Cécile Méadel
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Lucien Méadel (d) |
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Cécile Méadel est une sociologue française née en 1964. De 1984 à 2015 elle travaille au Centre de sociologie de l'innovation de l'école Mines ParisTech (dont elle est désormais membre associée). Elle est professeur à l'université Panthéon-Assas, à l'IFP - Carism et à l'EMINES[1] de l'université Mohammed VI au Maroc.
Fille de Lucien Méadel, haut fonctionnaire, ancien directeur de cabinet d'Édith Cresson au ministère de l'Agriculture[2], et d'une mère enseignante, sa sœur est la femme politique Juliette Méadel[3].
Elle est diplômée de Institut d'études politiques de Paris (promotion 1980) et docteur en histoire (1992)[4],[5]. Sa thèse a porté sur l'histoire de la radio dans les années 1930 dans laquelle elle cherche "à savoir comment la radio est devenue un objet "quotidien et ordinaire, en s'attachant, notamment, à "l'aller-retour" entre la radio et la société"[6]. Ses travaux sont consacrés essentiellement aux usages et à la genèse des techniques de communication en particulier de la radio, de la télévision, et de l'internet [7].
Elle étudie notamment la manière dont les technologies et les politiques qu'elles entraînent sont négociées collectivement autant par les concepteurs, les marchands que les usagers[7]. Son approche s'inscrit dans la perspective ouverte par la théorie de l'acteur-réseau, laquelle accorde une place importante aux médiateurs (humains ou non-humains), ainsi qu'aux phénomènes de traduction (selon l'acception donnée à ce terme par Michel Callon et Bruno Latour) qui interviennent dans le fonctionnement des techniques. Durant les années 1990, elle a travaillé en collaboration avec Jérôme Bourdon sur les techniques d'information et la télévision; puis récemment sur la quantification du public des médias audiovisuels[8],[9].
Cécile Méadel a mené des recherches avec Madeleine Akrich sur l'utilisation collective de la messagerie électronique, plus particulièrement sur les cercles de discussion électronique portant sur la santé[7]. Elle montre en particulier les formes spécifiques de régulation dans les groupes de patients[10],[11]et la manière dont les parents d'enfants autistes ont construit une position commune anti-psy[12].
Elle travaille également avec Joëlle Farchy sur la régulation des biens culturels et audiovisuels en régime numérique[13],[14].
Après avoir été membre du bureau de la CID42 (sciences de la communication), elle a présidé de 2012 à 2016[15] la commission interdisciplinaire du CNRS « Méthodes, pratiques et communications des sciences et des techniques ».
Elle dirige plusieurs collections aux Presses des mines, dont la collection "Sciences sociales" qui a publié de nombreux auteurs cités dans le champ des sciences humaines et sociales (SHS) : Bruno Latour, Michel Callon et Madeleine Akrich, mais aussi Nicolas Auray, Yannick Barthe, Dominique Boullier, Jérôme Bourdon, Alain Desrosières, Cyril Lemieux, Annemarie Mol, Dominique Pasquier, Antonio Casilli, etc.
Depuis , elle est vice-présidente de l'université Panthéon-Assas, chargée du numérique et de la communication[16].