Davy Rodriguez
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Front national (2015-2018)
| Davy Rodriguez | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-président du Front national de la jeunesse | |
| – (3 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti de gauche (2012-2015) Front national (2015-2018) |
| Diplômé de | Sciences Po Paris (Licence en sciences politiques) |
| Profession | assistant parlementaire (2015-2018) Enseignant en histoire-géographie, Influenceur |
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Davy Rodriguez (né en 1996) est un enseignant, influenceur et ancien militant politique français. Diplômé de Sciences Po Paris, il s’est fait connaître par son parcours au sein du Front national et du Front national de la jeunesse, avant de se tourner vers les réseaux sociaux et la géopolitique.
Issu d’une famille d’origine espagnole et portugaise, Davy Rodriguez milite d’abord à gauche. En 2012, il participe à la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et se déclare favorable à « une république plus proche des citoyens ». Il se réclame d’une tradition familiale ancrée dans une certaine gauche, qu’il rapproche de la ligne de Georges Marchais, davantage tournée vers le social que vers les questions sociétales[1].
Entre 2012 et 2015, ses positions évoluent « au fil des lectures » et des rencontres. En , il rejoint finalement le Front national, dont il devient rapidement un cadre au sein du Front national de la jeunesse (FNJ)[1].
Carrière politique au Front national
À 23 ans, Davy Rodriguez devient adjoint à la direction du Front national de la jeunesse (FNJ) et attaché parlementaire de Marine Le Pen et de Sébastien Chenu. Il est le numéro 2 et vice-président du (RNJ) lors du changement de nom du parti, avant de démissionner en 2018 à la suite de propos racistes[2],[3].
En parallèle, il est professeur d’histoire-géographie et commence à se faire connaître sur les réseaux sociaux pour ses analyses politiques et géopolitiques[réf. nécessaire].
En , une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre Davy Rodriguez proférant des insultes racistes à l’encontre d’un videur de boîte de nuit à Lille. Rodriguez dénonce une « vidéo tronquée » et nie les propos, qu’il qualifie de « montage » et de « cabale politique »[4],[5].
Face à l’affaire, il est suspendu de ses fonctions au FNJ et fait l’objet d’une enquête pour « insultes à caractère raciste et violences légères » confiée à la sûreté urbaine de Lille. Marine Le Pen déclare qu’il est « évidemment » l’auteur des propos et estime que sa démission est « la moindre des choses ». La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme annonce son intention de saisir la justice pour que « l’auteur de cette injure à caractère racial connaisse une sanction exemplaire »[6],[7].
Le , Davy Rodriguez annonce sa démission de toutes ses activités politiques afin de ne pas nuire au parti. Dans un message publié sur Twitter, il affirme être « horrifié des propos choquants » qui lui sont attribués et précise qu’il ne souhaite pas « causer de tort au parti »[5],[8],[9].
Le , le tribunal de grande instance de Lille condamne Davy Rodriguez à un mois de prison avec sursis et à verser 2 500 euros de dommages et intérêts pour « injure publique envers un particulier à raison de son appartenance ou sa non-appartenance à une race ». Les faits remontent à , lors de la soirée à Lille. Rodriguez reconnaît une partie des propos mais invoque son état d’ébriété et présente ses excuses. Une vidéo de la scène, projetée à l’audience, montre l’ancien cadre du FNJ visiblement agité[10].