Defensor

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Activités
Moine, compilateurVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
VIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Ordre religieux
Defensor
Biographie
Époque
Activités
Moine, compilateurVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
VIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Œuvres principales
Liber scintillarum (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Defensor était un moine bénédictin de la communauté monastique de Saint-Martin de Ligugé qui a vécu vers 700. Il serait l’auteur et compilateur du Liber Scintillarum.

Cette œuvre, composée autour de 700, est un florilège de littérature patristique et scripturaire qui a connu un grand succès dans le monde monastique dès le VIIIe siècle et qui a été largement diffusé en Europe au cours du Moyen Âge.

Le Liber Scintillarum démontre la rigueur et le grand souci de l’autorité chez Defensor, mais, à plus grande échelle, donne aussi une perspective sur plusieurs aspects de la vie ascétique, mais aussi sur les enseignements moraux et sur la doctrine chrétienne à l’époque du royaume franc mérovingien du VIIe et de la première moitié du VIIIe siècle. De plus, la popularité dans les cercles monastiques du Liber Scintillarum tout au long du Moyen Âge, et même au-delà, jusqu’au XVIe siècle, indique que, pendant de nombreux siècles suivant sa production, l’œuvre de Defensor avait toujours une pertinence et un intérêt.

Monastère de Saint-Martin

Abbaye de Saint-Martin de Ligugé

Defensor est un moine de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé en Aquitaine, fondée vers 361 par Martin de Tours[1]. L’abbaye, la plus vieille établie en Gaule, aurait été considérée comme un lieu important de l’activité monastique dans les derniers siècles de l’Empire romain d'Occident[1]. Au début du VIe siècle, le monastère aurait connu un essor dont témoignent les réfections majeures à son architecture en vue d’un agrandissement[2]. L’abbaye, très prospère, aurait même frappé sa monnaie d’or à la fin du VIIe siècle[2]. Par conséquent, durant les dernières décennies du VIIe siècle, Defensor aurait côtoyé un environnement monastique vraisemblablement vivant, et ce bien avant l’âge d’or du monachisme qui débuterait un siècle plus tard[3].

Identité

Le peu qu’il est permis de savoir sur la vie de Defensor, provient d’un prologue du Liber Scintillarum présent dans une proportion de 32 des 370[4] manuscrits aujourd’hui existants, où il se réclame l’auteur. Defensor y rapporte être un moine de l’abbaye de Saint-Martin de Ligugé depuis sa jeunesse livrant son œuvre « à la grâce de Dieu »[5] pour le compte d’un dénommé « Ursin »[5]. La datation concernant la production du Liber Scintillarum, qui lui est aujourd’hui attribué, permet d’établir que Defensor aurait donc sans doute vécu vers 700[4],[6] sans, toutefois, pouvoir établir l’âge qu’il avait à ce moment. Néanmoins, la recension littéraire de l’œuvre qui compile 2 505 citations[4] parmi 16 différents pères de l'Église[7], démontre que Defensor devait avoir un certain âge quand il a produit le Liber Scintillarum puisqu’il avait déjà lu et connaissait bien les Écritures.

Ursinus

Defensor est souvent associé avec Ursinus, aussi appelé Ursin, qui aurait été originellement moine à Poitiers qui se trouvait près du monastère de Saint-Martin de Ligugé[4]. Le nom d’Ursinus apparaît à plusieurs endroits : il est l’auteur de la Vie de saint Léger[8]; son nom – sous forme de monogramme « VRSINVS » – figure sur une pierre tumulaire datant du VIIe siècle érigée à Ligugé là où il y aurait eu la construction d’une basilique et qui aurait reçu le transfert du corps de saint Léger[9]; et il aurait été le nutritor de Defensor, « l’autorité spirituelle »[10] derrière la production du Liber Scintillarum puisque son nom est mentionné par Defensor dans les versions contenant un prologue sous la forme du « précepteur Ursin »[11]. Par conséquent, au moment de la production du Liber Scintillarum, Ursinus était l’abbé du monastère de Saint-Martin de Ligugé et donc le supérieur de Defensor à qui il avait fait la commande de l’œuvre[12]. Toutefois, il est probable qu’Ursinus ne connut jamais le travail achevé par Defensor puisqu’il semble être décédé vers 700[4].

Postérité et reconnaissance

Le nom de Defensor s’était évanoui après sa mort et c'est seulement autour de 1675 quand le Bénédictin Jean Mabillon fait la découverte à la librairie de Monte Casino d’une version du Liber Scintillarum contenant un prologue[4]. En effet, dans cette version contenant un prologue l’auteur se nomme : « Nomen scribens meum, quod est Defensor […] »[13]. Cette version contenant un prologue est présente dans seulement 32 manuscrits[10],[14]; ainsi, le nom de Defensor a beaucoup moins circulé que son œuvre. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’œuvre Liber Scintillarum a été attribuée, à tort, à des auteurs plus célèbres[15], comme dans le cas du Liber Scintillarum attribué à l'érudit anglo-saxon Bède tel que mentionné à la page 184 de la « Chronique novembre- » paru dans la Bibliothèque de l'École des chartes[16].

Liber Scintillarum

Références

Voir aussi

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