Cyril Lemieux
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Cyril Lemieux (né le ) est un sociologue français, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses domaines de recherche sont l’étude des médias d’une part, l’analyse des limites que rencontre la pensée sociologique au sein de la société et dans les sciences sociales, d’autre part.
Il a été formé en science politique (IEP de Bordeaux, maîtrise à l’Université Paris 1), en philosophie (DEA à l’Université Paris 1) et en sociologie (DEA et thèse à l’EHESS). De 1998 à 2001, il a été chargé de recherche au laboratoire de sociologie de l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP)[1]. En 2001, il a été élu maître de conférences à l’EHESS sur une chaire intitulée « Sociologie des médias et de l’espace public [UMO2] ». En 2011, il a été élu directeur d’études à l’EHESS sur une chaire intitulée « Médias et contre-pouvoirs à l’ère numérique. Une sociologie de l’accès à la visibilité publique ». Il est le frère d’Emmanuel Lemieux.
Travaux
La publication de Mauvaise presse. Une sociologie compréhensive du travail journalistique et de ses critiques (2000) lui a donné une audience nationale dans le champ de la critique des médias, lui valant également des critiques provenant des publications les plus radicales en la matière (Acrimed, PLPL)[2]. Il a également coordonné dans ce domaine des numéros de la revue Politix sur la prise de parole en public (avec Dominique Cardon et Jean-Philippe Heurtin, 1995) et sur les scandales (avec Damien de Blic, en 2005).
Une autre partie de ses travaux s’attache à analyser les mécanismes sociaux qui limitent le raisonnement sociologique au sein des sociétés modernes comme au sein des sciences sociales elles-mêmes. Dans cette perspective, il s’est intéressé notamment aux limites des approches constructivistes (Naturalisme vs constructivisme ?, 2007, avec Michel de Fornel), ainsi qu’aux rapports entre la sociologie et les idéologies modernes (Socialisme et sociologie, 2017, avec Bruno Karsenti). Dans son ouvrage Le devoir et la grâce (2009), il a défendu une approche nommée l’analyse grammaticale de l’action (AGA) qui cherche à combiner les apports du pragmatisme de George H. Mead avec la tradition issue des travaux d’Émile Durkheim. Sa défense du holisme de Durkheim l’a conduit à s’opposer aux analyses du sociologue Gérald Bronner dans un entretien où il était confronté à ce dernier, paru en dans Le Nouvel Obs. Sa défense du pragmatisme l’a également conduit à contester dans La Vie des idées l’approche selon lui trop « mécaniste » du sociologue Nicolas Mariot.
Un dernier volet de ses travaux, situé à l’articulation des deux précédents, consiste à tenter de promouvoir la pensée sociologique dans les médias et auprès du grand public. Dans ce domaine, il a tenu des chroniques régulières dans des médias (Lemonde.fr, France-Culture, Libération[3], Alternatives économiques) dont certaines ont fait l’objet d’ouvrages.