Dagenais c. Société Radio-Canada

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Dagenais c. Société Radio-Canada [1] est un arrêt de principe de la Cour suprême du Canada rendu en 1994 concernant les ordonnances de non-publication et leur relation à la liberté d'expression prévue à l'article 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés[2].

Quatre membres anciens et actuels des Frères chrétiens, un ordre religieux catholique, ont été accusés d'abus sexuels sur de jeunes garçons alors qu'ils étaient enseignants dans une école catholique de l'Ontario. Au cours de leur procès, la Société Radio-Canada a produit une mini-série dramatique, basée sur un autre scandale d'abus sexuel à l'orphelinat Mount Cashel, intitulé The Boys of St. Vincent[3], et elle devait être diffusée dans tout le pays au cours de la première semaine de .

L'avocat de la défense a introduit une requête demandant que le jury entende l'exposé avant la diffusion de l'émission ou bien qu'il soit isolé pendant la fin-de-semaine de la diffusion de l'émission. Le juge a refusé et a simplement ordonné au jury d'éviter de regarder l'émission.

La veille de la diffusion, l'avocat de la défense a demandé une injonction pour empêcher la SRC de diffuser l'émission et de publier toute information relative à l'émission jusqu'à la fin du dernier des quatre procès. L'injonction a été accordée.

En appel, la Cour d'appel de l'Ontario a confirmé l'injonction mais l'a limitée à l'Ontario et à Montréal, et a annulé l'interdiction de toute publicité de l'émission. La SRC et l'Office national du film du Canada ont interjeté appel de la décision devant la Cour suprême du Canada.

Jugement de la Cour suprême

Les juges majoritaires ont conclu que l'interdiction de publication violait la liberté d'expression en vertu de l'article 2b) de la Charte.

Motifs du jugement

Il a été jugé que les juges ont un pouvoir discrétionnaire de common law pour imposer des interdictions de publication sur les informations révélées dans un procès pénal. Le juge, cependant, doit soupeser des droits concurrents, tels que la liberté d'expression et le droit à un procès équitable, afin de minimiser la violation des droits. Il a également été jugé que les médias ont le droit de faire appel d'une décision d'interdiction de publication.

Faits subséquents

Notes et références

Voir aussi

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