Fils de Francisco Batista Anjo et de Francisca Cândida de Oliveira, il se destine à la vie ecclésiastique. Il fait ses premières études dans sa ville natale et, à la recherche d'une meilleure éducation, il entre au séminaire São José, à Rio de Janeiro[1]. Sans vocation pour le sacerdoce, il part pour le Portugal en 1820, et passe son baccalauréat de mathématiques et philosophie en 1824 à l'université de Coimbra[1].t
Ses études terminées, il se perfectionne à Paris, à l'École polytechnique, où il est l'élève de François Arago[2]. De retour au Brésil, en 1827, il est lecteur à l'école militaire et, plus tard, professeur de mécanique en 1847[1].
Il entre au Parti conservateur et est élu député du Rio grande do sul, en 1830[2], puis nommé inspecteur général du Trésor national[1]. En 1834 il démissionne pour raisons de santé, étant nommé en 1835 ministre à Sardaigne[1]. En 1839, il est nommé ministre des finances[1].
De nouveau pour des motifs de santé, il est nommé ministre à Saint-Pétersbourg, et en 1843 à Vienne[3]. De retour au Brésil, il reprend l'enseignement à l'école militaire, et en 1844, il est nommé ministre de la marine. Il occupe ce poste pendant un an[3], ayant créé pendant cette période le corps de fusillier naval[2]. Il quitte le ministère en 1848 et est chargé de l'établissement topographique de la frontière sud du Brésil, terminé en 1849[1],[2].
Il est conseiller d'État, directeur et président de la Banco do Brasil, directeur du jardin botanique en 1850, sénateur de la province de Ceará de 1849 à 1865[1],[2]. Il est aussi membre de diverses institutions, dont l'institut historique et géographique brésilien[1].
Il est aussi auteur de plusieurs travaux de littérature, économie et politique, entre autres le Systema Financial (système financier)[1].