Cândido de Faria
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Jacques Aragonez de Faria (d) |
Cândido Aragonez de Faria, né à Laranjeiras (Sergipe) le et mort à Paris le , signant du nom d'artiste « Faria », est un caricaturiste, peintre, lithographe et affichiste brésilien installé en France à partir de 1882.
Faria fait des affiches pour des artistes de cafés-concerts et pour le cinéma ; il travaille également pour l'édition musicale (lithographies de petits et grands formats). Responsable d'un atelier, les productions collectives sont signées « atelier Faria » ou « affiches Faria ».
Origines et jeunesse
Cândido de Faria est le fils d'un médecin de Laranjeiras, José Cândido Faria, et de l'Espagnole Josefa Aragonez ; il grandit dans un milieu aisé. Il a trois frères, Adolfo, Júlio et Henrique. En 1855, après la mort de son père, la famille s'installe à Rio de Janeiro. Sa mère meurt en 1860, laissant ses enfants sous la tutelle de son propre frère Antônio Amálio Aragonez, qui leur reversait une pension allouée par le gouvernement de l'Empire. Après avoir été placé sous la tutelle de deux autres précepteurs, Cândido est affranchi en 1869[1].
Études et début de carrière
Faria entre à l'Académie impériale des beaux-arts ; il fréquente également le lycée des arts et métiers de Rio de Janeiro[2]. Il termine ses études en 1866 et, la même année, il commene à travailler comme caricaturiste pour le journal A Pacotilha. Peu après, il devint rédacteur et illustrateur pour A Folha Fluminense. En 1869, il fonde l'hebdomadaire O Mosquito avec son frère Adolfo et, en 1871, il rachète le périodique O Lobisomem à Antônio Alves do Vale, avec lequel il collabore par la suite[3].
Faria, influencé par la presse satirique illustrée française, ne cache pas son admiration pour certains dessinateurs comme Caran d'Ache. Il admire également le Journal amusant et sa version populaire, le Petit Journal pour rire[3],[4].
Faria quitte O Mosquito en 1874, et s'en va fonder un nouveau support, O Fígaro. En 1878, il part pour Porto Alegre, y enseigne le dessin, puis y fonde un nouveau O Fígaro. Dans l'inervalle, il connaît une réputation grandissante de caricaturiste, à la fois talentueux, impertinent et drôle.
De Buenos Aires à Paris
Pour des raisons restées mystérieuses, Faria arrive à Buenos Aires courant 1879. Il lance dès octobre un nouveau périodique illustrée, La Cotorra, qui totalisera 43 numéros. Par ailleurs, il livre des dessins à deux autres titres célèbres dans la capitale argentine, El Mosquito et El Gráfico. C'est là qu'il croise Charles Clérice, illustrateur d'origine française. Quand Julio Argentino Roca arrivé au pouvoir, il impose une censure sévère à la presse : les deux hommes décident de partir pour Paris en 1882. Clérice quitta l'Argentine avec tous ses frères.
Les frères Clérice ouvre un imprimerie lithographique, qui se spécialise dans la production d'affiches, avec laquelle Faria entretient de bons rapports. Il se lie également à la communauté brésilienne présente dans la capitale française, entre autres à Victor Meirelles, Eduardo Sá et Horácio Hora[5].
Faria installe ensuite son nouvel atelier au 6, rue de Steinkerque dans le 18e arrondissement de Paris, où il meurt le [6].
Succession
Il est le père de Jacques Aragonez de Faria (1898-1956), qu'il forme dans son atelier et qui poursuivra dans la même lignée une œuvre de graphiste et d'affichiste pour le cinéma ; sont également issus de cet atelier : Jacques Bonneaud, François Florit (né en 1878), Antonin Magne (1883-1968), et Gustave Soury (1884-1966)[7].