Il contribue, dès 1906, avec Jean Jaurès, Jules Guesde et Édouard Vaillant, au développement du parti socialiste unifié SFIO et est appelé, en 1908, au journal L'Humanité, où il tient, à partir de 1912, la rubrique parlementaire. Il est témoin de l'assassinat de Jaurès le [1],[2]. Il sert comme sergent d’infanterie au Proche-Orient. À l’issue du conflit, cet ardent pacifiste reprend sa profession de journaliste aux côtés de Gabriel Péri. Renoult est directeur de publication de L'Internationale, journal communiste du soir de avril à [3].
Il est élu une première fois en 1935 sur la liste communiste comme premier adjoint le , puis conseiller général de la Seine le de la même année. En 1937, il participe à la création de l'Association pour l'Histoire Vivante de Montreuil avec Jacques Duclos et Fernand Soupé, association qui mènera en 1939 à la création du Musée de l'Histoire vivante.
Suspendu le en application d’un arrêté du ministre de l’Intérieur qui dissout tous les conseils municipaux communistes de la Seine et de Seine-et-Oise, il annonce qu’il continuera à tenir sa permanence de conseiller général. Mais le le parti communiste est dissous. L’Assemblée nationale vote la déchéance de ses élus le . Daniel Renoult, est arrêté le à Paris XXe, interné au camp de Baillet, transféré à l'île d'Yeu en , écroué à la prison de la Santé le , détenu au camp de Gurs (Pyrénées-Atlantiques), envoyé au camp de Nexon (Haute-Vienne), expédié à la citadelle de Sisteron, enfermé au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), à la prison de Castres, encore une fois au camp de Nexon, au fort Barraux, de nouveau à Castres, puis encore à Saint-Sulpice, à la prison d’Eysses, au camp de Carrière puis enfin en 1944 à la citadelle de Sisteron.
Le , il est libéré par un coup de main des maquis FTP. Enrôlé dans le maquis des Basses-Alpes, il revient à Montreuil le et se voit confier la présidence du Comité local de Libération ainsi que la présidence de la municipalité provisoire.
Ce nouveau maire, âgé de 65 ans et qui conduit sa liste au succès lors de l’élection du Conseil général de 1945, fait une carrière locale remarquable. Président de l’Union des Maires de la Seine et Vice-président de l’Association des Maires de France, Daniel Renoult se voit en outre désigné à trois reprises comme Vice-président du conseil général de la Seine. Réélu maire de Montreuil en , puis en , et conseiller général en . Malade au moment des événements de , il consacre ses dernières forces à la défense de la République.
Il incarne à lui seul, pendant plus de dix ans, les espoirs et les contradictions du «communisme municipal».
Sous ses mandats, plusieurs projets voient le jour: l’aménagement du site qui allait devenir le Parc des Beaumonts, l'aide aux chômeurs, la construction de logements sociaux et la création d’institutions qui existent toujours aujourd’hui. Citons, entre autres, les centres de santé, les colonies de vacances (préciser), le stade des Grands-Pêchers, la nouvelle bibliothèque municipale, et le Foyer montreuillois des anciens combattants.
Il meurt le , à son domicile, 10 rue Parmentier en laissant deux messages où perce avec lucidité le sentiment de sa fin prochaine. L’un est pour dire son attachement à la ville de Montreuil, l’autre pour rappeler sa fidélité au Parti communiste français et à son idéal de jeunesse.
Notes et références
↑«Commémorant la mort de Jaurès les communistes appellent les socialistes à l'unité d'action.: Les formations d'extrême gauche ont célébré, hier mercredi en fin d'après-midi, la mémoire de Jean Jaurès, devant le café du Croissant, rue Montmartre, où il fut assassiné le 31 juillet 1914», Le Monde, (lire en ligne)