David Littman

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Décès
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David Littman
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Biographie
Naissance
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Bat Ye'or (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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New York Public Library Main Branch (en) (**P (Bat Ye'or and David Littman Papers))[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

David Gerald Littman, né le à Londres et mort le , est un historien britannique et défenseur des droits de l'homme, notamment à la Commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève. Il a aussi contribué aux travaux de son épouse, célèbre sous le nom de plume de Bat Ye'or.

Il était le frère de Louis Littman, qui a fondé The Littman Library of Jewish Civilization[2].

David Littman, le dernier fils de Joseph Aaron Littman [3], est né le dans une famille juive britannique. Il a fait ses études à la Canford School (en) (Dorset, Grande-Bretagne), puis au Trinity College à Dublin où il a obtenu son BA avec honneur et un MA en Histoire moderne et sciences politiques (1955). Après un an de voyage et visite de sites historiques ou archéologiques en Grèce, Turquie, Égypte, Liban, Syrie, Jordanie et Israël, il a poursuivi des études supérieures à l'Institut d'archéologie de l'Université de Londres sous la direction de Kathleen Kenyon, directrice des fouilles à Jericho, et Max Mallowan, spécialiste d'archéologie mésopotamienne. David Littman a participé à des fouilles, entre autres en été 1958, pendant deux mois, à Hazor en Galilée sous la direction de Yigal Yadin.

En il a épousé Gisèle Orebi, égyptienne francophone expulsée d'Égypte en 1957 parce que juive, qui deviendra une historienne célèbre sous son nom de plume Bat Ye'or. L'année suivantes ils s'installent en Suisse où naissent leurs trois enfants.

Opération Mural

Juste après la naissance de sa première fille, il se rend comme volontaire au Maroc avec sa femme et sa fille, pour réaliser une opération d'exfiltration de plus de cinq cents enfants juifs retenus au Maroc, l'Opération Mural, qui réussit au-delà de toute attente.

Écrivain et éditeur

En 1970, il fonde avec son épouse le Centre d'information et de documentation sur le Moyen-Orient (CID) à Genève, qui pendant 15 ans publiera de nombreuses études[4], surtout en français, sur le Moyen-Orient, avec des tirages d'environ 10 000 exemplaires distribués par poste à des institutionnels : ambassades, organisations internationales, bibliothèques, administrations, professeurs, journalistes, médecins, pasteurs et prêtres, banques et grandes entreprises.

Outre ses écrits pour la Commission des droits de l'homme des Nations unies (voir ci-dessous), il a publié à partir de 1971 des articles sur des sujets historiques ou relevant des Droits de l'homme, dans la presse et des revues, et dans trois livres. Il signait "D.G.Littman", "David Littman" ou "David G. Littman". Il a en outre traduit en anglais, ou co-traduit, nombre d'articles et livres de Bat Ye'or.

Défenseur des droits de l'homme

En 1974-1975, il a participé à la fondation de l'Organisation mondiale des Juifs des pays arabes (en) (WOJAC)[5].

Son sens de l'humour, ses talents d'orateur et son flegme à toute épreuve lui ont permis de représenter et d'être le porte-parole de nombreuses ONG[6] à la difficile Commission des droits de l'homme des Nations unies de 1986 à 2006, et ensuite à la Commission des droits de l'homme des Nations unies. Il y a présenté plus de 300 communications ou interpellations, tant orales qu'écrites, dont beaucoup lui valurent des attaques personnelles de représentants de pays ne respectant pas les Droits de l'homme, comme l'Union soviétique, la Syrie, l'Irak, la Libye, l'Égypte, le Soudan, Cuba, etc.

Il est intervenu contre de nombreux manquements sérieux aux Droits de l'homme[7] :

  • Kurdes gazés par Saddam Hussein à Halabja en Irak (1988 ; n'était pas à l'agenda de la CDH).
  • Massacre de près de 25 000 personnes au Burundi en .
  • Bombardement de Beyrouth par la Syrie en 1988.
  • Charte du Hamas dénoncée comme « un flagrant programme de génocide » (1989).
  • Condamnation de Salman Rushdie par l'Iran le  Rester ici et maintenant silencieux ferait de nous des complices du terrorisme et de la tyrannie  »).
  • Victimes de l'Apartheid en Afrique du sud (1989-1991).
  • Refuzniks en URSS et particulièrement Andrei Sakharov (1990).
  • Défense de nombreux Juifs : des 900 000 obligés de quitter les pays musulmans depuis 1948 ; otages du pouvoir syrien (1990) ; assassinés au Liban (1986-1989) ; emprisonnés en Éthiopie (1988-1999).
  • Génocide des Tutsis au Rwanda (1994).
  • Guerre de djihad et esclavage au Soudan depuis 1994, génocide au Darfour depuis 2003.
  • Interventions sur de nombreux sujets tabous : situation critique des chrétiens en pays musulman ; des Coptes en Égypte ; idéologie islamique du djihad ; kamikazes islamistes ; contradictions entre Déclaration universelle des droits de l'homme et Déclaration des droits de l'homme en islam (1990-1997) ; mutilations génitales ; condamnation pour "blasphème" générant auto-censure..

Publications

Notes et références

Voir aussi

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