Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris
service de la préfecture de police de Paris, France
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La direction du renseignement de la préfecture de Police (DRPP) est le service de renseignement de la préfecture de Police de Paris.
La DRPP est l'un des quatre services de renseignement du ministère de l’Intérieur avec la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et la Sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO).
Elle appartient à la communauté nationale du renseignement.
Présentation
Héritier des Renseignements généraux de la préfecture de police (RGPP), le service n'a pas été intégré, du fait de la spécificité de la capitale[2], à la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) lors de la fusion des Renseignements généraux (RG) et de la direction de la Surveillance du territoire (DST). Dès lors un nouveau service destiné à la zone de Paris et de sa proche banlieue (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne[3]) et reprenant les mêmes missions a été créé par arrêté du [4].
Cette exception parisienne n'a pas été remise en cause par la réforme des services de renseignement de , qui a transformé la DCRI en direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)[5].
Le service a trois objectifs principaux[6] :
- information générale ;
- renseignement intérieur ;
- lutte contre l'immigration irrégulière.
La DRPP avait début un effectif voisin de 865 agents[7],[8]. Le , après les attentats de , le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé dans le cadre du PLAT (plan de lutte antiterroriste) une augmentation de l'effectif de la DRPP de 100 fonctionnaires dans les deux années à venir[9]. La DRPP se verra en outre affecter 18 agents supplémentaires dans le cadre du PLIC (plan de lutte contre l'immigration clandestine), et 60 autres dans le cadre du PDS (pacte de sécurité), de sorte que son effectif devrait atteindre 1 043 agents fin .
Proposition de réforme sur le renseignement
Dans le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du publié le , le rapporteur Sébastien Pietrasanta édicte dans la 14e proposition de « partager les attributions de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) entre la DGSI et [une] nouvelle direction générale du renseignement territorial[10] ».
Lien technique avec la DGSI
À l'instar d'un autre service du « second cercle » de la communauté nationale du renseignement, le service national du renseignement pénitentiaire, la DRPP a établi un protocole avec la DGSI pour le recours à des prestations d'IMSI-catcher[11].
Évènements juridico-médiatiques
Attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray
En , la DRPP est mise en cause dans l'attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Un des fonctionnaires du « groupe informatique et procès » aurait alerté sur les agissements suspects d'Adel Kermiche sur le réseau Telegram quelques jours avant l'attentat[10]. Mais sa hiérarchie lui aurait demandé de modifier ses signalements pour les éditer postérieurement aux faits[10].
Attaque au couteau
Le , la préfecture de Police de Paris est attaquée par Mickaël Harpon, un informaticien du service informatique de la DRPP depuis , ce dernier poignarde et tue 4 de ses collègues avant d'être abattu par un policier stagiaire[12],[13],[14],[15].
Directions successives
Les titulaires ont été successivement[16] :
| Décret de nomination | Titulaire | |
|---|---|---|
| Directeurs des Renseignements généraux de la préfecture de police (RGPP) | ||
| [a],[b] | Claude Bardon (d) | |
| [c] | Jean-Pierre Pochon (d) | |
| [d] | Jean-Claude Bouchoux (d) | |
| [e] | Bruno Laffargue | |
| Directeurs du Renseignement de la préfecture de police (DRPP) | ||
| [f] | René Bailly (d) | |
| [g] | Françoise Bilancini (d) | |
| [h] | Hugues Bricq (d) | |