Damvillers
commune française du département de la Meuse
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Damvillers [dɑ̃vile] est une commune française située dans le département de la Meuse, dans la région historique et culturelle de Lorraine, en région Grand Est.
| Damvillers | |
Église Saint-Maurice. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Verdun |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Damvillers Spincourt |
| Maire Mandat |
Anne Postal 2020-2026 |
| Code postal | 55150 |
| Code commune | 55145 |
| Démographie | |
| Gentilé | Damvillois[1] |
| Population municipale |
613 hab. (2023 |
| Densité | 33 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 20′ 36″ nord, 5° 24′ 02″ est |
| Altitude | Min. 197 m Max. 353 m |
| Superficie | 18,33 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Montmédy |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairie-damvillers.fr |
| modifier |
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Géographie
La commune est à 2,3 km de Etrayes, 4,3 de Moirey-Flabas-Crépon, 24,5 de Verdun[2] et 80 de Luxembourg (ville).
Écarts et lieux-dits : Gibercy.
Géologie et relief
Sismicité
Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[3].
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Thinte[4], le ruisseau du Bois de Chavrelle, le ruisseau du Bois de Damvillers, le ruisseau Aux Tripes, le ruisseau d'Etraye, le ruisseau de Reville, la Fausse Rivière[5], le ruisseau de l'Eaufontaine, le ruisseau de Maurupt, le ruisseau de Peuvillers, le ruisseau de Prelle et le ruisseau de Wavrille[6],[Carte 1].
La Thinte, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Azannes-et-Soumazannes et se jette dans le Loison à Vittarville, après avoir traversé neuf communes[7].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : les Etangs les Monti (4,5 ha), les étangs Monti (3,5 ha) et l'étang de la Planchette (1,8 ha)[Carte 1],[8].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 906 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Septsarges à 18 km à vol d'oiseau[15], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 942,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 2].
Intercommunalité
Commune membre de la Communauté de communes de Damvillers Spincourt.
Urbanisme
Typologie
Au , Damvillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,1 %), forêts (28,6 %), terres arables (24,4 %), zones urbanisées (4,4 %), eaux continentales[Note 3] (1,5 %)[22].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communications et transports
Voies routières
- D 19 vers Étrayes[23].
- D 65 vers Moirey--Flabas-Crépon.
- D 102 vers Écurey-en-Verdunois.
Transports en commun
Lignes SNCF

Toponymie
Anciennes mentions : Damvillerium (1086) ; Danviler (1204) ; Danvillers (1238) ; Villarum de Danvillers (1324) ; Moneta Damviller, moneta Damvile (XIVe siècle) ; Danviller (1413) ; Dampvillers (1538) ; Dampvilliers (1549) ; De Dompnovillari (1642) ; Danvilliers (1661) ; Damvillæum (1679) ; Damviller (1700) ; Dampville (1730) ; Damvillé, Danis-villa (1738) ; Damvilliers (1745)[24].
Damvillers : de Dom, contraction du latin dominus « seigneur », a pris au VIIIe siècle le sens de ''saint'' formation fréquente dans les régions germanisées, particulièrement dans l'Est de la France[25] et Villers est un appellatif toponymique français et un patronyme qui procède du gallo-roman villare, dérivé lui-même du gallo-roman villa « grand domaine rural », issu du latin villa rustica. L'origine du nom viendrait de la juxtaposition du château de Dame, qui protégeait le village au Moyen Âge, et du couvent de Villiers, qui lui était rattaché[26].
Histoire
En 1285, Jean de Muraut ou Murauvaux, l'un des quatre pairs de l'évêque de Verdun, se trouvait au tournoi de Chauvency. Jacques Bretel en fait le héros d'une des joutes qu'il raconte. Le château de Muraut (détruit à l'époque de Louis XIII) se trouvait sur une des buttes, à l'écart de Damvillers, à la lisière de la forêt. Son autre résidence (également disparue aujourd'hui) aurait été, selon l'ancien historien J. Havet, le château de Murauvaux, près de Mont-Villers.
En 1317, Damvillers était un petit village dépendant du Duché du Luxembourg, protégé par un château qu'a habité Béatrix, reine de Bohême. Charles Quint en fit une place forte qui, après avoir soutenu plusieurs sièges et avoir appartenu à diverses puissances, fut cédé à la France par le traité des Pyrénées en 1659[26]. Damvillers fit ensuite partie du Luxembourg français jusqu'en 1790. Fut chef-lieu de prévôté[24].
En 1741, le Maréchal de Belle-Isle, fit vider les fossés des fortifications et fit fermer la ville par des palissades et des chevaux de frise.
En 1552, Henri II, lors du « voyage d'Allemagne », revient d'Alsace et s'empare le de la ville qui a soutenu un siège de huit jours. Lors de cette bataille Ambroise Paré, chirurgien du roi, expérimenta la ligature artérielle lors de l'amputation.
Était rattaché au diocèse de Verdun.
Fusion de communes
Le , Damvillers fusionne avec Gibercy sous le régime de la fusion simple[27].
Politique et administration
Budget et fiscalité 2022
En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[29] :
- total des produits de fonctionnement : 461 000 €, soit 658 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 383 000 €, soit 546 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 238 000 €, soit 339 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 138 000 €, soit 197 € par habitant ;
- endettement : 136 000 €, soit 194 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 2,31 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,02 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 4,93 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 510 €[30].
Jumelage
Zierenberg (Allemagne) depuis le [31].- Ligny (Belgique) depuis 1966
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2023, la commune comptait 613 habitants[Note 4], en évolution de −5,84 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Établissements d'enseignements[36] :
- Écoles maternelle et primaire.
- Collège à Damvillers.
- Lycées à Verdun.
Santé
Professionnels et établissements de santé[37] :
- Médecins à Damvillers, Marville, Charny-sur-Meuse, Dun-sur-Meuse,
- Pharmacies à Marville, Dun-sur-Meuse, Belleville-sur-Meuse, Longuyon,
- Hôpitaux à Longuyon, Mont-Saint-Martin, Briey, Villerupt.
Cultes
- Culte catholique, Paroisse Saint Maur de la Source Vive[38], Diocèse de Verdun.
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
- Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses.
- Culture et élevage associés.
- Élevage de vaches laitières.
- Sylviculture et autres activités forestières.
- Élevage de chevaux et d'autres équidés.
- Élevage d'autres bovins et de buffles.
Tourisme
- Hébergements et restauration.
Commerces
- Commerces et services de proximité.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Damvillers au XVIe siècle.
- Remparts de Damvillers au XVIIe siècle.
- Église Saint-Maurice de Damvillers Nef.
- Église Saint-Maurice le premier portail.
- Damvillers. Le presbytère. Carte postale ancienne.
- Chapelle Saint-Hubert de Gibercy.
- Cimetière israélite[39].
- Statue de Jules Bastien-Lepage par Rodin[40].
Arbre remarquable
Sur la route D905 menant à Damvillers, il y a un saule blanc (salix alba), d'une circonférence de 8,04 mètres. C'est le deuxième plus gros saule blanc recensé sur le territoire français et le douzième du monde[41].
Édifices civils
- L'ancien moulin de Gibercy pendant la Première Guerre mondiale. Carte postale allemande.
- Statue de Jules Bastien Lepage par Auguste Rodin, inaugurée le .
- Hôtel de ville : Sabre d'honneur et épée du maréchal Gérard[42].
Édifices religieux
- Église Saint-Maurice de Damvillers, XIe siècle, classée Monument historique en 1921[43], qui présente la particularité de posséder deux porches pour la même entrée.
- Ancienne chapelle Saint-Hubert de Gibercy construite en 1716[54].
- Chapelle funéraire de la famille Loison[55] : elle est ornée en 1924 de trois verrières réalisées par les ateliers Lorin de Chartres, alors dirigés par Charles Lorin. Elles représentent sainte Scolastique, saint François de Sales et saint Augustin, et figurent dans l'inventaire général du patrimoine culturel[56].
- Cimetière Israélite de 1857[57],[58],[59].
- Cimetière allemand[60].
- Monument aux morts[61] : Conflits commémorés : Guerres 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954).
Damvillers au cinéma
Damvillers est l'un des lieux où se déroule l'action du téléfilm À l'Ouest, rien de nouveau tourné en 1978 (en Tchécoslovaquie) par Delbert Mann d'après le roman éponyme d'Erich Maria Remarque[62].
Personnalités liées à la commune
- Maurice René Baland (1904-1993), colonel de l'air[63], officier de la Légion d'honneur.
- Émile Bastien-Lepage (1854-1938), peintre français, frère du suivant.
- Jules Bastien-Lepage (1848-1884), peintre naturaliste français, né le à Damvillers.
- Céline Fallet (1820-1895), écrivaine et enseignante française, a longtemps vécu à Damvillers.
- Étienne Maurice Gérard (1773-1852), général de Napoléon 1er, fait maréchal de France sous Louis-Philippe en 1830. Né le à Damvillers.
- Jules Liégeois (1833-1908), juriste.
- Louis Henri Loison (1771-1816), général de division de la Révolution et de l'Empire.
- Maurice Louis Saint-Rémy (1769-1841), général de brigade du Premier Empire.
- L'annuaire statistique de 1804 du département de la Meuse[26] indique que « Cette ville fut le lieu de naissance de Desroziers, ce célèbre et malheureux aéronaute ». Il est cependant établi que Jean-François Pilâtre de Rozier est né à Metz et non à Damvillers, mais peut-être y a-t-il vécu durant son enfance ?
- Jean-Baptiste de Ternant (1751-1833), ambassadeur de France aux États-Unis de 1791 à 1793, né à Damvillers le .
Héraldique
| Blason | Parti : au premier, burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules à double queue, armé lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout ; au deuxième, d'azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande. |
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|---|---|---|
| Détails | Les armes de Luxembourg, font allusion à la propriété des ducs de Luxembourg sur cette ville[64]. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
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| Alias |
Voir aussi
Bibliographie
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)Damviller, Meuse. Restes de l'enceinte urbaine, p. 408
- Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- Site de l office de tourisme du Pays de Damvillers
- Damvillers sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

