Dash Akol

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Titre original داش آکُل
Dāsh Ākol
Réalisation Massoud Kimiai
Scénario Massoud Kimiai d'après Sadegh Hedayat
Dash Akol
Description de cette image, également commentée ci-après
Pochette du disque Dash Akol d'Esfandiar Monfaredzadeh, 1971
Titre original داش آکُل
Dāsh Ākol
Réalisation Massoud Kimiai
Scénario Massoud Kimiai d'après Sadegh Hedayat
Musique Esfandiar Monfaredzadeh (en)
Acteurs principaux Behrouz Vossoughi
Mary Apick
Bahman Mofid
Sociétés de production Houshang Kaveh
Pays de production Drapeau de l'Iran Iran
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 1970

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Dash Akol (en persan : داش آکُل, Dāsh Ākol) est un film iranien réalisé en 1971 par Massoud Kimiai. Il est adapté de la nouvelle éponyme (Dash Akol (nouvelle) dans l'édition française) publiée en 1932 par Sadegh Hedayat dans son recueil Trois gouttes de sang.

Cinéma Saadi à Chiraz en 1950.

L'année 1971 est une date faste dans l'histoire du cinéma iranien avec 84 films produits. Beaucoup mettent en scène un voyou au grand cœur, avec parfois une fin optimiste par un mariage. La nouvelle Dash Akol de Sadegh Hedayat s'inspire d'une réalité sociale de l'époque de Reza Chah, un demi-siècle plus tôt, et de la rivalité entre les Dash chevaliers ») dans la ville de Chiraz[1]. Il passe pour s'être inspiré de la rivalité réelle de deux caïds de cette ville à la fin du XIXe siècle[2].

Massoud Kimiai propose le scénario à Houshang Kaveh, directeur de la maison de production Cinéma-théâtre de Rex ; il confie le rôle principal à Behrouz Vossoughi qui deviendra son acteur favori[3].

Synopsis

Pouri Banai et Behrouz Vossoughi en 1971.

L'histoire se passe à Chiraz, vieille ville du sud de l'Iran. Dash Akol est un lout, un voyou redouté pour sa force et son goût de la bagarre, qui s'entraîne au zurkhaneh, le gymnase traditionnel. En même temps, il est respecté pour sa loyauté et sa droiture. En faisant sa prière, il rencontre Hadj Samad, un vieil homme riche qui avait pu apprécier ses qualités à l'occasion d'un voyage. Hadj Samad, en mourant, lui confie par testament la tutelle de sa petite-fille Mardjan. Dash Akol tombe amoureux de l'adolescente mais, se trouvant trop vieux pour elle, il la fiance à un jeune homme et évite de la revoir. Désespéré, il sombre dans l'alcool[4]. Le seul être à qui il confie son amour pour la jeune fille est son perroquet en cage[5]. Les vieillards du salon de salon de thé le mettent en garde : « Après la victoire, prend garde à ce qui vient derrière toi ». Le soir du mariage, sa vigilance se relâche. Il a pour ennemi Kaka Rostam, un lat, un voyou mais sans les mêmes qualités morales, qu'il a battu plusieurs fois et qui profite de son éclipse pour médire de lui. Après une nouvelle bagarre où Dash Akol a le dessus, Kaka Rostam sort sa dague et le poignarde dans le dos, le transperçant de part en part. Dash Akol a encore la force d'étrangler son ennemi avant de mourir[4]. En mourant, Dash Akol a juste le temps de demander à son ami Eshaq de porter à la jeune fille, en souvenir de lui, son perroquet en cage. Au moment où la jeune fille reçoit l'oiseau, on entend celui-ci dire avec la voix de Dash Akol : « Mardjan ! Mardjan ! Tu me fais mourir ! À qui le dire ? Mardjan, ton amour me tue ![5] ».

Fiche technique

Distribution

Interprétation

Notes et références

Voir aussi

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