Danie Craven
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Lindley (Afrique du Sud)
Stellenbosch (Afrique du Sud)
| Nom complet | Daniël Hartman Craven |
|---|---|
| Naissance |
Lindley (Afrique du Sud) |
| Décès |
Stellenbosch (Afrique du Sud) |
| Taille | 1,79 m (5′ 10″) |
| Surnom | Doc Craven |
| Poste | Demi de mêlée |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| 1932-1934 1934-1938 1938 |
Western Province Eastern Province Northern Transvaal |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
| 1931-1938 | 16 (6) |
| Période | Équipe | |
|---|---|---|
| 1949-1956 |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Daniël Hartman Craven dit Danie Craven (né le à Lindley dans la province de l'État-Libre en Afrique du Sud et mort le à Stellenbosch dans la province du Cap-Occidental[1]) est un ancien joueur international Springboks, puis entraîneur de cette même sélection, et enfin dirigeant de rugby à XV sud-africain.
Né dans l'État libre d'Orange, dans la famille d'un pasteur protestant de l'église réformée, il entre à l'université de Stellenbosch, haut lieu du nationalisme afrikaner, où il rencontre A.F. Markötter, entraîneur de l'équipe de rugby, qui aura une influence décisive sur sa vie.
Évoluant essentiellement au poste de demi de mêlée, « Doc Craven », comme on le surnommait parfois, joua aussi demi d'ouverture, centre et même troisième ligne centre.
En 1931, à l'âge de vingt et un ans, il joue son premier match avec l'équipe nationale, les Springboks, lors d'une tournée au pays de Galles, alors qu’il était parti comme remplaçant. Il ne joue son premier match de province que l'année suivante avec la Western Province. En 1934, il passe à l'Eastern Province, puis au Northern Transvaal en 1938, année où cette nouvelle province est formée.
Durant cette période, il est l'un des meilleurs demis de la planète rugby. Danie Craven fait sa dernière apparition sous le maillot springbok au Cap cette année-là en tant que capitaine, lors d'une tournée des Lions. Sa carrière est en effet stoppée par le début de la Seconde Guerre mondiale.
Danie Craven est aussi un intellectuel. Parallèlement au rugby, il poursuit des études très poussées, qui le mènent à trois doctorats (anthropologie, psychologie, éducation physique), et enseigne dans un collège de Grahamstown. Peu avant la guerre, il étudie l'éducation physique en Allemagne et voyage dans toute l'Europe, notamment en Angleterre, et réfléchit à son sport en termes plus cérébraux en observant les sportifs européens.

Ceci contribue grandement à ses succès et lui fabrique une image d'innovateur génial. Il met au point une approche révolutionnaire pour l'époque en développant les méthodes d’entraînement, la technique individuelle et collective, notamment à Stellenbosch qui devient l'« usine à Springboks ». Le stade de l'université porte d'ailleurs aujourd'hui son nom.
Après la guerre, Danie Craven fait partie du comité de sélection des Springboks, puis devient entraîneur de l'équipe en 1949. Il entame son bail en remportant quatre victoires à zéro une série contre l'autre grand du rugby mondial, les All Blacks, ce qu'aucune autre équipe n'avait jamais réalisé, et n'a réalisé depuis. Dans la foulée, il mène les Boks à une tournée triomphale dans les îles Britanniques et en France, au cours de laquelle ils remporteront 30 de leurs 31 matchs, dont un grand chelem contre les cinq équipes du Tournoi des Cinq Nations. Avec une victoire supplémentaire contre l'Australie, les Springboks restent invaincus pendant dix matches, une éternité à l'époque, avant de tomber lors du deuxième test de 1953 contre les Australiens. Au total, il conduit son équipe à dix-sept victoires lors des vingt-trois tests qu'il dirige en tant qu'entraîneur.
Mais les succès se font plus rares à partir de 1955 et Danie Craven est démis de ses fonctions après avoir perdu pour la première fois une série de tests contre la Nouvelle-Zélande (1-3) pendant l'été 1956. Mais son aura est telle que, avant même la fin de sa carrière de sélectionneur, il devient, en , président de la fédération sud-africaine de rugby, le « South African Rugby Board » (devenu la SARFU, puis la SARU). Il en sera l'indéboulonnable président jusqu'à sa mort en 1993. C'est lui qui fait de la fédération une institution gigantesque, rentable et dotée d’un pouvoir d'influence considérable.
Durant cette même période il devient aussi un membre influent de l'IRB, la fédération internationale, occupant le poste de président à de nombreuses reprises, la première fois en 1959.
