Damblain

commune française du département des Vosges From Wikipedia, the free encyclopedia

Damblain est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Damblain  
Damblain
L'église Saint-Bénigne.
Blason de Damblain  
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Les Vosges Côté Sud-Ouest
Maire
Mandat
Éric Grandemange
2020-2026
Code postal 88320
Code commune 88123
Démographie
Gentilé Damblinois, Damblinoises
Population
municipale
260 hab. (2023 en évolution de +2,36 % par rapport à 2017)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 50″ nord, 5° 39′ 17″ est
Altitude 370 m
Min. 337 m
Max. 412 m
Superficie 13,27 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Darney
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Damblain  
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Liens
Site web Site de la Mairie
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    Ses habitants sont appelés les Damblinois.

    Géographie

    Damblain est située à l'extrême-ouest du département, limitrophe de la Haute-Marne. L'autoroute A31 traverse la commune sans offrir d'accès local. L'échangeur de Robécourt est à km au nord[1].

    Hydrographie et les eaux souterraines

    Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse :

    Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage)
    Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques
    Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Follot, le ruisseau de l'Artembouchet, le ruisseau du Grand Etang de Germainvilliers et le ruisseau de Damblain[2],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Damblain.

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eaux[Note 1] de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de 1 497 km2, est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges[3].

    La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 944 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St Ouen-lès-Parey_sapc », sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey à 13 km à vol d'oiseau[6], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 2],[7],[8].

    Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[9]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Damblain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,1 %), forêts (23 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,4 %), terres arables (13,8 %), zones urbanisées (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communications et transports

    Voies routières

    Transports en commun

    Gare de Vittel

    Lignes SNCF

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Dampbelain (1157) ; Danbelen (1160) ; Ecclesia de Donno Benigno (1164) ; Gerardus de Dombelino (1168) ; Finagium de Dambelino (1178) ; Gilebertus de Danbelein (1180) ; Gerardus de Dambelen (1185) ; Dambelin (1186) ; Wiardus de Domno Benigno (XIIe siècle) ; Gerardus miles de Danbelino, presbiter de Danbilino (1197) ; Dambelen, Dambelem, Dambeloyn (1256) ; Dambellays (1257) ; Dambelein (1259) ; Gilez de Dambelen (1300) ; Dambelain (1311) ; Donnus Belignus (XIVe siècle) ; Dambelains (1436) ; Dambellain (1463) ; Damblain (1563) ; Damblin (1649) ; Damblan (1656)[16].

    Damblain est un hagiotoponyme caché. L'étymologie de Damblain pourrait être Dom Benignus comme indiqué dans le passionnant document « État de la communauté rurale de Damblain à la veille de la révolution française »[17],[18]. Du bas latin domnus et du nom du saint Benignus « saint Bénigne »[19], l,église de la commune lui est dédiée.

    Histoire

    Pendant la guerre de Trente Ans, Damblain fut brûlé par les Suédois, vers 1635 et souffrit beaucoup pendant les deux sièges de la Mothe, 1634-1645[20].

    Damblain fut érigé en comté avec prévôté par Stanislas, en faveur d'Antoine du Boys de Riocourt, conseiller d'État et premier président de la Chambre des comptes de Lorraine[21].

    Sous l'Ancien Régime, Damblain relève du bailliage de Bourmont, du diocèse de Langres et doyenné d'Is-en-Bassigny. À la Révolution, la commune a été chef-lieu de canton, de 1790 au 8 pluviôse an IX (), dans le district de La Marche.

    En , un rassemblement évangélique des gens du voyage sur l'ancienne base militaire a provoqué de nombreuses réactions. Organisé par l'association protestante Vie et Lumière, il a vu converger quelque 40 000 tsiganes venus de toute l'Europe. Le lieu avait déjà été choisi en 1994 et 1996[22].

    La base aérienne de Damblain

    De 1936 à 2005, Damblain a hébergé une base aérienne.

    Dès 1936, le gouvernement installe une base sommaire avec des pistes en herbe pour faire face à la menace grandissante venant d’outre-rhin.

    Divers groupements d’aviation s’y installent à tour de rôle jusqu’en 1949, date à laquelle le terrain est restitué aux Domaines.

    En 1951, il est décidé de créer une base OTAN à Damblain. La base sera opérationnelle à partir de 1953 et jusqu’à la sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN en 1966. Durant cette période, la base est utilisée pour des exercices interalliés.

    De 1966 jusqu’en 2005, la base de Damblain est affectée à la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Elle est utilisée pour de nombreux exercices. En effet, pendant les manœuvres nationales, l’armée de l’air y déploie régulièrement des escadrons de Mirage 5F, de Jaguar ou de Mirage F1CR.

    À la suite de la chute du mur de Berlin et de l’éclatement de l’URSS, le ministère des Armées ferme un certain nombre de bases et d’établissements militaires. En 2005, la base de Damblain est transférée au conseil général du département des Vosges en vue de la création d’un parc d’activités qui sera nommé « Cap Vosges Damblain».

    L’aéroclub de Bourbonne-les-Bains, qui utilise la plate-forme à partir de juillet 1965, quitte le site en mai 2009.

    Pour approfondir: "Damblain, une base aérienne construite dans l’urgence en vue d’une guerre qui n’a pas eu lieu..." par Pierre Charles Labrude, Pierre-Alain Antoine, Fabrice Loubette

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs après 1904
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    en 1912 et 1913   Jules Bedel[24]    
    1913 1925 Henri Brayer[25]    
    1927   Charles Ducret   Négociant
    1953 1980 Jean Schlienger CNIP Commerçant fromager-laitier
    avant 1995 mars 2008 Michel Vallon PS  
    mars 2008 en cours
    (au 18 février 2015)
    Éric Grandemange[26]    
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    Budget et fiscalité 2022

    La mairie et le monument aux morts.

    En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[27] :

    • total des produits de fonctionnement : 200 000 , soit 778  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 194 000 , soit 756  par habitant ;
    • total des ressources d'investissement : 149 000 , soit 578  par habitant ;
    • total des emplois d'investissement : 85 000 , soit 329  par habitant ;
    • endettement : 12 000 , soit 47  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d'habitation : 12,69 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 32,43 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 9,89 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

    Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 400 [28].

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

    En 2023, la commune comptait 260 habitants[Note 3], en évolution de +2,36 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
    960989987956963999948939771
    1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
    800800752770755743724688662
    1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
    630538521520513506635545511
    1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020
    507443353302304300263254251
    Davantage d’informations - ...
    2023 - - - - - - - -
    260--------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Établissements d'enseignements[33] :

    • Écoles maternelles et primaires à Damblain, Breuvannes-en-Bassigny.
    • Collèges à Lamarche, Martigny-les-Bains, Bourmont-entre-Meuse-et-Mouzon, Bourbonne-les-Bains, Val-de-Meuse.
    • Lycées à Contrexéville, Mandres-sur-Vair, Nogent.

    Santé

    Professionnels et établissements de santé[34] :

    • Médecins à Vrécourt, Lamarche, Martigny-les-Bains, Mont-lès-Lamarche, Bourbonne-les-Bains.
    • Pharmacies à Vrécourt, Lamarche, Bourmont, Bourbonne-les-Bains.
    • Hôpitaux à Lamarche, Vittel, Neufchâteau, Langres.

    Cultes

    Économie

    Entreprises et commerces

    Agriculture

    • Élevage de vaches laitières.
    • Élevage d'autres bovins et de buffles.
    • Élevage d'autres animaux.

    Tourisme

    • Hébergements et restauration à Doncourt-sur-Meuse, Val-de-Meuse, Bourbonne-les-Bains, Bulgnéville et Vrécourt.

    Commerces

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Objets mobiliers classés au titre des monuments historiques[38].
    • Ancienne base aérienne (LFYD) de l'OTAN. Un projet d'industrialisation de cette zone est en cours.
    • Monument aux morts[39].
    • Le diagnostic archéologique réalisé avant l'aménagement de l'ancienne base aérienne a permis de mettre en évidence, sur une superficie de cinq hectares, une occupation gallo-romaine et médiévale. La fouille des vestiges a été organisée en deux campagnes en 2008 et 2009. Une villa et un ensemble balnéaire sont notamment bien conservés[40],[41].
    • Ancienne halle transformée en salle de fêtes[42].
    • 3 Lavoirs[43].
    • Espaces naturels protégés[44] :
    Natura 2000, 1 espace naturel.
    2 Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff),
    Site bioarchéologique[45].

    Les pères Récollets

    Les pères Récollets, de l’ordre des franciscains, qui demeuraient à La Mothe, se déplacèrent à Damblain à la suite de la destruction complète de la place forte en 1645. Ils n’habitèrent pas immédiatement au couvent mais s’établirent dans ce qui a été l’ancien bureau de poste au 14 rue des François. Ils bâtirent ensuite leur couvent dont on peut encore voir le bâtiment principal (propriété privée), chemin des Récollets. En 1789, les religieux étaient au nombre de 19. Sans revenus, ils dépendaient des abbés de Morimond. Leur nombre décroissant, leur ordre est dissous fin 1792 et le couvent est vendu successivement à différents propriétaires.

    Personnalités liées à la commune

    • Aux XVIe et XVIIe siècles, une dizaine de graveurs, ornementistes, médailleurs :
    Pierre Woeiriot de Bouzey (1532-1599), graveur d'estampes et de portraits, ornementiste et seigneur du lieu est mort à Damblain.
    François Briot (1545-1616), potier d'étain, dont le bassin et son aiguière sont en exposition permanente au Musée du Louvre.
    Nicolas Briot (1579-1646), médailleur et mécanicien et son frère, Isaac Briot (1585-1670) son frère, médailleur et graveur d'estampes. Nicolas Briot fut graveur général des cours des monnaies de France puis d'Angleterre.
    • Antoine Guénard (1726-1806), philosophe, lauréat du prix d'éloquence de l'Académie française en (1755)[46].
    • Charles Renard, né Louis Marie Joseph Charles Clément Renard(1847-1905), pionnier de l'aérostation.
    • Didier Brice, comédien et metteur en scène de théâtre, originaire de Damblain[47].
    • François Germain Adamistre, Chevalier de la Légion d'honneur[48].

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    D'azur au chêne d'or.
    Commentaires : Ce sont les armes de la famille Riocour dont Nicolas Du Boys de Riocour, né à La Mothe-de-Saint-Hilairemont (Haute-Marne), le 10-06-1610 et mort à Damblain le 29-01-1692 était Lieutenant général du bailliage de Bassigny, Haute-Marne, conseiller de Charles IV duc de Lorraine et intendant de ses armées[49].

    Galerie de photographies anciennes

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Liens externes

    Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

    Notes et références

    Related Articles

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