Daniel Vigne (théologien)
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Daniel Vigne est un théologien français, docteur en théologie, agrégé et docteur en philosophie, professeur honoraire de l’Institut catholique de Toulouse, où il a été enseignant-chercheur de 1990 à 2020. Ses recherches portent sur le message chrétien à la lumière des Pères de l'Église.
Après une enfance à Madagascar, sa terre natale, et des études secondaires au lycée Carnot de Cannes, Daniel Vigne est étudiant en philosophie à l’Université Nice-Côte d'Azur de 1970 à 1972. La lecture des livres du philosophe Lanza del Vasto et l’élan du renouveau charismatique catholique préparent sa conversion personnelle à Jésus-Christ en 1972.
De 1973 à 1976, après une formation en menuiserie-ébénisterie, il fait deux ans de service civil en Alsace comme objecteur de conscience auprès d’enfants défavorisés. Marié en 1975, le couple rejoint l’année suivante la jeune communauté de La Théophanie à Saint-Guilhem-le-Désert.
De 1977 à 1981, il suit un premier cycle de théologie à l’Institut d’études théologiques de Bruxelles fondé par le jésuite Albert Chapelle et dirigé par le père Dany Dideberg[1]. Parallèlement, il crée avec son épouse Monique et des amis bruxellois la fraternité des douze Apôtres[2], assemblée de prière catholique orientale.
De 1981 à 1983, à Rome, il fait une spécialisation en théologie patristique à l’Institut pontifical oriental, complétée à l’Institut Augustinianum et l’Université grégorienne. En 1983, il soutient un mémoire de maîtrise sur Origène sous la direction du père Henri Crouzel, et valide un projet de thèse sur le Baptême du Christ dans l’Église primitive sous la direction du futur cardinal Tomáš Špidlík.
De 1983 à 1985, à Jérusalem, il poursuit ses recherches doctorales à l’École biblique et archéologique française des dominicains et anime le Centre Orient Chrétien du patriarcat grec-catholique de la ville sainte. En 1984, il est ordonné diacre par le futur patriarche Grégoire III Laham.
De 1985 à 1990, il est directeur de l’Association des Amis de l’Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, œuvrant à l’animation culturelle et spirituelle de ce monument. Il achève sa thèse de doctorat en théologie qu’il soutient en 1990 à l’Institut pontifical oriental de Rome. À partir de 1990, Daniel Vigne enseignera parallèlement la philosophie et la théologie dans l’Enseignement catholique : secondaire, post-baccalauréat, et surtout universitaire.
De 1990 à 1994, il est professeur de philosophie au Lycée Saint-Jean de Lectoure fondé par Pierre Gardeil[3], et de 1994 à 2010, au lycée Ozar Hatorah de Toulouse. En 1992, il soutient à l’université Toulouse-Jean-Jaurès un mémoire de maîtrise sur la gnoséologie de Nicolas Berdiaev et obtient l’agrégation de philosophie en 1997.
De 1994 à 2019, il est professeur en Classes préparatoires aux grandes écoles au Saliège Campus[4] de Toulouse-Balma. En 2005, il soutient à l’université Paris-Sorbonne une thèse de philosophie intitulée La Relation infinie : la philosophie de Lanza del Vasto[5]. De 2009 à 2024, il est président de l’association des Amis de Lanza del Vasto[6], chargée de l'œuvre de cet auteur.
De 1990 à 2020, il est principalement enseignant-chercheur à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse (ICT), titulaire de la chaire de patristique à la suite du professeur Henri Crouzel. Il y enseigne la théologie des Pères de l’Église, l’histoire du christianisme ancien et l’histoire de la philosophie. Il enseigne aussi à l’Institut d’études religieuses et pastorales[7] et à l’Institut de science et de théologie des religions de l’ICT, ainsi qu’à l’École de théologie[8] du diocèse de Toulouse.
De 1994 à 2005, il est directeur du pôle de recherche Patristique et Spiritualité de l’ICT ; de 1996 à 2002, directeur du cycle de licence canonique de la Faculté de théologie ; de 2005 à 2010, directeur du cycle de doctorat canonique de cette Faculté.
Il est membre depuis 2000 du comité de rédaction du Bulletin de littérature ecclésiastique, revue universitaire de l'ICT, membre de l’Association Internationale d’Études Patristiques[9] depuis 2010, et membre de l’Unité de Recherche Culture, Éthique, Religion et Société[10] depuis 2015. À sa retraite en 2020, il a été nommé professeur honoraire[11] de l’Institut Catholique de Toulouse.
Ses publications portent sur le christianisme antique et les Pères de l’Église, notamment Origène dont il a édité et traduit le Traité sur la prière, et sur l'intérêt actuel de la spiritualité chrétienne[12]. Il est diacre permanent[13] au service de l’archidiocèse de Toulouse.