyapock.
| Crique Inipi | |
La crique Inipi pendant une expédition d'Henri Coudreau en 1890. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 69,9 km [1] |
| Bassin | 795 km2 |
| Bassin collecteur | Oyapock |
| Régime | pluvial équatorial |
| Cours | |
| Source | près du Mont Siminirit |
| · Localisation | Camopi |
| · Altitude | 567 m |
| · Coordonnées | 3° 04′ 50″ N, 53° 05′ 05″ O |
| Confluence | Camopi |
| · Localisation | Camopi |
| · Altitude | 73 m |
| · Coordonnées | 3° 05′ 18″ N, 52° 45′ 09″ O |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Criques Emerillon et Pian Bois |
| · Rive droite | Crique Rachel |
| Pays traversés | |
| Département | Guyane |
| Régions traversées | |
| Principales localités | Camopi |
| Sources : SANDRE : Sandre, « 61120500 », OpenStreetMap, Géoportail | |
| modifier |
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Géographie
Cours de la rivière
La crique Inipi prend sa source à 567 m d'altitude, près du mont Siminirit, dans le parc amazonien de Guyane, au nord-ouest de la commune de Camopi. Elle coule d'abord vers le nord-est, puis vers le sud-ouest jusqu'à rejoindre la rivière Camopi en rive gauche, à 73 m d'altitude, toujours sur la commune de Camopi. La rivière possède par ailleurs deux sauts (Koumaka et Petit Saut Inipi) ainsi qu'un dégrad (près de la confluence avec son affluent, la crique Emerillon)[1].
Commune traversée
La crique Inipi traverse donc une seule commune, Camopi, dans le département de la Guyane et dans l'arrondissement de Saint-Georges[1].
Bassin versant
Son bassin versant a une superficie de 795 km2 et arrose la seule commune de Camopi[2].
Affluents
Hydrologie
Histoire
Elle fut explorée par Henri Coudreau en 1890[3].
Aménagement et écologie
Milieu naturel
La crique prend sa source non loin du Sommet Tabulaire qui constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un site avec une diversité écologique, abritant une biodiversité patrimoniale[4]. Cette région est une succession de crêtes avec un vaste plateau culminant à 830 m, entaillés par des criques et des vallées, reposant sur un socle de gabbro, et dont les versants sont recouverts de forêts majestueuses. De petites savanes-roches sont également localisés au pied de ces montagnes[4].
La crique longe ensuite sur une partie de son cours le sud-est de la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I appelée Massif des Emérillons et piton Baron. Ce massif granitique possède un relief très accidenté avec de hautes crêtes culminant à 600 m. Sur les pentes les plus raides, les affleurements rocheux se présentent sous l'aspect de vastes zones dénudées. Comme dans les autres massifs granitiques de Guyane, les hautes vallées encaissées des criques sont encombrées par l'amoncellement en sous-bois d'énormes blocs rocheux. Situés au pied des collines du sud du massif, ceux-ci figurent parmi les plus spectaculaires de Guyane. Les principaux habitats de cette ZNIEFF sont constitués de savanes-roches liées aux inselbergs, de forêts basses de transition et de forêts primaires de moyenne altitude présentant un caractère submontagnard[5].
La totalité du cours de la rivière est également compris dans le cœur de parc du parc amazonien de Guyane.