Daniel Rigolet
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Daniel Claude Rigolet |
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Daniel Rigolet, né le au Perreux-sur-Marne et mort le à Vannes, est un marin français.
Capitaine de navire, officier de la marine marchande, directeur de l’École d'apprentissage maritime de Cherbourg de 1973 à 1976, il est l'inventeur d'une combinaison de survie pour les marins. Il a été élu premier président de l'Association française des capitaines de navires lors de sa création en 1979.
Études
Daniel Claude Rigolet fait ses études secondaires de 1944 à 1949 au lycée des frères du Loquidy à Nantes puis prépare le concours de l'École nationale de la marine marchande (1949-1950) au lycée Kersa de Ploubazlanec. Il poursuit par des études supérieures à l’École nationale de la marine marchande de Nantes de 1950 à 1953[1],[2], puis en 1956 / 1957 pour le cours de capitaine au long cours[3].
Marin amateur
Il découvre en famille la navigation sur l'Erdre à bord d'une chaloupe de Basse-Indre de 6,50 mètres puis sur un frad de 7,50 mètres (voilier quillard à coque en lames d'acajou rivées sur des couples en acajou et gréement houari). À 11 ans, il lui est offert un dériveur Moth sur lequel il s'initie seul à la voile sur l'Erdre[note 1].
Carrière
Il devient officier chef de quart et sert sur le Roxane (pétrolier construit en 1932 et exploité par Auxinavi) du au puis sur le Salomé du au et sur le Bérénice (Compagnie Auxiliaire de Navigation)[4].
Il effectue ses 22 mois de service national dans la Marine nationale au grade d'aspirant puis d'enseigne de vaisseau. Élève Officier de Réserve sur le croiseur Tourville à Brest de mars à , il est affecté ensuite aspirant à Cherbourg[5] sur le dragueur de mines type D Castor puis est Officier en second sur le dragueur de mines M781 jusqu'en .
Promu second capitaine, il sert sur le Prairial (pétrolier de type T2) à partir du et passe sur le Germinal à partir d'[6]
Il obtient son premier commandement sur le Pluviose (pétrolier de 21000 TPL de la Compagnie Nationale de Navigation) à partir d'avril jusqu'à puis de à [7] puis commande le Messidor (pétrolier de la Société des Transports Maritimes et Pétroliers) à partir de février jusqu'à [8], le Longchamps (pétrolier de la STMP) à partir de septembre jusqu'à [9], le Vendémiaire (pétrolier de la CNN) à partir de janvier jusqu'à [10], le Montmartre (pétrolier de la CNN) à partir de mars jusqu'à [11], le Monceau (pétrolier de la STMP) à partir de jusqu'à [12], le Longchamps à partir de jusqu'à [13] et le Pierre Poulain (pétrolier Compagnie des Transports Maritimes et Pétroliers) à partir de mai jusqu'à , puis d'octobre à , puis de mars à , puis de juillet à , puis de février à , puis de septembre à , puis de janvier à , puis d'avril à [14],[15],[16],[17],[18],[19].
Les embarquements qui suivent sont référencés sur Asterie (section Liens externes : notices d'autorité) :
- Pierre Poulain (pétrolier de 75850 TPL - 239 mètres de long - construit en 1967 au chantier naval de la Ciotat) du au .
- Obernai (pétrolier de 155000 TPL - 288,5 mètres de long - construit en 1972) du au .
- Détachement au poste de Directeur de l’École d'Apprentissage Maritime (EAM) de Cherbourg du au [20].
- Concorde (pétrolier de 73000 TPL - 243,8 mètres de long - construit en 1967 au chantier naval de la Ciotat) du au .
- Alsace (pétrolier de 240000 TPL - 323 mètres de long - construit en 1974) du au et du au .
- Brumaire (pétrolier de 240000 TPL - 323 mètres de long - construit en 1971) du au .
- Pierre Guillaumat (pétrolier de 550000 TPL - 414 mètres de long - construit en 1977) du au , du au , du 10/ au et du au .
- Vendémiaire (pétrolier de 18589 tx construit en 1958) du au .
Président de l'Association Française des Capitaines de Navires (AFCAN)
À la création de l'AFCAN le , il en est élu président[21]. Il représente alors la France auprès de l'IFSMA créée en 1974 et portera auprès de l'OMCI le projet d'adoption des combinaisons de survie à l'échelon international. Il démissionne de l'AFCAN le et est remplacé par le Commandant paimpolais Yves Brocher élu le [22].
Invention et actions en faveur de la survie et du sauvetage en mer
À la suite du naufrage du cargo Maori[23] en [note 2], il a inventé une combinaison de survie pour les marins en développant un prototype avec la société industrielle des établissements Piel (SIDEP) d’Étampes (devenu le vêtement de survie Seastep commercialisé par les établissements Guy Cotten après le rachat de la SIDEP en 1988).
Les 5 et , nouvel essai de 24 heures devant Cherbourg pour démonstration à la presse[24],[25],[26].
Le , déposé en mer par le canot Raz Blanchard de la SNSM avec l'accord du responsable du CROSS de Jobourg, il réalise un essai dans des conditions extrêmes dans le raz Blanchard (vent force 9 Beaufort, fort courant) avant d'être projeté par la mer sur la plage de la baie d'Ecalgrain [Où ?][27].
En , au salon Nautique du CNIT de La Défense (Paris), il présente la combinaison sur le stand de la société Piel[28]. Le groupe d'études et de recherche sous-marine (GERS) de la Marine Nationale approuva sans réserve l'équipement dont le harnais de récupération incorporé offrait une résistance de 1 200 kg pour répondre aux normes aviation[29],[note 3].
Les 19 et , il participe à un séminaire à l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes pour présenter son invention[30].
Les 8 et , un essai de 24 heures est réalisé avec sept volontaires de différentes corpulences et différents âges devant le port de Cherbourg[31],[32].
L'obtention de l'autorisation d'usage de la combinaison de survie inventée par Daniel Rigolet a été accordée le par la commission Centrale de Sécurité sous le no 443/37. Elle équipe alors les flottes de navire des armements Dreyfus et Fina[33]. Le , pour que cet équipement devienne obligatoire à bord des navires professionnels et afin de protester contre l'indifférence des autorités de tutelle, il a symboliquement, devant la presse nationale, le jour d'ouverture du salon nautique, en se présentant dans son uniforme puis en revêtant la combinaison, effectué un saut dans la Seine depuis le pont Alexandre-III à Paris[34].
En , lors du salon nautique de Paris, il fait don de cinquante vêtements de survie aux responsables de la SNSM[35]. En , il participe à une interview-dialogue avec Gérard d'Aboville pour l'hebdomadaire national Le Marin pour augmenter les chances de survie en mer[36].
Par les arrêtés du ministre de la mer Louis Le Pensec des et , l'emport de combinaison de survie à bord des navires professionnels français devient obligatoire[37].
Daniel Rigolet a donné les bénéfices obtenus par son invention au profit de la construction du canot tous temps SNS 067 équipant la station de la Société Nationale de Sauvetage en Mer du port de Goury (Manche). Armé en 1989, ce canot de sauvetage a été baptisé Mona Rigolet, du nom de son épouse[38].
En 2013, il lance à nouveau son appel à l'attention de la Marine Nationale pour que ses navires soient équipés de la combinaison de survie. Il termine en parallèle la rédaction de ses mémoires dans son ouvrage La vie d'abord, récit d'un homme libre qui chérit la mer qu'il publie en novembre aux Éditions Sillages (les bénéfices de cet ouvrage publié au frais de l'auteur sont reversés à la SNSM)[39].
Le , il écrit à Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense Nationale, rappelant l'impérieuse nécessité d'équiper les équipages de la Marine Nationale de combinaisons de survie à l'instar des obligations faites trente-et-un ans auparavant aux Marines Marchande et de Pêche[40].
Mort
Hommages et distinctions

Officier de l'ordre du Mérite maritime. Chevalier (17 décembre 1977) puis Officier du Mérite maritime (28 mars 1991)[réf. nécessaire]
Chevalier de la Légion d'honneur, (J.O. du ), décoré le par Guy Lengagne[43].- À la demande de l'établissement public local d'enseignement (ex-EAM de Cherbourg), il a accepté en 2012 de donner son nom au Lycée Professionnel Maritime et Aquacole de Cherbourg. À la suite de la proposition du conseil d'administration de cet établissement suivi d'un avis favorable de la ville de Cherbourg-Octeville, la commission permanente du conseil régional de Basse-Normandie a validé le ce nouveau nom propre pour le LPMA de Cherbourg[44]. L'inauguration du nom du lycée a eu lieu le en présence de Daniel Rigolet, de Marie-Françoise Lebonnois, conseillère municipale déléguée, de Muriel Jozeau-Marigné, conseillère régionale et municipale, de Christian Lemarchand, conseiller régional, de Stéphane Travert, conseiller régional et député de la Manche, de Jean-Michel Houllegatte, maire de Cherbourg, de Gilbert Lepoittevin, maire de Tourlaville, et de Benoit Arrivé, président de la communauté urbaine de Cherbourg[45].