Daniel Meurois
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écrivain |
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Anne Givaudan Marie-Johanne Croteau-Meurois (d) |
Daniel Meurois, parfois appelé Daniel Meurois-Givaudan, né en 1950 à Mazingarbe près de Lens (Pas-de-Calais), est un écrivain français, auteur prolifique d'ouvrages du courant spirituel dit New Age (ou Nouvel-Âge), dont une partie en collaboration avec Anne Givaudan[1]. Il y évoque principalement des expériences personnelles de « décorporation » ou « sortie astrale », fondées sur la théorie des Annales akashiques. Ses livres sont des succès de librairie, traduits dans une quinzaine de langues : plus de 1 million d'exemplaires auraient été vendus[2].
Daniel Meurois est né à Lens dans le Pas-de-Calais. Son père était fonctionnaire et son grand-père paternel mineur. Il est issu d'« un milieu catholique, sans engagement précis »[3].
Il sort diplômé de l'université des lettres de Lille (Lille III)[2], en tant que titulaire d'un Master en Lettres modernes. Selon Jacques Chancel, il a été professeur de français dans un collège près de Lens, où il exerçait avec son épouse, Anne Givaudan, également professeur de français[4].
C'est à l'époque de ses études (en 1971), alors qu'il était encore surveillant d'externat, que Daniel Meurois dit avoir vécu sa première sortie astrale – ou projection de la conscience hors du corps –, première base de la rédaction de ses ouvrages[5]. Au cours de ces voyages, il affirme visiter les Annales akashiques – ou Mémoire du Temps – qui se trouveraient dans un espace immatériel appelé Akasha[6].
Ces « décorporations » donnent lieu à la co-écriture, avec Anne Givaudan, de Récits d'un voyageur de l'astral (1980), et de Terre d'Émeraude (1983, édité en format de poche aux éditions J'ai lu, en 2008), qui sont des succès de librairie et lui valent de passer à la radio (Jacques Chancel) et à la télévision (Philippe Bouvard[7] et Patrick Poivre d'Arvor).
De 1984 à 1996, il dirige la société d'édition Arista, devenue par la suite Amrita, sise à Plazac (Dordogne), où il s'est installé avec son épouse[8], signant ses premiers livres en collaboration avec elle.
Il quitte ensuite la France pour le Québec, où il crée dans un premier temps les Éditions Le Perséa[2] puis les Éditions Le Passe-Monde qui publient dorénavant ses ouvrages[9]. Après son divorce d'avec Anne Givaudan, il poursuit sa carrière d'écrivain en solo. Ses voyages dans l'Astral lui révèleraient certains secrets sur des personnalités comme Louis IX (Louis du désert, tomes 1 et 2, 2001) ou François d'Assise (François des Oiseaux, 2008), puis sur le sens de la vie en général. Sa démarche n'est pas sans rappeler celle de T. Lobsang Rampa et des enseignements de la théosophie[8]. Ses écrits sont souvent orientés vers ce qu'il appelle la recherche de l'enseignement originel du Christ dans le contexte essénien de son époque (Les Enseignements premiers du Christ, 2006, Le Testament des trois Marie, 2011, Les 108 Paroles du Christ, 2014, et Le Livre secret de Jeshua, tomes 1 et 2 (2015-2017). Les très nombreuses et diverses éditions françaises de ses œuvres ont été traduites en une quinzaine de langues[2].
Daniel Meurois donne également des conférences et séminaires en rapport avec ses écrits. Durant plus d'une dizaine d'années il a collaboré à des séminaires de formation en « Thérapies énergétiques d'origines égyptienne et essénienne » organisés par sa nouvelle épouse, Marie-Johanne Croteau, également écrivain et fondatrice des Productions Intus Solaris[10]. Il vit dans la banlieue de la ville de Québec.
Accueil critique
Cyril Le Tallec, auteur d'un Petit dictionnaire des mouvements ufolâtres France 1950-1985, trouve « stupéfiant » le livre Terre d'Emeraude, témoignages d'outre-corps, publié en 1983, notant que « la référence aux OVNI [y] est omniprésente et très explicite »[11].
Dans La France des Mutants (1994), Jean-Luc Porquet signale la dette d'Anne Givaudan et Daniel Meurois à l'égard du livre Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, bible du « réalisme fantastique » parue en 1960[12].
Se penchant sur Le Voyage à Shamballa - un pèlerinage vers soi, paru en 1986, Richard Caron et Antoine Faivre sont d'avis que le voyage des auteurs dans l'astral « équivaut à une véritable exploration de ce monde imaginal des révélations intérieures, où l'âme humaine s'approche au plus près de son principe divin »[13]. Pour sa part, Alain Moreau, rendant compte du même livre et notamment de l'incursion des auteurs dans le monde souterrain de l'Agartha, fait remarquer que le personnage du « Marka » qu'ils disent avoir rencontré est en fait sorti de l'imagination d'un certain Raymond Bernard à la fin des années 1960 et au début des années 1970 pour les besoins de ses livres Rencontres avec l'insolite et Les maisons secrètes de la Rose-Croix, invention qu'il a lui-même reconnue. « Voilà qui pose, bien sûr, un gros problème »[14].