De balneis puteolanis
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Les Bains de Pouzzoles

De balneis puteolanis (« Les Bains de Pouzzoles ») est un poème pédagogique en latin terminé en 1220, sur les vertus thérapeutiques des différents thermes de Pouzzoles. L'auteur, Pierre d'Éboli, le dédie à l'empereur Frédéric II par un poème. L'ouvrage est achevé à titre posthume. Il s'agit de la première œuvre connue en Europe sur l'application du thermalisme. Environ vingt-cinq ouvrages manuscrits du texte sont conservés dont douze sont enluminés.
Le poème pédagogique contient 37 épigrammes, chacun composés de six distiques. Le contenu montre clairement que l'auteur possédait de profondes connaissances médicales. Au total, 35 thermes différents de la région autour de Pouzzoles y sont décrits.
En raison de la forte augmentation de l'utilisation de stations thermales à l'époque, en particulier chez les médecins qui ont suivi la tradition de Claude Galien, l'œuvre a connu une large diffusion, et possède des traductions en napolitain et en français[1].
Les manuscrits
Le manuscrit original n'est pas conservé, mais il existe vingt-cinq copies, dont douze sont illustrées. Le plus ancien d'entre eux, daté des années 1250, est originaire de Naples et est actuellement conservé à la Bibliothèque Angelica à Rome (Ms.1474), illustré de 18 miniatures[2],[3]. Certaines illustrations de ce manuscrit montrent une similitude avec des images de la section appelée « Anatomie » du Manuscrit de Voynich et aurait pu servir de modèle pour ce dernier[4],[5].
- Manuscrit de Rome, Codex Angelico Ms. 1474.
- Manuscrit de Paris, BnF, Latin 8161, fo 11r.
- Manuscrit de Valence, MS. 838 fo 4v.
- Manuscrit, BnF français 1313 fo 34r
Parmi les autres manuscrits comportant ce texte, on peut distinguer :
- un exemplaire daté vers 1350, avec 23 miniatures, à la Bibliothèque nationale de France, Lat.8161[6]
- un exemplaire daté vers 1350, avec miniatures, à la Bibliothèque apostolique vaticane, Ross.379[7]
- un exemplaire daté vers 1350-1370, avec 23 miniatures, à la Fondation Martin Bodmer, Cod.135[8]
- un exemplaire traduit en français par Richart Eudes pour Louis II d'Anjou vers 1392, enluminé, BnF, Fr.1313[9]
- un exemplaire daté vers 1400, avec 31 miniatures, à la Morgan Library and Museum, Ms.G74[10]
- un exemplaire daté de 1471, avec 23 miniatures en pleine page peintes par Cola Rapicano, Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Ms I.6.inf
- un exemplaire daté avant 1494, avec 35 miniatures, à la bibliothèque historique de l'université de Valence, Ms.838[11]