Deborah Willis (artiste)

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Deborah Willis
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Hank Willis Thomas (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Distinctions
Archives conservées par
Stuart A. Rose Manuscript, Archives, and Rare Book Library (d)[1]
Schomburg Center for Research in Black Culture (Sc MG 452)[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Envisioning Emancipation: Black Americans and the End of Slavery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Deborah Willis, aussi connue comme Deb Willis[3], née le à Philadelphie, est une artiste contemporaine noire-américaine. Elle est photographe, commissaire d'exposition, historienne de la photographie, autrice et enseignante.

Elle a notamment reçu une bourse MacArthur en 2000.

Elle est professeure et présidente du Département de photographie et d'imagerie à la Tisch School of the Arts de l'université de New York.

Famille et vie privée

Deborah Willis est née à Philadelphie le . Son père Thomas Willis est photographe[4]. Deborah Willis est la mère de l'artiste conceptuel Hank Willis Thomas (en).

Elle a des liens forts avec sa famille, comme le montrent des œuvres comme Daddy's Ties: The Tie Quilt II (« Les cravates de papa : la courtepointe à cravate II », 1992)[4] ou l'exposition en duo Progeny: Deborah Willis and Hank Willis Thomas (« Progéniture : Deborah Willis et Hank Willis Thomas », 2009)[5],[6].

On lui diagnostique un cancer du sein en 2001[7].

Formation

Willis obtient un baccalauréat en beaux-arts en photographie à l'université des arts (Philadelphie) en 1975 ; un master en photographie à l' Institut Pratt en 1979 ; un Master of Arts en histoire de l'art au City College of New York en 1986[8] ; un doctorat du programme d'études culturelles de à l'université George-Mason en 2001[9],[5].

Photographie Noire-américaine

Au début de sa carrière, Deborah Willis cherche à mettre en valeur les photographes Noirs-américains[10].

Avec l'aide de Richard Newman des éditions Garland, elle publie en 1985 son premier livre, Black Photographers, 1840-1940: an Illustrated Bio-bibliography (« Photographes Noirs, 1840-1940 : une bio-bibliographie illustrée »). Elle a rassemblé 300 photographies pour cet ouvrage. Comme elle le raconte dans une interview, avant la sortie du livre, la plupart des photographes, jusqu'alors ignorés, étaient prêts à jeter leur travail[11]. Willis publie en 1989 un deuxième volume, An Illustrated Bio-Bibliography of Black Photographers, 1940-1988 (« Une Bio-bibliographie illustrée des photographes Noirs, 1940-1988 »), dans lequel on trouve des photographes contemporains[12].

Intéressé par « la documentation et la préservation historique et culturelle », elle publie une vingtaine de livres sur les photographes Noirs-Américains et sur la représentation des Noirs dans la photographie[4]. Parmi ceux-ci, on peut citer Reflections in Black: A History of Black Photographers 1840 to the Present (2002), Posing Beauty: African American Images from the 1890s to the Present (2009) et Black: A Celebration of a Culture (2014).

Elle coproduit le documentaire Through a Lens Darkly: Black Photographers and the Emergence of a People (en), basé sur son propre livre Reflections in Black (2002)[13].

Commissariat d'exposition

Entre 1980 et 1992, Willis est conservatrice photo et coordinatrice des éditions et expositions au Arthur Schomburg Center for Research in Black Culture de la New York Public Library. Elle est ensuite pendant 8 ans commissaire d'exposition au Centre pour l'histoire et la culture Afro-américaine du Smithsonian Institution[5],[9].

Parmi les expositions qu'elle a organisées, on peut citer :

Enseignement

Entre 2000 et 2001, elle occupe le poste de « Lehman Brady Visiting Joint Chair Professorship » en études documentaires et études américaines à l'Université Duke et à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill[20]. Elle est professeure et présidente du Département de photographie et d'imagerie à la Tisch School of the Arts de l'université de New York[21],[5].

Prix et récompenses

Œuvre artistique et photographique

Deborah Willis documente la beauté du corps féminin[29], comme dans le triptyque en courtepointe Tribute to the Hottentot Venus: Bustle[4].

Dans ses courtepointes, Willis incorpore de la photographie. Daddy's Ties: The Tie Quilt II (« Les cravates de papa : la courtepointe à cravate II », 1992) est un assemblage qui comprend des boutons ou des pinces à cravate, formant « un mémorial souple et de forme irrégulière »[4]. L'œuvre crée des liens entre les générations et les genres, elle évoque l'enseignement des pères à leurs fils, le passage à l'âge adulte, les femmes ajustant les cravates de leurs maris. Mais la coupe et l'agencement des cravates peuvent aussi être le signe du rejet d'une telle nostalgie. Cet assemblage « commémore également les soldats Noirs qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale », Willis incorporant des photographies de soldats[4].

Le travail de Willis sur les Noirs-Américains est évident dans Tribute to the Hottentot Venus: Bustle, une courtepointe en triptyque avec photos en lin. À gauche et à droite on trouve des représentations en silhouette de Saartjie Baartman, surnommée « la Vénus Hottentot ». L'image centrale montre une robe bouffante du XIXe siècle, dont la forme souligne celle des fesses. Pour Willis, l'utilisation de la courtepointe « nous rappelle qui nous sommes et ce que nos ancêtres ont été pour nous dans la société au sens large »[4].

Elle a été représentée par la Gallery Bernice Steinbaum à Miami[30] et Charles Guice Contemporary à Berkeley[31]. Parmi ses expositions, on peut citer :

Publications

Références

Liens externes

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