Sébastien Pietrasanta
homme politique français
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Sébastien Pietrasanta est un homme politique français né le à Asnières-sur-Seine.
| Sébastien Pietrasanta | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Premier adjoint au maire de Unzent | |
| En fonction depuis le (1 mois et 17 jours) |
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| Élection | 20 mars 2026 |
| Maire | Alexis Séjourné |
| Conseiller municipal de Unzent | |
| En fonction depuis le (1 mois et 17 jours) |
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| Élection | 15 mars 2026 |
| Maire | Alexis Séjourné |
| Maire d'Asnières-sur-Seine | |
| – (6 ans et 13 jours) |
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| Élection | 16 mars 2008 |
| Prédécesseur | Manuel Aeschlimann |
| Successeur | Manuel Aeschlimann |
| Député français | |
| – (5 ans) |
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| Élection | 17 juin 2012 |
| Circonscription | 2e des Hauts-de-Seine |
| Législature | XIVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SRC (2012-2016) SER (2016-2017) |
| Prédécesseur | Manuel Aeschlimann |
| Successeur | Adrien Taquet |
| Conseiller régional d'Île-de-France | |
| – (8 ans, 3 mois et 21 jours) |
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| Élection | 28 mars 2004 |
| Réélection | 21 mars 2010 |
| Circonscription | Hauts-de-Seine |
| Président | Jean-Paul Huchon |
| Conseiller municipal d'Asnières-sur-Seine | |
| – (14 ans et 3 mois) |
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| Élection | 11 mars 2001 |
| Réélection | 16 mars 2008 30 mars 2014 21 juin 2015 |
| Maire | Manuel Aeschlimann Lui-même Manuel Aeschlimann |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Asnières-sur-Seine (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Profession | Professeur d'histoire |
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| Maires d'Asnières | |
| modifier |
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Membre du Parti socialiste, il est maire d’Asnières-sur-Seine de à , conseiller régional d'Île-de-France de et 2012 et député des Hauts-de-Seine de à .
Il est premier adjoint au maire de Unzent depuis 2026.
Biographie
Formation et débuts militants
Sébastien Pietrasanta effectue toute sa scolarité au collège et au lycée Renoir à Asnières sur Seine, et exerce le métier de professeur de lettres-histoire en lycée professionnel à Clichy. Il est titulaire d'un doctorat en histoire contemporaine obtenu en 2005. Sa thèse porte sur « Bergery, Déat et Doriot et l’encadrement de la jeunesse »[1].
Il milite depuis son adolescence au syndicat lycéen Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) dont il devient le vice-président, à SOS Racisme et au Parti socialiste (dont il est membre depuis 1994)[1].
En 1998, il s'engage dans le milieu associatif de la ville. Il crée une association pour lutter contre le racisme et les discriminations.
Il crée également une association de quartier au cœur du nord de la ville. Cette dernière met en place du soutien scolaire, de l'alphabétisation, un atelier de recherche d'emploi, un restaurant associatif, un groupe de paroles de femmes, au cœur des quartiers des Hauts-d'Asnières, aux Courtilles.
Premiers mandats
En 2001, Sébastien Pietrasanta devient le plus jeune conseiller municipal d'Asnières à 23 ans. Il est ensuite élu président des élus socialistes de la ville.
Élu entre 2004 et 2012 au Conseil régional d'Île-de-France, il est membre de deux commissions : « Démocratie régionale et jeunesse » et « Politique de la ville et sécurité ».
Maire d'Asnières-sur-Seine
Élections municipales de 2008
À la fin de l'année 2007, les militants socialistes d'Asnières-sur-Seine le désignent pour mener la liste socialiste aux élections municipales à venir. À l'issue du premier tour, sa liste totalise près de 33 % des voix contre 41 % pour le maire sortant UMP Manuel Aeschlimann. Entre les deux tours, il fusionne sa liste avec celle du MoDem conduite par Christian Leblond et la liste divers droite dirigée par Josiane Fischer, adjointe sortante de Manuel Aeschlimann.
Il remporte le scrutin avec 51,87 % des voix et gagne 37 élus et il est élu maire d'Asnières[2], devenant également à 29 ans le plus jeune maire des Hauts-de-Seine[3].
Action municipale
Des programmes d'égalité des chances sont mis en place : une organisation du transport scolaire visant à promouvoir la mixité (busing) entre les écoles Descartes et Jean d'Ormesson[4]. Des pôles d'excellence sont créés dans les Hauts-d'Asnières : une classe orchestre, une classe théâtre et une classe bi-langue (anglais-allemand). Il existe également une radio à l'école Descartes[5]. Enfin, des actions de soutien scolaire sont renforcées avec les clubs coup de pouce et coup de main[6].
Pour dénoncer le non-remplacement des enseignants dans les écoles asniéroises, il envoie une lettre au ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel[7]. Il en est même venu à remplacer lui-même un professeur absent et non remplacé dans une classe de CP[8].
Des produits bio sont introduits dans les menus des restaurants scolaires[9], dont le contenu est discuté avec une commission d'enfants. Des « selfs qui font grandir » sont aussi installés dans trois écoles de la ville (Aulagnier, Mauriceau et Fontaine), pionnières dans le programme Mangez-Bougez[10]. À ce sujet, la secrétaire à la Santé des États-Unis, Kathleen Sebelius, effectue une visite dans une école pour s'inspirer de ce projet pour la campagne de Michelle Obama Let's move!.
Pour ce qui est de la musique, la ville d'Asnières crée un studio d'enregistrement[11].
Élections municipales de 2014
Il se représente lors des élections municipales de 2014 et arrive en tête du premier tour mais ne fusionne cette fois qu'avec le MoDem au second tour, son adjointe Josiane Fischer ralliant à nouveau Manuel Aeschlimman, qui l'emporte avec seulement 70 voix d'avance[12],[13]. Candidat aux élections partielles en à la suite de l'annulation du premier scrutin en raison d'irrégularités constatées par le Conseil d'État[14] lors des élections de 2014, il est à nouveau battu au second tour avec 43,89 % des suffrages[15]. Il démissionne de son mandat de conseiller municipal quelques jours plus tard[16].
Député des Hauts-de-Seine
Élection législative de 2012
Sébastien Pietrasanta apporte son soutien à François Hollande lors de la Primaire présidentielle socialiste de 2011 et devient le porte-parole du comité de campagne du candidat dans les Hauts-de-Seine.
Sébastien Pietrasanta est le candidat du Parti socialiste sur la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine lors de l'élection législative de 2012. François Hollande est arrivé en tête sur cette circonscription lors de l'élection présidentielle avec 51 % des suffrages.
Opposé au député sortant Manuel Aeschlimann, auquel il a succédé comme maire quatre ans plus tôt, il recueille 37,56 % des suffrages contre 27,63 % pour Manuel Aeschlimann et 13,84 % pour Rama Yade[17]. Il l'emporte finalement au second tour avec 53,53 % des voix, faisant perdre à son opposant son dernier mandat électif. Il devient ainsi le premier député socialiste sous la Ve République de la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine et quitte en conséquence son mandat de conseiller régional[9].
Travail à l'Assemblée nationale
Sébastien Pietrasanta est membre de la commission des lois de l'Assemblée nationale[18]. De à , il est vice-président de la Commission d'enquête sur le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés. Il est l'auteur du rapport no 2173 du sur le projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme (no 2110)[19],[20],[21].
En , il est rapporteur de la Commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le , rapport qui est rendu en [22].
De février à , sur demande du Premier ministre Manuel Valls, il est nommé en mission durant six mois auprès du ministre de l’Intérieur sur la déradicalisation. Après les attentats du 13 novembre, il est nommé secrétaire national chargé des questions de sécurité au sein du Parti socialiste[23].
Le 16 janvier 2016, Les Inrockuptibles publient un portrait de Sébastien Pietrasanta dans lequel l'homme politique prend position contre la déchéance de nationalité[24].
Retrait de la vie politique
En , il annonce son retrait de la vie politique, effectif à la fin de son mandat de député en , pour « avoir une seconde vie »[25]. Il apparaît plusieurs fois sur BFMTV comme consultant de la chaîne spécialiste du terrorisme[26]. Il créé son entreprise de conseil destinée à former les nouveaux élus[27].
Il quitte les Hauts-de-Seine pour s'installer en Ariège et sort en 2024 son premier roman À l'ombre du drapeau[28].
Après avoir passé une décennie éloigné de la politique, il est élu sur la liste de Alexis Séjourné lors des élections municipales de 2026 à Unzent[29] et devient son premier adjoint.
Affaires judiciaires et polémiques
En , Pietrasanta affirme sur son blog qu'un employé municipal chargé d'une mission jeunesse pour la mairie UMP, est un « caïd », qu'il possède un casier judiciaire chargé et qu'il est contre l'émancipation des femmes. Condamné par la justice le pour diffamation, Pietrasanta écope de 1 000 euros d’amende avec sursis et doit régler 1 500 euros de dommages et intérêts[30].
Sous son mandat, la mairie d'Asnières se fait rappeler à la loi pour des marchés publics relatifs à la sécurisation des sorties scolaires, attribués à une association entre et , pour un montant de 600 000 euros. Toutefois, l'affaire est classée sans suite par la justice[31].
Après sa défaite à l'élection municipale de 2014, il est accusé par l'UMP locale d'avoir volé quatorze disques durs des ordinateurs des élus PS sortants[32] mais, pour Pietrasanta il était convenu avec Aeschlimann que ces disques durs seraient nettoyés de leurs données personnelles puis rendus, ce qui a été le cas selon lui[33]. L'affaire a ensuite été classée par le tribunal de Nanterre.[réf. nécessaire]
En juin 2016, Sébastien Pietrasanta est condamné en appel par le tribunal de Versailles pour avoir diffamé Manuel Aeschlimann dans une tribune du journal municipal datant de juin 2014[34].
Sébastien Pietrasanta est également mis en examen le pour concussion dans l'affaire du « porno soft d'Asnières ». Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée par son successeur à la mairie d'Asnières qui l'accuse d'avoir exonéré de loyer son adjoint de l'époque, Julien Richard, pour le tournage d'un extrait de film érotique dans les locaux de la mairie. Le juge n'a toutefois pas retenu la qualification de prise illégale d'intérêt pour laquelle Manuel Aeschlimann avait porté plainte[35]. Finalement, Sébastien Pietrasanta est relaxé le 8 novembre 2019 par le tribunal correctionnel de Nanterre et Manuel Aeschlimann est condamné pour diffamation[36].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Issue | |||||
| 2012 | PS | 2e des Hauts-de-Seine | 14 080 | 37,56 | 1er | 18 876 | 53,53 | 1er | Élu | |
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Publications
- À l'ombre du drapeau, Éditions Hello, , 248 p. (ISBN 238627022X, EAN 9782386270222)
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :