Danton (cuirassé)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Danton
illustration de Danton (cuirassé)
Le Danton en 1911 dans l'arsenal de Brest.

Type Cuirassé
Classe Danton
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Chantier naval Arsenal de BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Quille posée 1906
Lancement
Mise en service
Statut Coulé le
Équipage
Commandant Delage (1917)
Équipage 920
Caractéristiques techniques
Longueur 144,9 m
Maître-bau 25,8 m
Tirant d'eau 9,2 m
Déplacement 18 318 tonnes
Propulsion turbines à vapeur Parsons
26 chaudières à charbon Belleville
Puissance 22 500 ch
Vitesse 19,2 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage
  • ceinture : de 255 à 200 mm
  • pont : 75 mm
  • barbettes : 280 mm
  • tourelles secondaires : 225 mm
  • kiosque : 300 mm
Armement 2 × 2 canons de 305 mm
6 × 2 canons de 240 mm
0016 canons de 75 mm
0010 canons de 47 mm
0002 TLT de 450 mm
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Toulon
Localisation
Coordonnées 38° 44′ 56″ nord, 8° 04′ 57″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Danton
Danton

Le Danton est un cuirassé de la marine française tête de série de la classe Danton construit à partir de 1906. Il entre en service en , il fut coulé lors de la Première Guerre mondiale par le sous-marin allemand U-64 le au large de la Sardaigne. L'épave du Danton a été découverte en 2007 et formellement identifiée en .

Construction et service actif

Vue détaillée du Danton montrant son armement et ses équipements.

Le Danton a constitué la première unité de sa classe de navire, appartenant à la catégorie des navires de guerre dits pré-Dreadnought et succédant à la classe Liberté. Déplaçant 3 000 tonnes de plus que ses prédécesseurs, ce bateau a été le premier de la marine française à être propulsé par des turbines à vapeur[1]. Commandé en 1906, ce bateau était techniquement dépassé au moment de sa mise en service depuis la construction par les Britanniques du HMS Dreadnought, mis à l'eau la même année, et qui devint le standard des cuirassés.

En , pour le lancement du Danton, des manifestants socialistes empêchèrent sa mise à l'eau, qui finalement aura lieu le . Il débuta son service le pour se rendre au Royaume-Uni et participer aux cérémonies de couronnement du roi George V. À son retour, le Danton fut affecté à la Première Escadre avec les premiers post-Dreadnought, le Courbet et le Jean Bart.

En 1913, naviguant au large de Hyères, le Danton est victime de l'explosion d'une tourelle de canons, tuant trois marins. Durant la Première Guerre mondiale, il sert dans la flotte de la Méditerranée afin d'assurer l'approvisionnement des troupes françaises et de les protéger de la marine austro-hongroise. Le Danton, durant cette période, participa également, par sa présence près du détroit des Dardanelles, à bloquer le TCG Yavuz Sultan Selim turc en Mer Noire.

Torpillage du Danton

Le Danton, qui faisait route de Toulon à Corfou, en Grèce, a été torpillé par un U-Boot de la marine impériale allemande, le U-64, le , vers 13 h, au large des côtes sud-ouest de la Sardaigne. Deux torpilles ayant touché la coque à l'avant et au milieu, le bateau coulant en 30 minutes[2]. Au moment de sa perte, différents rapports ont fait état que le commandant du bateau, le capitaine de vaisseau Delage, et de nombreux officiers n'ont pas tenté d'évacuer le navire, coulant avec lui[3]. Les appareils électriques du bateau avaient été touchés ce qui a empêché la mise à l'eau des embarcations de sauvetage[2]. Un nombre de 296 marins sur les 946 membres d'équipage et les 155 passagers marins devant rejoindre leur navire en Grèce, a trouvé la mort lors de ce torpillage , et 806 personnes ont été récupérées par le contre-torpilleur Massue[3],[2] aidé par un chalutier dragueur auxiliaire, le Louise-Marguerite [4], certains récupérés après près de 7 h dans l'eau.

Découverte de l'épave

L'épave a été retrouvée aux coordonnées géographiques 38° 45,3511′ N, 8° 03,3043′ E par plus de 1 000 m de fond, à 35 km au sud-ouest de la Sardaigne[3] en 2007 lors d'études par la société de géotechnique hollandaise Fugro pour le tracé du futur gazoduc GALSI qui doit relier l'Algérie et l'Italie ; elle a été identifiée définitivement en [5] en raison de désaccords sur sa position avec l'amirauté française. Celle-ci pensait que l'épave reposait à plusieurs nautiques de son actuelle position. Ce sont les photos de ses tourelles portant des canons de 240 mm qui ont permis de lever le doute. En 2013, le projet Danton est lancé, pour permettre au public de visiter virtuellement l'épave au moyen d'une modélisation 3D[6]. En 2017, l'épave est explorée à partir de l'André Malraux, navire d'exploration du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) du ministère de la Culture[7].

Galerie : le Danton pendant la Première Guerre mondiale

Notes et références

Bibliographie

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI