David Rosenblum
From Wikipedia, the free encyclopedia
David Rosenblum (né à Paris en 1977) est un maître artisan d'art gainier, doreur et restaurateur français. Après le décès de son père[1], Bernard Rosenblum, il devient le successeur[2] de l'atelier de Gainerie Bettenfeld-Rosenblum.
Dès son plus jeune âge, il est immergé dans l’atelier familial Bettenfeld-Rosenblum et se découvre une passion immodérée pour le métier de gainier, l’histoire de ce métier d’art, ayant également une forte attirance pour la peinture et la sculpture.
À l’origine de la découverte des passions et des talents de son fils, alors âgé de 8 ans, Bernard Rosenblum, décide de l’initier au métier de gainier doreur d’art, à la peinture et à la sculpture.
En 1989, scolarisé, alors qu’il n’a que 12 ans, il entre officiellement au sein de l’atelier pour y être formé par son père. Perfectionniste de nature, il lui enseigne l’excellence.
Quelques années plus tard, devenu son maître et mentor, Bernard Rosenblum, ancien élève [3] d'Alberto Giacometti et d'Emmanuel Mané-Katz, lui enseigne la peinture et la sculpture. Durant cette période, David Rosenblum se révèle être un élève attentif sachant développer avec talent les techniques de son métier. En 1996, sa formation est acquise. Il a ainsi pu acquérir les compétences du savoir-faire technique et historique à l’exercice du métier de gainier doreur d’art de tradition.
Durant cette période d’adolescence, il participe aux recherches historiques sur le cuir dans les musées et les bibliothèques, aux commandes et restaurations au sein de l’atelier, à la lutte pour la Sauvegarde des Métiers d'Art et du Patrimoine.
En 1981 et 1990, deux municipalités proposent alors respectivement à l’atelier la mise à disposition de locaux en vue de la création d’un musée de l’art du cuir, qui deviendra un triste fiasco[4].
Une fois opérationnel le musée de l'art du cuir, et ce à deux reprises à la suite des deux tentatives de détournement de la collection, son père fut contraint en 1996 de vendre aux enchères l’unique et plus importante collection au monde d’outil à dorer le cuir « Bettenfeld-Rosenblum »[5].
En 1996, David Rosenblum se résigne alors pour un temps à quitter la voie du cuir et de son métier.
Durant 12 années, il n’aura de cesse de reconstituer la totalité de la collection de son père et à l’enrichir par l’acquisition de nouveaux outils primordiaux que sont les fers à dorer[6]. Malgré l’inactivité commerciale de cette pénible période, David Rosenblum sut conserver l’art de son métier, sous le regard bienveillant de son père.
La mort subite de Bernard Rosenblum, survenue en 2007, fit rejaillir chez son fils la passion de cet art.
En 2010, David Rosenblum a réussi à reprendre le flambeau de l’atelier familial. Ainsi, l’Atelier Bettenfeld-Rosenblum, après avoir retrouvé ses origines au 2, rue rue Titon à Paris dans le faubourg Saint-Antoine , puis s’être installé en 2017 au 15 bis rue Sainte-Marguerite à Pantin, a quitté ces adresses pour écrire un nouveau chapitre de son histoire. En 2025, il s’installe à l’Hôtel Cœurderoy, situé 3 rue Pasteur à Tonnerre (89700), lieu chargé de mémoire où vécut autrefois Ernest Cœurderoy.
Depuis lors, il va continuer de faire évoluer son métier par l’étude d’une multitude de nouvelles technologies dédiées au cuir[7] notamment avec la création d’une encre sérigraphique sur cuir et le développement de l’utilisation du laser avec Lisa Vanbach en 2013[8].
Parallèlement à son activité de création, il s’investit dans la transmission et la sauvegarde des savoir-faire. Il participe à des projets de transmission numérique avec l’Opecalia, intervient dans de nombreux salons, colloques et commissions en France et à l’étranger. De 2020 à 2024, il préside l’association Révélateur, engagée dans la défense et la valorisation des métiers d’art. Durant la crise sanitaire de la Covid-19, il s’implique activement pour permettre aux artisans d’art d’accéder aux aides publiques, en collaboration avec des parlementaires. Il a accompagné de nombreux professionnels en difficulté et contribue à deux rapports de l’Assemblée nationale consacrés aux métiers d’art en 2019 et en 2022. En 2021, il est élu à la Chambre de Commerce et de l’Artisanat de Seine-Saint-Denis.
La qualité de son travail est récompensée en 2018 par le Prix d’Excellence de l’Artisanat d’Art, puis ses développements technologiques en 2019 avec le Prix Stars et Métiers, dans la catégorie Innovation. Il obtient la même année le label Entreprise du Patrimoine Vivant pour l’excellence des savoir-faire détenus par l’Atelier Bettenfeld-Rosenblum et devint maître en métier d'art en 2020.
Prix et distinctions
- 2018 : Prix d’Excellence de l’Artisanat d’Art
- 2019 : Prix Stars & Métiers - Grand prix de l’artisanat, catégorie Innovation.
- 2019 : Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV).
- 2020 : Maître Artisan d'Art.