César Battaille, né à Basècles le où il est mort le , est un ingénieur des mines, industriel, sculpteur et inventeur belge.
César Battaille, né à Basècles le , est le fils d'Octave Battaille, industriel dans les engrais et la fabrication de sucre ainsi que sénateur libéral de l'arrondissement de Tournai-Ath. La famille Battaille habitait au château de Basècles qu'elle avait hérité. En 1930, César Battaille épouse Céline Wante.
Il fait ses études secondaires à Bruxelles et d'ingénieur à l'École des mines du Hainaut et à Bruxelles. Il obtient ainsi le diplôme d'ingénieur des mines[1].
Avant la Première Guerre mondiale, il rejoint son son père comme actionnaire dans la société La Soie de Basècles qui fabrique de la soie artificielle[2] et dans sa société de fabrication d'engrais chimiques Octave Battaille et Fils. D'un esprit inventif, il s'occupe des aspects techniques de la chaîne de production et dépose notamment en 1910 un brevet d'un appareil pour la vidange rapide des chaudières de superphosphate[1].
César Bataille est parallèlement l'élève du sculpteur Henri Schmid, membre de la Société des artistes français. Il a d'abord sculpté dans ses temps libres avant de devenir sculpteur à plein temps pendant l'entre-deux-guerres. On lui doit des bustes et des monuments publics.
Engagé volontaire dans l'armée belge lors de la Première Guerre mondiale, il est aviateur, officier armurier et observateur de l'aéronautique militaire. À la fin 1914 et jusqu'en , il participe à des vols de nuit et à des missions de bombardement notamment sur Westende. En , il est promu officier et désigné au service d'aviation militaire de Calais au dépôt de Beaumarais. De 1915 à 1917, il y conçoit des bombes, telle une bombe incendiaire contre les ballons, des roquettes anti-aériennes et anti-sous-marines ainsi que des grenades. En , il participe à des missions de reconnaissance et de bombardement aérien. En , il passe dans le corps du génie. En , il est démobilisé[1]. En 1922, il est promu au grade de capitaine de réserve[3].
De retour à Basècles, son frère Adolphe reprend les rênes la société familiale d'engrais chimiques de Basècles qui continue à prospérer. César, quant à lui, réside de plus en plus fréquemment à Bruxelles[1].
À la suite de son mariage avec Céline Wante en 1930, il fait construire une maison à Saint-Gilles où la famille Battaille réside le plus souvent. Il se consacre désormais à plein temps à la sculpture et réalise des monuments des aviateurs célèbres et commémoratifs des deux guerres mondiales[1].
Monument à la mémoire des glorieux aviateurs belges tombés au cours de la guerre 1940-1945, pierre de France, pelouse d'honneur du cimetière de Bruxelles, 1950.
Distinctions
Les distinctions suivantes lui ont été décernées[3]: