David Baltimore
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| Director of the California Institute of Technology | |
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| President of Rockefeller University | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Domiciles |
Woods Hole (jusqu'en ), Great Neck |
| Formation |
Swarthmore College (baccalauréat ès arts) (- Institut de technologie du Massachusetts (- Université Rockefeller (docteur en philosophie) (- John L. Miller Great Neck North High School (en) William A. Shine Great Neck South High School (en) |
| Activités | |
| Conjoint |
Alice S. Huang (de à ) |
David Baltimore, né le à New York (État de New York) et mort le à Woods Hole (Massachusetts)[1],[2], est un biologiste américain, prix Nobel de physiologie ou médecine en 1975 pour ses travaux ayant mené à la découverte de la transcriptase inverse, une enzyme essentielle chez les rétrovirus comme le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
Vie privée
Né à New York dans une famille juive[3], David Baltimore obtient en 1960 sa licence au Swarthmore College et son doctorat en 1964 à l'université Rockefeller. Il est nommé professeur associé de microbiologie au Massachusetts Institute of Technology en 1968.
En 1970, il contribue à la découverte du mode d'action des rétrovirus, dont le VIH, responsable du sida découvert ultérieurement, fait partie.
C'est durant ses travaux au MIT qu'il reçoit en 1975 le prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte de la transcriptase inverse qui rétrotranscrit l'ARN viral en ADN.
Il est l'auteur de la classification Baltimore, qui classe les virus selon certaines caractéristiques de leur génome.
David Baltimore est marié à Alice S. Huang, biologiste spécialisée en microbiologie et virologie.
L'affaire Thereza Imanishi-Kari
En 1986, David Baltimore co-signe, avec d’autres biologistes, dont Thereza Imanishi-Kari, un article paru dans la revue Cell. La contribution scientifique est considérée comme significative, du fait de résultats remettant en cause le fonctionnement du système immunitaire. Margaret O’Toole, une chercheuse du laboratoire, ne parvient pas à reproduire les résultats et dénonce des erreurs. Elle soumet le cas au député démocrate du Michigan, John Dingell, qui organise des auditions publiques pour alerter sur la fraude scientifique dans les programmes subventionnés.
L'affaire est largement médiatisée. David Baltimore prend la défense de sa collègue Thereza Imanishi-Kari et invite John Dingell à rester en dehors d’un domaine qu’il ne maîtrise pas[4]. Un premier jury innocente Thereza Imanishi-Kari, puis l’OSI (Office of Scientific Integrity) la déclare coupable en 1991, puis à nouveau en 1994. David Baltimore est contraint de démissionner de son poste de président de l’université Rockefeller de New York. En 1996, à la suite d'une procédure d’appel et d'un changement de majorité politique, Thereza Imanishi-Kari est blanchie de toute accusation, les prétendues preuves de fraude étant jugées « sans pertinence »[5]. La réputation de David Baltimore est rétablie[6],[7]. Cette affaire est citée en exemple par le The New York Times qui qualifie la gestion de l'OSI de « fiasco » qui a pénalisé des carrières universitaires durant une enquête longue de dix ans[8].
Le COVID-19 et la théorie des fuites de laboratoire
En , Baltimore est cité par le Bulletin of the Atomic Scientists dans un article sur les origines du virus COVID-19, déclarant : « Quand j'ai vu pour la première fois le site de clivage de la furine dans la séquence virale, avec ses codons arginine, j'ai dit à ma femme que c'était la preuve irréfutable de l'origine du virus. Ces caractéristiques remettent en question l'idée d'une origine naturelle du SRAS-CoV-2 »[9]. Cette citation, largement partagée, donne du crédit à la thèse d'une fuite du laboratoire de Wuhan qui a été largement discutée dans le cadre des enquêtes sur l'origine du virus.
Un mois plus tard, Baltimore déclare au Los Angeles Times qu'il aurait dû « adoucir l'expression preuve irréfutable car je ne crois pas que cela soit une preuve de l'origine du site de clivage de la furine, mais cela semble en être une. Je crois qu'il est très difficile de déterminer si la séquence a été introduite naturellement ou par manipulation moléculaire, mais je n'exclurais aucune de ces deux hypothèses »[10].