Jobourg

ancienne commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Jobourg est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 467 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Jobourg
Jobourg
Le nez de Jobourg et l'anse de Sennival, depuis le nez des Voidries.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Simon Cervantès
2020-2026
Code postal 50440
Code commune 50257
Démographie
Population 467 hab. (2022)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 58″ nord, 1° 54′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 181 m
Superficie 10,15 km2
Élections
Départementales La Hague
Historique
Fusion
Intégrée à La Hague
Localisation
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Jobourg
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Jobourg
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    Depuis le , elle fait partie de la nouvelle commune de La Hague et a le statut de commune déléguée.

    Géographie

    Localisation

    Jobourg se situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin. Le nez de Jobourg est un cap qui s'avance dans la mer de la Manche.

    Les communes limitrophes sont Auderville, Herqueville, Omonville-la-Petite et Saint-Germain-des-Vaux.

    Géologie et relief

    Les gneiss icartiens y affleurent. Les grottes dans les falaises ont souvent donné naissance à des légendes, comme celui du Trou-aux-Sorciers.

    Milieux naturels et biodiversité

    Les chèvres sauvages.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Jorborch au XIIe siècle, Jorborc en 1180, Jorbourg en 1218, Jorborc en 1221, Jorburch en 1239, Jobourt en 1323[1].

    Les formes anciennes indiquent que le [r] s'est amuï vers le XIVe siècle devant la consonne suivante, phénomène récurrent dans la toponymie normande et ailleurs. En tout état de cause, il n'y a pas lieu de voir un Jovis burgum, forme latinisée que l'on rencontre parfois dans les textes médiévaux. Il s'agit d'une fantaisie de scribe, telle qu'on en trouve de manière récurrente en toponymie (cf. Louviers, Fécamp, etc.)

    François de Beaurepaire rapproche le type toponymique Jorborc du composé toponymique vieil anglais eorðburg signifiant « mur ou rempart de terre étayé par une structure de pieux en bois » et la situation de Jobourg près du Hague-Dick renforcerait cette hypothèse linguistique[1]. Le toponyme normand de l'île voisine de Guernesey, Jerbourg (castrum de Gierebourc 1364) serait de même nature, ainsi que les noms de lieux anglais Yarborough Camp et Arbury[1].

    René Lepelley privilégie l'hypothèse d'un composé issu de l'ancien scandinave basé sur les termes jǫrð « terre » et borg « forteresse »[2]. En réalité, borg pouvait avoir le sens primitif de « mur, rempart ». *Jǫrðborg devait avoir le sens global de « mur de terre, rempart de terre » tout comme le vieil anglais eorðburg. Phonétiquement une étymologie scandinave s'accorde mieux avec les formes anciennes.

    Histoire

    Protohistoire et antiquité

    Entre l'église et le clos Callet, il fut trouvé plusieurs tumuli ainsi que des briques romaines[3]. On trouve également le camp romain du Vaux du Catel.

    Moyen Âge

    l'église, avec le titre de prieuré, placée sous le vocable de Notre-Dame, est donnée, en 1165, à l'abbaye du Vœu par Richard du Ham et Guillaume Carbonnel[3]. En 1172, Guillaume de kercagny, devant le roi d'Angleterre Henri II, confirme la donation. Au début du XIIIe siècle, Robert de Sydeville était vicaire de l'église[3].

    En 1316, des contestations s'élèvent au sujet des dîmes de Jobourg, entre le prieur de Jobourg, nommé par l'abbé du Vœu, et le prieur de Saint-Germain-des-Vaux, dépendant de l'abbaye de Cormery[3].

    Parmi les personnes notables habitants Jobourg, on peut citer la famille de Lefort qui avait pour armes : d'argent au croissant de gueules accompagné de trois merlettes de sable (par francs-fiefs en 1471)[3].

    Temps modernes

    En 1567, Robert de Mary, écuyer, sieur de Jobourg, est taxé pour ce fief de 10 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Jobourg, qui valait un sixième de fief de haubert, était tenu du fief de Vauville[4].

    Dans la première moitié du XVIIe siècle, la paroisse a pour seigneur la famille Lucas de Bonval, et ensuite celle des Jallot. En 1692, l'église a pour curé Guillaume Leblond, religieux du Vœu de Cherbourg[3].

    Le , les dîmes des paroisses de Jobourg, Beaumont et Urville-Hague sont affermées par bail, passé devant Me Roger, notaire à Paris, à Nicolas Simon au prix de 1 150 livres[5].

    Au XVIIIe siècle, Dom François Fleury (1724-1781), est prieur-curé de Jobourg et guetteur des mouvements des navires anglais pour le gouverneur de Cherbourg[6].

    Époque contemporaine

    En 1907, fermeture de la brigade de douanes du village de Merquetot.

    La commune est libérée le par le 60e régiment d'infanterie.

    Politique et administration

    Liste des maires

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    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1791 Guillaume Lecostey    
    1791 1794 Sébastien-Pierre Fleury    
    ? 1798 Thimotée Mauger    
    1798 1798 Félix Mauger    
    1798 1798 Pierre Sanson    
    1798 1798 Jean-François Lecarpentier    
    1798 1801 Thimotée Mauger    
    1802 1831 Jean-Pierre Fleury    
    1831 1832 Michel-Augustin Mauger    
    1832 1835 Jean-Pierre Fleury    
    1835 1848 Jean-Thomas Fleury-Lavalette[7]    
    1848 1848 Pierre Sanson    
    1848 1865 Jean Étienne Nicolas Fleury-Duhamel   Suppléant de juge de paix
    1865 1870 Jean Fleury-Laroque    
    1870 1876 Jacques François Digard   Cultivateur
    1876 1878 Jean Fleury-Laroque    
    1878 novembre 1879[Note 1] Albert Jean Fleury   Propriétaire
    1879 1892 Jean-François-Sébastien Fleury    
    mai 1892 mai 1929 Bon-Charles Lecostey    
    mai 1929 mai 1945      
    mai 1945 octobre 1947 René Lecostey    
    octobre 1947 mai 1953 Zacharie Lecouvey    
    mai 1953 août 1959[Note 2] Émile Audoire    
    août 1959 mars 1983 Charles Gosselin   Ancien adjoint au maire
    mars 1983 juin 1995 Louis Sanson   Ancien percepteur
    Président du District de la Hague (1985 → 1995)
    juin 1995 mars 2008 Jean-Charles Duval[8] SE Premier adjoint au maire (1989 → 1995)
    mars 2008[9] décembre 2016 Jean-Paul Lecouvey[10] SE Ingénieur
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    Liste des maires délégués

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    Liste des maires délégués successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    janvier 2017 juillet 2020 Jean-Paul Lecouvey SE Ingénieur
    juillet 2020[11] en cours Simon Cervantès   Hôtelier
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    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Jobourgeois.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 3].

    En 2022, la commune comptait 467 habitants, en évolution de −3,71 % par rapport à 2016 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    699711758824924863810735744
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    686621623593565532501505534
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    448431420324325310295267256
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
    235341301336403377449482488
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    2019 - - - - - - - -
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Activité manifestations

    Économie

    Les gratte-dos de Jobourg.
    Le CROSS-ma.

    L'activité agricole demeure importante dans l'économie locale et dans la tradition, comme en témoigne la foire aux moutons, valorisant le roussin de la Hague à la mi-août.

    Jobourg est une des quatre communes d'implantation de l'usine de retraitement des combustibles irradiés d'Areva NC.

    Depuis 1977 (et 1984 dans ses locaux actuels), le CROSS-ma de Jobourg est chargé de surveiller le Rail des Casquets et de coordonner le sauvetage en mer entre le cap d'Antifer et le mont Saint-Michel.

    Le tourisme est important sur la commune, notamment du fait du nez de Jobourg, site qui contribue à la notoriété de la localité et qui est l'un des lieux les plus visités de la Manche[réf. nécessaire]. Jobourg accueille trois restaurants et de nombreux gîtes.

    Culture locale et patrimoine

    L'église Notre Dame.

    Lieux et monuments

    • Le tumulus de Calais situé sur la commune de Jobourg en face de l'usine de retraitement des déchets nucléaires, est l'un des trente-trois tumulus de l'âge du bronze référencés lors d'une récente étude sur le territoire de la Hague. Le tertre, relativement bien conservé sur les deux tiers, le dernier tiers étant parti sur le trajet d'un chemin, et n'ayant pas été bouleversé par les antiquaires du XIXe siècle, a fait l'objet d'une fouille moderne.
    • Traces d'un camp romain du Bas-Empire au Vaux du Câtel.
    • L'église Notre-Dame de Jobourg romane des Xe – XIIIe siècles, inscrite aux monuments historiques en 1972[16], qui servit de poste d'observation. Elle abrite un calice et sa patène classés au titre objet aux monuments historiques[17], une clef de voûte du XVIIe, un bénitier et cadran solaire du XVIIIe.
    • Croix de chemin du XVIe siècle, dite Croix Ricard ou de Bel Air, au nord, à l'embranchement de la D 202 et de la route d'Omonville. Elle est composée de deux épées, et aurait été élevée, selon une légende inventée au XIXe siècle par Digard de Lousta, par le seigneur d'Auderville M. de La Fouèdre qui tua en duel, M. de Mary, seigneur de Jobourg[6],[18]. Sur une maison du village de la Buhotellerie, un bloc calcaire armorié figure les armes de la famille de Mary : d'argent au chef de gueules chargé de trois roses d'or mises de rang[19].
    • Jardin les Cuillers de Merquetot[6].

    Monument disparu

    • Ancien moulin à vent mentionné vers 1550 et dont il ne subsiste aucun vestige. Il se situait entre le CROSS-ma et l'église.

    Patrimoine culturel

    Au cinéma, Jobourg apparaît comme décor dans Une vie d'Alexandre Astruc, et est cité comme lieu de l'un des deux meurtres du film Garde à vue de Claude Miller avec Michel Serrault, Lino Ventura et Romy Schneider. Plusieurs plans et de nombreuses indications topographiques de la ville y sont donnés.

    La côte et la lande de Jobourg donnent l'inspiration à de nombreux peintres, de même que l'église romane représentée par Jean-François Millet et Félix Buhot notamment.

    Personnalités liées à la commune

    • Simon Segal (1898-1969), peintre de l´École de Paris, a vécu au hameau Thiébot entre 1946 et 1953. Il a peint de nombreux enfants de la commune, ainsi que des paysages de la Manche. Une exposition lui a été consacrée au musée Thomas-Henry de Cherbourg en 1999.

    Voir aussi

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    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 117.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 263.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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