Mazingarbe

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Mazingarbe est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Mazingarbois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Faits en bref Administration, Pays ...
Mazingarbe
Mazingarbe
La mairie, ancien château Mercier,
monument historique.
Blason de Mazingarbe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Laurent Poissant
2020-2026
Code postal 62670
Code commune 62563
Démographie
Gentilé Mazingarbois
Population
municipale
8 217 hab. (2023 en évolution de +2,04 % par rapport à 2017)
Densité 800 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 26″ nord, 2° 43′ 09″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 74 m
Superficie 10,27 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bully-les-Mines
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Mazingarbe
Géolocalisation sur la carte : France
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Mazingarbe
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Mazingarbe
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Mazingarbe
Liens
Site web www.ville-mazingarbe.fr
    Fermer

    La commune de Mazingarbe, située dans l'est du département du Pas-de-Calais, à km au nord-ouest de la commune de Lens, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C’est une commune de type centre urbain intermédiaire, appartenant à l’unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 8 217 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1962 avec 10 820 habitants..

    Elle fut un grand centre minier et industriel, avec les fosses de la Compagnie des mines de Béthune et la chimie de la houille et à l’origine d’un grand complexe des Charbonnages de France (CdF). Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier, quatre sites inscrits se trouvent dans la commune.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend trois monuments qui font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques : la chapelle Saint-Hubert, l'hôtel de ville dit château Mercier et la chapelle Saint-Roch.

    À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

    Géographie

    Localisation

    Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Mazingarbe est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais située, à vol d'oiseau, à km au nord-ouest de la commune de Lens (chef-lieu d'arrondissement et aire d'attraction)[1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de dix communes. Les communes limitrophes sont Annequin, Bully-les-Mines, Grenay, Labourse, Loos-en-Gohelle, Noyelles-lès-Vermelles, Nœux-les-Mines, Sailly-Labourse, Sains-en-Gohelle et Vermelles.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 10,27 km2 ; son altitude varie de 26 à 74 m[2].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

    Il est traversé par trois cours d'eau :

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Mazingarbe[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale »[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 724 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 20 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages

    La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].

    Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].

    Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].

    Milieux naturels et biodiversité

    Espace protégé et géré

    La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[18].

    Dans ce cadre, le territoire de la commune fait partie d'un espace protégé : le terril de Mazingarbe d’une superficie de 11,645 ha. Terrain acquis (ou assimilé) et géré par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[19].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :

    • le terril de Grenay, d’une superficie de 87 ha et d'une altitude variant de 45 à 103 mètres. Cette ZNIEFF est composée de deux terrils : le T58 datant de 1896 et le T58a datant de 1961. De nombreux cheminements permettent au public d’en apprécier toutes les composantes[20] ;
    • le complexe humide du Guarbecque et marais Pourri, d’une superficie de 136 ha et d'une altitude variant de 15 à 20 mètres. Cette ZNIEFF présente une mosaïque de prairies, de fourrés, de haies de saules têtards, d’ourlets et de boisements, et le marais pourri est bordé de puits artésiens, ce qui a permis le développement de la cressiculture[21].
    Carte de la ZNIEFF sur la commune.

    Espèces faunistiques et floristiques

    L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[22].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Mazingarbe est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[24],[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[25]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[26],[27].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (54,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,6 %), zones urbanisées (30 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,1 %), mines, décharges et chantiers (9,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,3 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 3 462, alors qu'il était de 3 384 en 2015 et de 3 143 en 2010[Insee 1] , soit une progression du nombre total de logements de 10,1 % depuis 2010.

    Parmi ces 3 462 logements, 94,0 % étaient des résidences principales, (soit 3 253 logements), 0,3 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,5 % des appartements[Insee 2].

    Sur les 3 253 résidences principales, 37,7 % sont occupées par des propriétaires, 61,0 % par des locataires et 1,3 % par des personnes logées gratuitement[Insee 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mazingarbe en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (5,8 %) inférieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).

    Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
    Le logement à Mazingarbe en 2021
    Typologie Mazingarbe[Insee 2] Pas-de-Calais[Insee 4] France entière[Insee 5]
    Résidences principales (en %) 94,0 86,1 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,3 6,5 9,7
    Logements vacants (en %) 5,8 7,3 8,1
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    Voie de communication et transport

    La halte ferroviaire.

    La commune est desservie par l'ancienne route nationale 43 (actuelle RD 943). Elle est accessible par l'Autoroute A26 (France), qui traverse l'ouest du territoire communal, et par l'Autoroute A21.

    La gare de Mazingarbe, sur la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale, est desservie par le réseau TER Hauts-de-France.

    Toponymie

    D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Masengarba en 1122 ; Masengarbum en 1176 ; Massengarbe en 1253 ; Musengarbe en 1287 ; Masengarbe en 1294 ; Masengerbe, Masanguerbe en 1298 ; Mazengarbe au XIIIe siècle ; Masengabe en 1329 ; Maisengarbe en 1392 ; Masenguarbe au XIVe siècle ; Mazeingarbe en 1429 ; Mesengarbe en 1469[29] ; Mazingarbe en 1793 et depuis 1801[2].

    La forme flamande est Mazengarve[30] et la forme picarde, Mazingarpe.

    Histoire

    Préhistoire

    Des silex taillés datant du IVe millénaire av. J.-C. sont retrouvés sur le territoire de la commune[31].

    Période gauloise

    Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques ont mis au jour un mobilier conséquent (poteries, tuiles d'argile crue, outils et bijoux, ossements calcinés, etc.), témoin d'une occupation importante du site au début de notre ère avec implantation d'une villa (exploitation agricole) au lieu-dit le Marais de Bray[31].

    Cette ferme gallo-romaine aurait été détruite dans un incendie dans la seconde moitié du IIIe siècle.

    Du Moyen Âge à la Révolution

    C'est en 1046 que le village entre dans l'histoire. C'est en effet à cette date qu'il est fait mention d'une villa de Mazengarba confirmée par le comte de Flandre Bauduin V comme étant possession de l'abbaye de Marchiennes. Le domaine et ses terres restent propriété monastique jusqu'à la Révolution[32].

    Sous l'Ancien Régime, la population est essentiellement agricole. Comme la plupart des villes et villages de l'Artois, Mazingarbe a dû subir les ravages des invasions, guerres et pillages, épidémies de peste, incendies et hiver très rigoureux. En 1790, on y dénombre 328 habitants. Les précieux Albums de Croÿ datant du début du XVIIe siècle nous transmettent une représentation plus ou moins fidèle de Mazingarbe à cette époque : un modeste petit village ramassé autour de son église.

    La mine

    Mazingarbe ne compte encore que 800 âmes avant l'ouverture en 1859 de son premier puits de mine de charbon, le no 2. On ouvre ensuite les fosses no 6 (1876) et no 7 (1877). La population se développe alors avec la même rapidité que l'industrie, la ville accueillant à plusieurs reprises des vagues d'ouvriers immigrés, d'abord belges, puis italiens et surtout polonais. La création d'une usine de traitement et de transformation de la houille en 1896 qui deviendra plus tard un grand complexe chimique, va considérablement développer la commune et en même temps diviser son territoire (centre-ville, les cités 2, 3, 7 et celles des Brebis)[33].

    Lors des affrontements liés aux grèves de 1947, les mineurs en grève font prisonniers et séquestrent trois CRS[34].

    Première et Seconde Guerre mondiale

    Mazingarbe subit de lourds dommages lors de la Première Guerre mondiale. Le front ne se situe qu'à deux kilomètres, près de Vermelles.

    La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[35],[36].

    La Seconde Guerre mondiale n'épargne pas non plus la ville, un bombardement aérien sur la cité des Brebis en septembre 1943 fait 27 victimes. Les usines sont également la cible de l'aviation alliée.

    Politique et administration

    Le château Mercier, devenu la mairie de Mazingarbe.

    Découpage territorial

    La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais[37].

    Commune et intercommunalités

    La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin créée en 2000[37].

    Circonscriptions administratives

    La commune faisait partie de 1801 à 1904 du canton de Lens, année où elle intègre le canton de Liévin (qui porte jusqu'en 1949 le nom de canton de Lens-Ouest. Celui-ci est scindé en 1962 et la commune rattachée au canton de Liévin-Nord, puis, en 1991, à celui de Bully-les-Mines[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 2 à 12 communes[37]. Cette communauté d'agglomération de Lens-Liévin regroupe 36 communes et compte 242 591 habitants en 2022.

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1986 de la douzième circonscription du Pas-de-Calais[38].

    Élections municipales et communautaires

    Élections municipales 2020

    • Maire sortant : Laurent Poissant (DVG)
    • 29 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 8 053 habitants)
    • 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA de Lens-Liévin)
    Davantage d’informations Tête de liste, Liste ...
    Résultats des municipales de 2020 à Mazingarbe[39]
    Tête de liste Liste Premier tour Sièges
    Voix % CM CC
    Laurent Poissant[Note 8],[40] DVG 1 668 68,98 26 3
    Ludovic Decocq[41] RN 323 13,35 2 0
    Bernard Naglik[42] SE 279 11,53 1 0
    Jérémy Nicolle[42] DVG 148 6,12 0 0
    Votes valides
    Votes blancs
    Votes nuls
    Total 100 29 3
    Abstention
    Inscrits / participation
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    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    décembre 1919 mai 1929 Alphonse Décatoire[43]
    (1868-1933)[44]
    SFIO L'un des fondateurs du Syndicat des mineurs
    Cabaretier[45]
    mai 1929 mai 1935 Alfred Lefebvre[46]
    (1878-1943)
    SFIO Houilleur, délégué-mineur
    mai 1935 1941 Auguste Leroux[47]
    (1881-1958)
    SFIO Houilleur puis ouvrier
    Les données manquantes sont à compléter.
    1945 mai 1953 Henri Deldem[48]
    (1903-1989)
      Électricien radio, résistant
    mai 1953   Édouard Bailleux   Boulanger
    mars 1971   Victor Watrelot[49] PS Ouvrier d'usine
    Réélu en mars 1983
        Marius Gonthier[49]    
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1989 janvier 2019[50] Bernard Urbaniak
    (1948-2019)[51],[52],[53],[54]
    PRG[55] Médecin
    Conseiller général de Bully-les-Mines (1992 → 1993)
    Mort en fonction
    février 2019[56] en cours
    (au 24 mai 2020)
    Laurent Poissant DVG Agent de maîtrise
    Réélu pour le mandat 2020-2026[57]
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    Jumelages

    La commune est jumelée avec :

    Jumelages et partenariats de Mazingarbe.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
    Jumelages et partenariats de Mazingarbe.Voir et modifier les données sur Wikidata
    VillePaysPériode
    Artern[58]Allemagnedepuis
    Ożarów MazowieckiPolognedepuis
    TopoľčanySlovaquie
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    Équipements et services publics

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de sept établissements scolaires publics.

    Elle administre trois écoles maternelles (Marie Curie, Pauline Kergomard et Victoire Lampin) et trois écoles élémentaires (Beugnet-Evrard, France-Pasteur et Jaurès) et le département gère le collège (Blaise Pascal)[59].

    Santé

    En 2024, la commune de Mazingarbe dispose de quatre médecins généralistes, d'un chirurgien-dentiste, de trois masseurs-kinésithérapeutes, de quatre infirmiers, d'aucun psychologue et de trois pharmacies[Insee 6].

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Mazingarbois[60].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[62].

    En 2023, la commune comptait 8 217 habitants[Note 9], en évolution de +2,04 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    362404420526593600609667668
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    7001 0011 1401 2142 4193 7423 7624 5514 681
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    5 2615 8216 1185 9498 1429 3018 9839 64510 311
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    10 82010 0608 9928 1147 8297 4707 4517 5227 496
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    7 9708 0298 217------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[63].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 41,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,4 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 3 884 hommes pour 4 152 femmes, soit un taux de 51,67 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[64]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90 ou +
    1,7 
    3,7 
    75-89 ans
    7,0 
    11,8 
    60-74 ans
    14,1 
    18,5 
    45-59 ans
    17,9 
    22,3 
    30-44 ans
    20,1 
    19,1 
    15-29 ans
    18,0 
    24,3 
    0-14 ans
    21,2 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[65]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
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    Économie

    Autrefois agricole, la commune est devenue ouvrière et industrielle avec le développement des houillères et de la carbochimie.

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2021, la commune compte 3 179 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 7 691 personnes[Insee 7].

    Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

    • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 360 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9] ;
    • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 25 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 10],[Insee 11],[Insee 12] ;
    • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 34 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9].

    Emploi

    Taux de chômage
    201020152021
    Commune[Insee 13]22,3 %23,5 %19,7 %
    Département[Insee 14]11,3 %13,7 %11,2 %
    France métropolitaine[Insee 15]11,6 %13,7 %11,7 %

    En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 116 personnes, parmi lesquelles on compte 69,8 % d'actifs (56,0 % ayant un emploi et 13,7 % de chômeurs) et 30,2 % d'inactifs[Note 11],[Insee 13]. En 2021, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[Insee 16]. Elle compte 1 469 emplois en 2021, contre 1 605 en 2015 et 1 656 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 883, soit un indicateur de concentration d'emploi de 50,9 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,4 %[Insee 17].

    Sur ces 2 883 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 373 travaillent dans la commune, soit 13 % des habitants[Insee 18]. Pour se rendre au travail, 90,3 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 2,6 % les transports en commun, 4,8 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 2,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 19].

    Entreprises et commerces

    En 2024, la commune de Mazingarbe dispose d'une grande surface (hypermarché et/ou supermarché), de deux épiceries ou supérettes, de quatre boulangeries et/ou pâtisseries, de douze salons de coiffure, d'aucune station-service et d'une station de recharge de véhicules électriques[Insee 20].

    Activités hors agriculture

    276 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Mazingarbe[Note 12],[Insee 21],[Insee 22].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble276100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    238,3 %(5,3 %)
    Construction5319,2 %(11,7 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    7025,4 %(22,5 %)
    Information et communication41,4 %(3,6 %)
    Activités financières et d'assurance62,2 %(5,3 %)
    Activités immobilières186,5 %(5,7 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    3512,7 %(20,2 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    3412,3 %(15,8 %)
    Autres activités de services3312,0 %(9,9 %)
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    Le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,4 % du nombre total d'établissements de la commune (70 sur les 276 entreprises implantées à Mazingarbe), contre 22,5 % au niveau départemental et le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien avec 12,7% du nombre total d'établissements de la commune est inférieur à celui du département (20,2%)[Insee 22].

    Plate-forme chimique

    La plate-forme chimique de Mazingarbe - construite par le groupe Grande Paroisse (ancienne filiale de Total, devenue en 2007 GPN) - produit du nitrate d'ammonium industriel (NAI) destiné à fabriquer des explosifs à partir d'ammoniac et d'acide nitrique. Aujourd’hui en grande partie entouré d’habitations, le choix de ce site géographique a été fait afin de tirer parti du charbon du bassin minier qui était autrefois lavé et distillé sur place pour produire du coke et des gaz (dont de l'hydrogène qui combinés à de l'azote donnaient de l'ammoniaque oxydé et pour obtenir de l'acide nitrique, utilisé pour produire des nitrates. Ainsi, en 1959, l'usine a produit « 120 000 tonnes d'ammonitrate, 36 000 tonnes de nitrate de chaux, 70 000 tonnes d'engrais complexes » permettant à l'époque au bassin houiller de fournir « 33 % des besoins d'engrais en France. »[66]). De l’eau lourde a aussi été produite sur le site. En 2011, le site de GPN est racheté par la société Maxam Tan.

    En 1972, la commune a été marquée par une grave explosion du tube d'ammoniaque de l'usine. Cette plate-forme chimique dispose maintenant d’un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT), le premier de France parmi les huit sites classés « Seveso 2 seuil haut » qui ont les premiers expérimenté le PPRT tel que défini par la Loi Bachelot de 2003[67]. Ce PPRT a été réalisé en moins d'un an après que le préfet l’ait prescrit et  via un Clic (Comité local d'information et de concertation)  en concertation avec la population, et il continue à évoluer[68]. Des analyses chromatographiques permettent en permanence la détection d’éventuelle fuite de gaz toxique et/ou explosif[69].

    La société Vynova (ou Société artésienne de vinyle) détient un site industriel chimique qui produit du PVC (usine classée Seveso) ; c'est le second site le plus à risque de la plate-forme et il est aussi concerné par le PPRT. Vynova produit depuis 1975 du PVC sur une aire de 13 hectares (rattaché en 1981 à Tessenderlo Group, qui produit le monomère de ce plastique), à partir de à partir de monochlorure de vinyle (MCV).
    Une turbine à gaz produit l’électricité du site et l’usine produit (7-800 tonnes/jour de vapeur d’eau pour sécher sa bouillie en PVC. L’eau vient d’un forage industriel situé à 5 kilomètres de là[70].

    Agriculture

    La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[71]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].

    1988200020102020
    Exploitations181295
    SAU[Note 14] (ha)544613619370

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 18 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 12 en 2000 puis à 9 en 2010[73] et enfin à 5 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 72 %. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 544 ha en 1988 à 370 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 30 à 74 ha[73],[Carte 5].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine mondial

    Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 79 de Mazingarbe est formé par le terril conique no 49, 3 de Béthune, issu de l'exploitation de la fosse no 3 des mines de Béthune à Vermelles ; le site no 80 est composé de la cité-jardin no 7 et de son école, ces éléments ont été construits pour la fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune ; le site no 81 est constitué du château Mercier et des maisons d'ingénieur du boulevard des platanes ; le site no 82 est composé à Bully-les-Mines et Mazingarbe de la cité no 2, à Mazingarbe de l'école de la cité no 2 et du dispensaire de la Société de Secours Minière[74],[75].

    Monuments historiques et inventaire général

    La commune contient trois monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques et un lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[76] :

    • la chapelle Saint-Hubert, construite en 1730, inscrite le 28 mars 1977[77] ;
    • l'hôtel de ville dit château Mercier, inscrit le 9 octobre 2009[78] ;
    • la chapelle Saint-Roch, construite en 1724, inscrite le 28 mars 1977[79] ;
    • le parc Mercier[80].

    Autres lieux et monuments

    • L'église Sainte-Rictrude, construite en 1854 par l'architecte diocésain Alexandre Grigny.
    • Le monument aux morts[81].
    • Le monument (cité des Brebis), les plaques aux morts de la paroisse et la plaque au soldat Irlandais James Graham[82].

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Mazingarbe Blason
    Coupé: au 1er d'or à l'escarboucle fleurdelisée de sable et au rubis de gueules, au 2e de sinople à la brebis d'argent[84].
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918
    Détails
    Adopté par la municipalité le .
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Brochures du comité historique de Mazingarbe.
    • Albert Bourgeois, Mazingarbe, des origines à la Révolution, dans Gauhéria no 37, juin 1997.
    • François Caron, Chronique des maires de Mazingarbe de 1790 à 1919, Généalogie 62, no 90, 2e trimestre 2006, Hénin-Beaumont, pp. 151-159, [lire en ligne (page consultée le 4 août 2023)]
    • François Caron, De Mazingarbe à Constantine : les deux légionnaires Mazingarbois de la Grande Guerre, Bulletin du Comité historique de Mazingarbe, n°33, 2006, Mazingarbe, pp. 19–20, [lire en ligne (page consultée le 4 août 2023)]
    • François Caron, Généalogie des Seigneurs du Saulchoy, 2007, [lire en ligne (page consultée le 4 août 2023)]
    • François Caron, « Pardonne, mais n'oublie pas », hommage à Madeleine Guillemant-Sintive (1917-2010), 2010, [lire en ligne (page consultée le 4 août 2023)]

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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