Danièle Perré
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Andrée Germaine Joséphine Maître |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Maître | |
| Site web |
Danièle Perré, née Maître le à Paris, où elle est morte le [1], est une artiste peintre française.
Danièle Perré naît à Paris en 1924 et grandit dans le quartier des Buttes Chaumont. Elle commence sa carrière de peintre dès les années 1950, et ses premières peintures sont présentées en 1953, dans le cadre d’un exposition intitulée les « Quinze groupes »[2] au Palais des beaux-arts de la ville de Paris.
Elle reçoit son premier prix en 1956, le prix de la société des amateurs d’art pour sa toile Port de Dieppe, par un ciel d’orage (ou Le Port). La même année, elle est sélectionnée dans le cadre du prix Othon Friesz pour son tableau Nature morte. Comme son collègue André-François Breuillaud, le peintre Jacques Villon la remarque très vite ; il suit son œuvre et contribue de façon importante à son essor. Elle peint son portrait en 1956, exposé à l’occasion du cinquième salon Les Peintres témoins de leur temps, au musée Galliera. Le journal France Soir, le , écrit : « Le portrait de Jacques Villon par Danièle Perré sera certainement l’un des plus remarqués de l’exposition[3]. »
Dès l’année 1957, Danièle Perré est exposée au Salon de mai et au Salon d'automne. À cette période, elle fait une rencontre décisive, qui ouvre une amitié d'une vie, en la personne de Camille Renault, galeriste, mécène et personnage haut en couleur[4]. Sa carrière internationale débute en 1958. Elle expose à Dallas, dans le cadre d’une exposition de groupe, et au musée d'art moderne de Mexico. L’année suivante, la Ville de Paris, le musée de Menton et le musée de Tel-Aviv achètent ses œuvres. Dans les années 1960, Danièle Perré rejoint la nouvelle École de Paris[5]. Elle en est, à trente-cinq ans, la plus jeune exposante. Un article paru dans Le Monde, du , explique que la jeune femme « peint à partir du réel. […] C’est l’étude des volumes qui fixe la fugitive émotion visuelle[6]. » Dans le même temps, elle réalise des vitraux pour l'église de Bouchevilliers, près de Gisors, activité qu’elle réitérera, notamment dans les années 1970, pour l'église Saint-Jean de Caen[7], évènement entre autres relaté par la télévision[8].
La carrière de Danièle Perré décolle dans les années 1960. À cheval sur les années 1962 et 1963, elle expose à la galerie Maurice Oeuillet à Toulouse, avec préface de Jacques Villon, au musée de Rouen, à celui de Pensacola en Floride, à la Far Gallery de New York, à la Bowinkel's Gallery de Beverly Hills (Californie), ainsi qu’à Düsse, Berlin, Budapest et Belgrade, pour l’exposition « Le portrait français » (autoportrait). Cette même année, elle expose au Salon Comparaisons. Dès lors elle ne cessera plus d’exposer, l’Asie la célébrera dans les deux dernières décennies de son œuvre, les années 1990 et 2000.
Danièle Perré peint toujours en grand format, elle s’inspire, comme l’écrit le célèbre critique d’art Frank Elgar en 1975, « d’épaves rejetées par la mer, quille de barque fichée dans le sable par le caprice des flots, racines d’arbres arrachées par les courants à quelque continent lointain et venues s’échouer sur nos rivages[9]. » Sa dernière exposition personnelle se déroule du au , à la galerie Guillaume[10].