Défense du pont d'Amarante
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Victoire stratégique portugaise
• L'avancée française fortement ralentie
| Date | du 18 avril au |
|---|---|
| Lieu | Amarante, Portugal |
| Issue |
Victoire tactique française Victoire stratégique portugaise • L'avancée française fortement ralentie |
| • Général Henri-François Delaborde | • Général Francisco da Silveira Pinto da Fonseca Teixeira |
| 9 000 hommes (dont 1 500 cavaliers) 10 canons |
9 000 - 10 000 hommes 3 canons |
| ~ 80 morts ou blessés[1] | 211 morts 114 blessés |
Deuxième invasion napoléonienne au Portugal dans le cadre de la Guerre d'Espagne (Empire)
Batailles
| Coordonnées | 41° 16′ 00″ nord, 8° 05′ 00″ ouest | |
|---|---|---|
La défense du pont d'Amarante est l'un des épisodes les plus marquants de la deuxième invasion napoléonienne au Portugal. Du au , sous le commandement du général portugais Silveira, une armée formée par des troupes régulières, récemment réorganisées (après avoir été dissoutes par Junot durant la première invasion), des régiments de milices, de nombreuses ordonnances et des volontaires civils, mal armés et mal équipés, manquant d'officiers, parviennent à immobiliser une partie importante des forces de Soult le long du Tâmega. Leur action permet d'isoler ces forces françaises du reste des forces installées en Espagne. En outre, elle donnera le temps à l'armée anglo-portugaise de s'organiser avant d'expulser les troupes françaises du Portugal.
La deuxième invasion française a été initiée par le deuxième Corps d'armée sous le commandement du maréchal Soult. Le , la bataille de Porto eut lieu et les troupes françaises occupèrent cette ville. Soult devait continuer sa marche vers Lisbonne mais, avant de reprendre l'avance, il devait prendre contact avec la 2ème Division du Général Lapisse qui était à Salamanque, la Division Lapisse était sous le commandement du Maréchal Victor qui était à Mérida et qui devait envoyer une colonne de troupes à travers la vallée du Tage vers Lisbonne lorsque Soult s'approcha de la capitale portugaise. Cette manœuvre de diversion forcerait les forces de défense à se séparer et cela favoriserait l'attaque venant du Nord.
La coopération entre les troupes de Victor et celles de Soult dépendait des contacts à établir qui permettraient de coordonner l'avancée des deux forces. Ces contacts seraient établis par l'intermédiaire de la Division de Lapisse basée à Salamanque. Lapisse avait reçu des instructions pour capturer les places de Ciudad Rodrigo et Almeida et avancer sur Abrantes. Cette force, cependant, a été combattue par Sir Robert Wilson, à la tête d'une force d'environ 1 500 hommes, la plupart de la Légion Loyale Lusitanienne dont il était le commandant. En raison de son action, Lapisse n'a pas pu occuper Almeida et le contact avec les autres forces françaises est devenu plus difficile[2].
Lorsque Soult entre au Portugal et occupe Chaves, le général Silveira se retire vers Vila Real ; il réoccupa Chaves après que Soult eut avancé à Braga et, après que le gros des forces françaises eut avancé à Porto se prépara à reconquérir cette ville. L'issue de la bataille de Porto, le , le conduit à se diriger vers Amarante. Il occupa la rive gauche de la rivière Tâmega et protégea les ponts et les gués avec des obstacles afin d'empêcher les Français d'avancer sur Trás-os-Montes. D'une part, cela rendait encore plus difficile pour Soult le contact avec les troupes françaises dans la région de León et de Castille, et d'autre part, cela constituait une menace pour le flanc. Avant d'avancer vers Lisbonne, Soult avait besoin de neutraliser cette menace[3].
Les forces en présence
Les forces portugaises, sous le commandement du général Silveira, étaient très hétérogènes. Dans un groupe de 9 000 à 10 000 hommes se trouvaient des forces de régiments d'Infanterie, de Cavalerie et d'Artillerie, de Chasseurs[4], certains éléments de la Légion Loyale Lusitanienne, des régiments de Milice[5] et Ordenanças, de nombreux civils armés qui ont décidé de rejoindre jusqu'à ce corps et jusqu'à trois compagnies[6] d'ecclésiastiques. Dans les troupes des milices et des Ordenanças, ainsi que dans la population qui les a rejoints, il y avait une partie importante qui n'avait pas d'armes à feu et beaucoup d'entre elles étaient obsolètes. Il y avait donc un grand nombre de combattants incapables d'affronter les troupes françaises. Dans la Défense du Pont Amarante, en plus des infirmiers et des civils, les unités suivantes étaient présentes, toutes avec seulement une partie, parfois très petite, de leur état-major[7] :
- Régiments d'infanterie 12, 18 et 24 ;
- Régiments de cavalerie 6, 9 et 12 ;
- Régiments d'artillerie 1 et 4 ;
- Légion Loyale Lusitanienne (60 hommes)
- Régiments de Milice de Basto, Braga, Canaveses, Chaves, Gestaçô, Guimarães, Lamego, Miranda et Vila Real.
Les Français commencèrent par engager une brigade de cavalerie et, au fur et à mesure des difficultés, les troupes augmentèrent dans cette action. Au total, environ 9 000 hommes étaient présents le long de la ligne Tâmega, dont 1 500 de cavalerie. Ces forces constituaient près de 43 % des effectifs dont disposait Soult. Les unités françaises étaient les suivantes, dans l'ordre dans lequel elles ont été engagées[8] :
- 1ère Brigade de Dragons de la Division Lahoussaye, sous le commandement du Général Caulaincourt ;
- 1ère Brigade d'Infanterie de la Division Delaborde, sous le commandement du Général Foy ;
- 2ème Brigade d'Infanterie de la Division Delaborde, sous le commandement du Général Arnaud ;
- 2e brigade de dragons de la division Lahoussaye, sous le commandement du général Marisy ;
- 2ème Brigade d'Infanterie de la Division Merle, sous le commandement du Général Sarrut.
Le commandement appartenait à différents officiers selon les forces qui apparaissaient. Il a commencé par appartenir au général Caulaincourt jusqu'à ce qu'il soit présenté à la brigade du général Foy. Dès lors, le commandement de ces forces est confié au général Louis Henri Loison. Avec la présentation de la brigade du général Arnaud, la division d'infanterie du général Delaborde est complétée, qui assume le commandement de toutes les forces. La 2e brigade de dragons de Marisy complète la division Lahoussaye. Le commandement des forces continua d'appartenir à Delaborde jusqu'à la conquête du pont.


