Jobourg
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Localisation
Jobourg se situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin. Le nez de Jobourg est un cap qui s'avance dans la mer de la Manche.
Les communes limitrophes sont Auderville, Herqueville, Omonville-la-Petite et Saint-Germain-des-Vaux.
Géologie et relief
Les gneiss icartiens y affleurent. Les grottes dans les falaises ont souvent donné naissance à des légendes, comme celui du Trou-aux-Sorciers.
Milieux naturels et biodiversité
- Nez de Jobourg, nez de Voidries, falaises de Jobourg de 128 m de haut, parmi les plus grandes d'Europe, rocher dit le Culleron, formé de grès et de granit, anse de Culeron.
- Baie d'Écalgrain, partagée avec Auderville.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Jorborch au XIIe siècle, Jorborc en 1180, Jorbourg en 1218, Jorborc en 1221, Jorburch en 1239, Jobourt en 1323[1].
Les formes anciennes indiquent que le [r] s'est amuï vers le XIVe siècle devant la consonne suivante, phénomène récurrent dans la toponymie normande et ailleurs. En tout état de cause, il n'y a pas lieu de voir un Jovis burgum, forme latinisée que l'on rencontre parfois dans les textes médiévaux. Il s'agit d'une fantaisie de scribe, telle qu'on en trouve de manière récurrente en toponymie (cf. Louviers, Fécamp, etc.)
François de Beaurepaire rapproche le type toponymique Jorborc du composé toponymique vieil anglais eorðburg signifiant « mur ou rempart de terre étayé par une structure de pieux en bois » et la situation de Jobourg près du Hague-Dick renforcerait cette hypothèse linguistique[1]. Le toponyme normand de l'île voisine de Guernesey, Jerbourg (castrum de Gierebourc 1364) serait de même nature, ainsi que les noms de lieux anglais Yarborough Camp et Arbury[1].
René Lepelley privilégie l'hypothèse d'un composé issu de l'ancien scandinave basé sur les termes jǫrð « terre » et borg « forteresse »[2]. En réalité, borg pouvait avoir le sens primitif de « mur, rempart ». *Jǫrðborg devait avoir le sens global de « mur de terre, rempart de terre » tout comme le vieil anglais eorðburg. Phonétiquement une étymologie scandinave s'accorde mieux avec les formes anciennes.
Histoire
Protohistoire et antiquité
Entre l'église et le clos Callet, il fut trouvé plusieurs tumuli ainsi que des briques romaines[3]. On trouve également le camp romain du Vaux du Catel.
Moyen Âge
l'église, avec le titre de prieuré, placée sous le vocable de Notre-Dame, est donnée, en 1165, à l'abbaye du Vœu par Richard du Ham et Guillaume Carbonnel[3]. En 1172, Guillaume de kercagny, devant le roi d'Angleterre Henri II, confirme la donation. Au début du XIIIe siècle, Robert de Sydeville était vicaire de l'église[3].
En 1316, des contestations s'élèvent au sujet des dîmes de Jobourg, entre le prieur de Jobourg, nommé par l'abbé du Vœu, et le prieur de Saint-Germain-des-Vaux, dépendant de l'abbaye de Cormery[3].
Parmi les personnes notables habitants Jobourg, on peut citer la famille de Lefort qui avait pour armes : d'argent au croissant de gueules accompagné de trois merlettes de sable (par francs-fiefs en 1471)[3].
Temps modernes
En 1567, Robert de Mary, écuyer, sieur de Jobourg, est taxé pour ce fief de 10 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Jobourg, qui valait un sixième de fief de haubert, était tenu du fief de Vauville[4].
Dans la première moitié du XVIIe siècle, la paroisse a pour seigneur la famille Lucas de Bonval, et ensuite celle des Jallot. En 1692, l'église a pour curé Guillaume Leblond, religieux du Vœu de Cherbourg[3].
Le , les dîmes des paroisses de Jobourg, Beaumont et Urville-Hague sont affermées par bail, passé devant Me Roger, notaire à Paris, à Nicolas Simon au prix de 1 150 livres[5].
Au XVIIIe siècle, Dom François Fleury (1724-1781), est prieur-curé de Jobourg et guetteur des mouvements des navires anglais pour le gouverneur de Cherbourg[6].
Époque contemporaine
En 1907, fermeture de la brigade de douanes du village de Merquetot.
La commune est libérée le par le 60e régiment d'infanterie.
Politique et administration
Liste des maires
Liste des maires délégués
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Jobourgeois.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 3].
En 2022, la commune comptait 467 habitants, en évolution de −3,71 % par rapport à 2016 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Activité manifestations
Économie
L'activité agricole demeure importante dans l'économie locale et dans la tradition, comme en témoigne la foire aux moutons, valorisant le roussin de la Hague à la mi-août.
Jobourg est une des quatre communes d'implantation de l'usine de retraitement des combustibles irradiés d'Areva NC.
Depuis 1977 (et 1984 dans ses locaux actuels), le CROSS-ma de Jobourg est chargé de surveiller le Rail des Casquets et de coordonner le sauvetage en mer entre le cap d'Antifer et le mont Saint-Michel.
Le tourisme est important sur la commune, notamment du fait du nez de Jobourg, site qui contribue à la notoriété de la localité et qui est l'un des lieux les plus visités de la Manche[réf. nécessaire]. Jobourg accueille trois restaurants et de nombreux gîtes.

